CESE : un cadre juridique pour le stockage des fruits et légumes s’impose
Siège du CESE © DR
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Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a rendu son avis sur l’augmentation des prix des fruits et légumes. Il recommande une réorganisation des circuits de commercialisation et une réglementation du rôle des intermédiaires pour lutter contre l’envolée des prix.
Cette augmentation, qui concerne les fruits et légumes, est attribuée à plusieurs facteurs. Il s’agit notamment de la chute des températures et l’exportation massive. Mais il s’agit aussi de la spéculation et la myriade d’intermédiaires entre les producteurs et les marchés. Cependant, un autre facteur est en jeu : la construction de dizaines d’entrepôts frigorifiques qui permettent de stocker des tonnes de fruits et légumes en attendant que les prix augmentent.
Les propriétaires de ces entrepôts ne déclarent pas à l’état leurs réserves ni la nature des produits stockés. C’est aux autorités locales d’interdire ce stockage clandestin. Cette rétention abusive des produits agricoles contribue à déstabiliser le marché et à faire augmenter les prix pour les vendre plus longtemps et au prix fort. La multiplication des entrepôts frigorifiques expliquerait également l’apparition de fruits et légumes hors saison.
Le CESE recommande la mise en place d’un cadre juridique réglementant ces pratiques illégales. Il propose également que la construction des entrepôts frigorifiques soit soumise à une autorisation afin de connaître la situation des stocks en temps réel et de prévenir la spéculation.
De son côté, le gouvernement a décidé d’agir contre toutes les formes de spéculation pour ramener les prix à des niveaux plus acceptables avant l’échéance fatidique de Ramadan. À l’issue du Conseil du gouvernement du 2 mars, le porte-parole du gouvernement Mustapha Baïtas a déclaré : «nous sommes d’accord, il y a encore des spéculateurs, et c’est un grand problème. On doit le reconnaitre (…) malheureusement nous les voyons tous, nous les connaissons, ils profitent de la hausse incompréhensible des prix d’une partie des produits».
Lors de son point de presse hebdomadaire, Mustapha Baïtas a condamné les pratiques des vendeurs qui augmentent leurs prix et refusent de les baisser. Selon lui, «le gouvernement accorde une grande importance au panier (de courses) du Marocain». «Nous avons réussi à avoir des résultats concrets pour plusieurs produits alimentaires», a-t-il ajouté, affirmant que l’exécutif continuera «de travailler sur ce chantier». Il a assuré enfin : «nous intervenons pour chaque matière et nous étudions les manques ou pénuries existantes… et nous déployons de grands efforts pour faire baisser les prix».
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