Hydrocarbures : le FNSS réclame du changement au Conseil de la concurrence
La société de la raffinerie SAMIR © DR
A
A
A
A
Dans le cadre de sa bataille visant à protéger le pouvoir d’achat des Marocains contre les conséquences de la hausse des prix des carburants, le bureau exécutif du Front national de sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole (FNSS-La Samir), qui s’est réuni le 4 juillet dernier, a haussé le ton contre le Conseil de la concurrence.
Il appelle au remplacement de ses membres. Le Front estime que la libéralisation des prix des hydrocarbures, tout en sachant parfaitement que les conditions minimales de la concurrence ne sont pas réunies, constitue un crime parfait commis à l’encontre du peuple marocain par les gouvernements successifs depuis la fin de l’année 2015 jusqu’à nos jours.
Cette réaction intervient après que les amendements de la loi sur le Conseil de la concurrence et de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence ont été adoptés à la suite de la nomination par le Roi d’un nouveau président du Conseil de la concurrence. Toutefois, le FNSS pointe du doigt le fait que le gouvernement n’a pas désigné de nouveaux membres et qu’aucune révision n’a été faite de l’article 10 de la loi sur le Conseil de la Concurrence.
Le communiqué explique que l’inflation et la hausse des prix, ainsi que la détérioration du pouvoir d’achat de tous les citoyens, sont en grande partie causées par l’augmentation des prix des hydrocarbures après leur libéralisation et les énormes bénéfices accumulés par les leaders du marché. Selon les analyses, ces bénéfices ont atteint 50 milliards de DH (MMDH) à fin décembre 2022, après avoir atteint 17 MMDH au début de l’année 2018, comme l’indique le rapport de la mission d’information parlementaire créée sous le gouvernement El Othmani.
Un appel à préserver la crédibilité des institutions constitutionnelles
Le FNSS insiste sur la nécessité de préserver la crédibilité et le prestige des institutions constitutionnelles, et notamment le Conseil de la concurrence afin qu’il puisse jouer son rôle de police et de dissuasion, et non pas simplement celui de l’explication ou de la justification de toutes les pratiques préjudiciables aux droits des consommateurs et aux intérêts de l’économie nationale.
Il réclame en outre une suite urgente à la plainte déposée en 2016 par le syndicat des professionnels du transport auprès du Conseil de concurrence au sujet des activités d’entente anticoncurrentielles suspectes dans le secteur de la distribution des hydrocarbures.
Pour le Front, il est absolument nécessaire de garantir l’indépendance et l’impartialité du processus d’examen des soupçons d’entente sur les prix des carburants après leur libéralisation, surtout que le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, est considéré comme le premier investisseur dans le secteur. Pour cela, il appelle au remplacement des membres du Conseil nommés par décret de l’autorité gouvernementale compétente, après le changement de président décidé par le Roi.
Lire aussi : La Samir : le FNSS hausse le ton contre le gouvernement
«Il est totalement inapproprié et inconvenant que les mêmes membres soient appelés à statuer sur la même plainte qui a fait l’objet d’une controverse et d’une polémique entre l’ancien président et ces membres lors des délibérations précédentes», lit-on dans le communiqué.
Enfin, le FNSS a réitéré son appel à atténuer les effets de la hausse des prix des hydrocarbures sur le coût de la vie quotidienne et la compétitivité de l’entreprise marocaine. Cela peut être réalisé en régulant les prix des carburants en plafonnant les bénéfices des principaux opérateurs qui dominent le marché marocain, en réduisant la pression fiscale, notamment la taxe sur la valeur ajoutée qui augmente avec les prix, et en restaurant la raffinerie marocaine de pétrole en transférant ses actifs à l’État par conversion de la dette publique. Il est également crucial de mettre fin à l’inaction et à l’immobilisme face à la détérioration continue de la richesse nationale représentée par la société SAMIR
Économie - À GITEX Africa 2026, startups africaines et entreprises internationales dévoilent deux stratégies pour conquérir le continent.
Ilyasse Rhamir - 10 avril 2026La DGSN et l’AMDIE signent un accord pour renforcer l’environnement de l’investissement au Maroc. Découvrez les deux axes de ce partenariat.
Rédaction LeBrief - 9 avril 2026Économie - Une alerte concernant des sardines marocaines ravive les tensions commerciales, dans un contexte de lobbying agricole européen toujours actif.
El Mehdi El Azhary - 9 avril 2026Économie - L’Espagne participe au SIAM 2026 avec 31 entreprises, mettant en avant innovations agricoles, génétique et gestion de l’eau.
El Mehdi El Azhary - 9 avril 2026Economie - L'adoption du CSR-GFP transforme la gestion des finances publiques pour une gouvernance inclusive et efficace au Maroc.
Mouna Aghlal - 9 avril 2026Économie - À Marrakech, GITEX Africa 2026 s’impose comme un véritable terrain de business. Entre prospects, partenariats et visibilité, exposants africains et internationaux repartent avec des opportunités concrètes à développer après le salon.
Ilyasse Rhamir - 9 avril 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…
Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.
Hajar Toufik - 25 avril 2025