La presse arabophone (hebdos) du 27 mars 2021
Al Ayam : Le cannabis, à l’origine la création d’un parti politique par Benkirane ? Abdelilah Benkirane ne renoncera pas à ses menaces de démission du Parti de la justice et du développement (PJD) si les parlementaires Pjidistes votent en faveur du projet de loi portant sur la légalisation du cannabis à usage thérapeutique. L’ancien chef du gouvernement a gelé son adhésion du parti et ses différents avec les ténors du PJD sont réels. Si le projet de loi sur la légalisation du cannabis poursuit avec succès son circuit législatif, ce sera le point de non-retour pour Benkirane. Il quittera définitivement le parti. La question que beaucoup se posent est relative au devenir de l’homme. Pour Al Ayam, il ne pourra pas rester les bras croisés. Fin stratège, ce monstre politique populaire qui galvanise les foules fera un retour fracassant sur la scène politique marocaine. Et le temps est bien choisi par Benkirane, au vu de la crise interne profonde que traverse le PJD. Le journal pense qu’un nouveau parti politique, comptant dans ses rangs plusieurs membres du PJD, lassés par les contradictions du parti ces derniers temps, verra le jour sous le leadership incontesté de son futur fondateur, Abdelilah Benkirane.
Al Watan Al Ane : Le PJD, ce parti de crocodiles qui exploite les enseignants. Lorsque Abdelilah Benkirane, ex-Chef du gouvernement, a décidé d’imposer le système de contractualisation aux nouveaux enseignants en 2016, il a fait preuve d’une maladroite improvisation et d’une fuite en avant par rapport aux engagements de l’<span style="font-size:14.0pt;line-height:107%;
font-family:"Calibri","sans-serif";mso-ascii-theme-font:minor-latin;mso-fareast-font-family:
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mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-bidi-theme-font:minor-bidi;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US;mso-bidi-language:AR-SA »>État, notamment en termes de recrutements dans la fonction publique. Si on contextualise cette décision avec le mandat de Benkirane, on s’aperçoit qu’elle respecte la ligne directrice de sa politique : répercuter les crises conjoncturelles qui ont touché le Maroc à l’époque, sur le pouvoir d’achat des Marocains. Il a tout fait pour «sucer le sang des Marocains», en levant la main sur les subventions sur les hydrocarbures, en augmentant les prix de l’électricité et de plusieurs produits de première nécessité, en concoctant une réforme de la retraite injuste et en défendant le patronat. Aujourd’hui, les enseignants contractuels se sont rendu compte qu’ils ont été bernés et sortent dans la rue pour manifester leur droit à un traitement «humain». S’ils avaient signé les contrats de contractualisation à l’époque, c’est parce qu’ils n’avaient pas le choix. Ce système présente plusieurs aberrations, à commencer par la précarité de l’enseignant qui peut être licencié à tout moment, en plus de l’annulation du droit à la mobilité et à la promotion, sans parler de la retraite dérisoire qu’ils toucheront après de longues années de labeur.
Al Mountakhab : Adam Masina, le nouveau latéral gauche des Lions de l’Atlas. Adam Massina. Retenez bien ce nom. Ce footballeur professionnel né en 1994 à Khouribga, a quitté tôt le Maroc pour tenter sa chance en Italie. Après ses débuts dans l’équipe de Bologne FC, il a réussi à intégrer l’équipe nationale italienne des moins de 21 ans. Il a ensuite performé en Premier League avec l’équipe Watford FC. Il est considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs latéral gauche de la ligue anglaise et l’un des mieux rémunérés de son équipe, avec un salaire de 7 millions d’euros par saison, avant qu’il ne diminue ses revenus de 3 millions à cause d’une blessure il y a un an. Adam Massina vient d’intégrer l’équipe nationale marocaine en tant que latéral gauche. Ce nouveau Lion de l’Atlas n’a pas caché sa fierté et sa joie lorsque Vahid Halilhodzic, sélectionneur du Maroc, est parti à sa rencontre à Londres pour lui annoncer la nouvelle.
Al Michaal : Noureddine Mediane : «L’Istiqlal dirigera le prochain gouvernement». Dans un entretien accordé à Al Michaal, le président du groupe parlementaire de l’Istiqlal, Noureddine Mediane, estime que le parti de l’Istiqlal dispose de tous les atouts et les compétences nécessaires pour diriger le prochain gouvernement. Il formera une coalition avec des partis politiques partageant les mêmes valeurs. Leur première mission sera de redémarrer la machine des réformes et de réparer ce qui a été détruit par le Parti de la justice et du développement (PJD) qui a «échoué dans tous les secteurs», selon Mediane. Concernant la polémique qui a suivi le projet de loi sur la légalisation du cannabis à usage thérapeutique, Mediane, fervent défenseur de ce projet, a tiré à boulets rouges sur Abdelilah Benkirane. «Il n’a jamais mis les pieds dans cette région et n’a jamais rencontré ces agriculteurs qui vivent dans la terreur. Ils sont 60.000 à être considérés hors-la-loi et peuvent être arrêtés à tout moment», déclare-t-il, avant de poursuivre que l’Istiqlal a été le premier parti politique «à soutenir ce projet de légalisation il y a plusieurs années. Nous avons maintenu notre militantisme pour cette cause sans entrer dans des calculs politiciens et des intérêts personnels», précise Mediane.
Al Ousboue Assahafi : Les Européens volent les vaccins des Marocains. L’Europe a bloqué les livraisons de vaccins AstraZeneca au Maroc. Ursula Von Der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a menacé le laboratoire anglo-suédois de bloquer ses exportations s’il ne rattrape pas son retard en livrant les doses promises à l’Europe. Ses menaces ont été appuyées par le Président français, Emmanuel Macron. Résultat : le Maroc n’a plus reçu de doses du vaccin AstraZeneca, mettant en péril toute la campagne de vaccination nationale qui a été citée en exemple et a dépassé celles des pays européens. D’ailleurs, ce constat n’a pas été admis par l’Union européenne qui ne comprend pas comment un pays comme le Maroc pourrait la dépasser de loin dans sa lutte contre la Covid-19.
Al Anbaa Al Maghribiya : Les migrants mineurs qui font polémique. Les migrants mineurs marocains non accompagnés font polémique en Europe. Ces jeunes en situation irrégulière se font de plus en plus nombreux et dépassent les 20.000, principalement en France et en Espagne. La violation de leurs droits, la répression et parfois la torture par les forces de l’ordre induisant la mort, ont provoqué un tollé de la société civile et des associations s’intéressant à leur sort. On se rappelle du mineur marocain tué par 6 policiers espagnols en juillet 2019 et des autres mineurs battus et torturés par des éléments de la Guardia Civil aux Iles Canaries. Le Maroc prend ce dossier très au sérieux et les convocations d’ambassadeurs européens sont récurrentes. L’Europe doit changer de stratégie et résoudre ce problème en considérant qu’elle en fait partie, au lieu de jeter l’entière responsabilité sur le Maroc.
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