Chikungunya : que faut-il savoir et quel risque pour le Maroc ?
Le moustique tigre (Aedes albopictus), principal vecteur du virus chikungunya © DR
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Depuis le début de l’été, le virus chikungunya refait surface dans plusieurs régions du monde, provoquant une inquiétude croissante parmi les autorités sanitaires internationales. En France, 230 cas ont déjà été recensés cette saison, principalement liés à des infections importées depuis les zones tropicales et subtropicales où le virus circule activement. Ces chiffres, bien que modestes comparés à d’autres pays, montrent que le virus peut atteindre des territoires tempérés lorsque les voyageurs rapportent l’infection, exposant ainsi la population locale au risque d’épidémie si le moustique vecteur est présent.
La situation est encore plus préoccupante en Chine, où près de 10.000 cas ont été. Cette flambée témoigne de la rapidité avec laquelle le virus peut se propager dans des zones densément peuplées et souligne l’importance de la surveillance sanitaire et de la prévention contre les piqûres de moustiques.
Le chikungunya est transmis par le moustique tigre (Aedes albopictus), un insecte désormais implanté dans de nombreuses communes françaises et européennes. Sa présence dans ces zones transforme toute importation du virus en menace potentielle, car le moustique peut transmettre rapidement l’infection à la population locale, rendant le contrôle et la prévention essentiels pour limiter la propagation.
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Symptômes, risques et prévention
Le chikungunya se manifeste chez la majorité des patients par une fièvre accompagnée de douleurs articulaires sévères, touchant principalement les mains, les pieds, les poignets et les chevilles. Des maux de tête, des douleurs musculaires et des éruptions cutanées peuvent également survenir. Bien que rarement mortelle, la maladie peut laisser des séquelles persistantes, telles que des douleurs articulaires ou une fatigue chronique, parfois pendant plusieurs mois. Les cas graves concernent surtout les nouveau-nés, les personnes âgées ou celles présentant des pathologies préexistantes. Heureusement, la plupart des malades se rétablissent complètement en quelques jours à quelques semaines.
Le diagnostic repose sur une analyse sanguine permettant de détecter le virus ou les anticorps spécifiques. La maladie n’ayant pas de traitement curatif spécifique, la prise en charge consiste essentiellement à soulager la fièvre et les douleurs articulaires.
Le moustique tigre, principal vecteur du virus, vit principalement à l’extérieur, mais peut pénétrer dans les habitations pour piquer. Sa capacité de déplacement est limitée, mais il se propage efficacement grâce aux transports humains. Une fois installé dans les zones urbaines ou périurbaines, son éradication est pratiquement impossible.
La prévention repose sur l’élimination des eaux stagnantes autour des habitations, l’usage de répulsifs et la vigilance dans les zones où le moustique est implanté. Les personnes infectées développent généralement une immunité durable, réduisant le risque de réinfection. Malgré cela, la surveillance reste essentielle pour protéger les populations les plus vulnérables et limiter la propagation de ce virus, qui demeure une menace sanitaire saisonnière.
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Chikungunya : aucun cas signalé au Maroc, mais vigilance maintenue
Pour l’instant, le Maroc n’est pas concerné par ce virus. Selon Dr. Said Afif, membre du comité national scientifique de la vaccination, aucune infection n’a été recensée sur le territoire national, et la situation demeure sous contrôle grâce à une surveillance constante.
« Ce virus est transmis par le moustique tigre, un insecte présent dans certaines régions tropicales et subtropicales, comme en Afrique de l’Ouest. Bien que le climat marocain ne favorise pas pour l’instant sa propagation, les autorités restent vigilantes face au risque potentiel d’importation de cas depuis des zones touchées », explique Dr. Afif à LeBrief.
Selon lui, il n’existe pas de traitement spécifique contre le chikungunya, mais la maladie peut être gérée par des soins symptomatiques, principalement pour soulager la fièvre et les douleurs articulaires. Pour la prévention, des vaccins sont en développement, similaires à ceux utilisés pour la rougeole, et certains sont déjà disponibles dans le cadre de programmes de vaccination dans d’autres pays.
Enfin, Dr Saïd Afif a fait savoir qu’au Maroc, une cellule de veille épidémiologique a été mise en place au sein du ministère de la Santé pour surveiller toute apparition du virus. Cette vigilance permet de rassurer la population : pour le moment, aucune alerte n’est à signaler, et le Royaume reste protégé contre la circulation du chikungunya.
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