Casablanca : les étudiants en dentaire dénoncent un « blocage » hospitalier
Image d'illustration © Pixabay / Diego Toralabad
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Le Bureau des étudiants en médecine dentaire de Casablanca a rendu public, le 16 mars 2026, une mise en garde solennelle dénonçant « l’épuisement des poches des étudiants » pour assurer les soins prodigués au sein du centre de pratique hospitalière. Selon le communiqué publié à cette occasion, le Bureau réclame l’application effective des décisions prises lors du conseil d’établissement du 13 mars et annonce une marche de protestation pour le jeudi 2 avril.
Alors qu’un consensus institutionnel existerait pour doter le centre d’examen et de traitement dentaire des équipements nécessaires afin d’éviter l’usage d’outils non contrôlés et de préserver les normes d’asepsie et de qualité des soins, la mise en œuvre sur le terrain bute, selon le Bureau des étudiants, sur des refus répétés de la part des instances hospitalières concernées. Le communiqué précise que cette impasse « place l’étudiant dans une situation juridique douteuse » et porte atteinte « au droit du patient à un traitement sûr et complet ».
Le texte pointe explicitement la responsabilité des services hospitaliers chargés du déploiement opérationnel des décisions. Il dénonce un « véto » au niveau des directions des services hospitaliers qui, selon les étudiants, bloque la mise en oeuvre des accords en actes concrets. Les auteurs rappellent que la pratique contemporaine de la médecine dentaire exige désormais « une chaîne technique avancée, complexe et coûteuse » et estiment que priver les étudiants de ces instruments réduit la formation à un niveau technique obsolète, tout en exposant l’institution à une responsabilité professionnelle et éthique importante.
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Un projet de loi régressif
Autre sujet d’alerte soulevé par le bureau étudiant : le projet de texte législatif qui, s’il était adopté, rendrait obligatoire pour l’étudiant l’achat des matériels nécessaires aux stages pratiques « pré-hospitaliers » à l’intérieur de la faculté. Les signataires qualifient ce projet de loi de « régressif » et y voient une remise en cause des acquis sociaux arrachés par les générations précédentes. Imposer aux étudiants, dont beaucoup appartiennent à des familles aux revenus modestes, des dépenses liées à l’équipement du centre serait selon eux une « marchandisation » inacceptable de l’accès à la formation et aux soins.
« Forcer l’étudiant, qui doit se concentrer sur sa formation et la qualité des soins dispensés, à chercher des financements pour du matériel, c’est le détourner de l’essentiel et compromettre son équilibre psychologique et sa capacité d’apprentissage », dénonce le Bureau. Les étudiants appellent donc au maintien d’un « environnement de formation gratuit et sécurisé » et annoncent la mobilisation du 2 avril comme « une étape d’avertissement », se réservant la possibilité d’un durcissement si les demandes restent sans réponse.
L’organisation étudiante rappelle néanmoins sa volonté de dialogue et se se dit prête à reconnaître « la disponibilité au compromis » des structures administratives et ministérielles qui ont manifesté un esprit de consensus, mais demande la traduction concrète et contrôlée de ces accords dans l’ensemble des services hospitaliers concernés. Le communiqué appelle en conclusion à « faire primer l’intérêt général », afin que « les droits des étudiants et la sécurité des patients restent au-dessus de toute considération administrative ».
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