Affaire Naciri/Bioui : report de la première audience publique au 13 juin
De G à D : Abdenbi Bioui, président de la région de l’Oriental et Said Naciri, président du Wydad de Casablanca © DR
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La chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a décidé de reporter au 13 juin prochain la première audience publique de l’affaire Naciri/Bioui, initialement prévue pour ce jeudi. Ce report a été décidé par le collège des juges, présidé par le juge Ali Torchi, afin de permettre à la défense de se préparer adéquatement.
Cette première audience a suscité un grand intérêt, comme en témoigne la présence de plus de quarante avocats, ainsi que des proches des accusés et des représentants des médias. L’importance de cette affaire se reflète également dans le nombre de personnes poursuivies : 21 individus sont actuellement en état d’arrestation, parmi lesquels figurent Saïd Naciri et Abdenbi Bioui. Ces deux principaux accusés font face à une longue liste de chefs d’accusation.
Biioui, Naciri, et le trafic international de drogue : anatomie d’un scandale
Abdenbi Bioui est confronté à une multitude d’accusations graves. Parmi celles-ci, on retrouve «faux en écriture publique», «faux et usage de faux», «extorsion de fonds», «falsification», «participation à une entente en vue de la détention, l’exportation et la commercialisation de drogues», «recel», «usage de faux en écriture publique», «faux témoignages», «mise en service de véhicules sans immatriculation» et «complicité et tentative d’exportation de stupéfiants sans autorisation des autorités compétentes».
Saïd Naciri, quant à lui, fait face à des accusations tout aussi sérieuses : «faux en écriture publique avec usage de faux», «escroquerie», «recel d’objets obtenus à l’aide de délits», «manipulation et falsification de chèques», «tentative d’exportation et de commercialisation de drogues sans autorisation», «importation de devises étrangères sans autorisation des autorités compétentes», «trafic d’influence», «facilitation de l’usage de drogues», et «participation à une entente en vue de la détention, du transport et de la commercialisation de drogues».
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