Coronavirus : le G7 veut sortir l’artillerie lourde
Drapeaux des pays membres du G7. © DR
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Crise sanitaire oblige, les chefs d’État des sept pays les plus industrialisés (G7) se sont entretenus lundi par visioconférence. Face à la pandémie, ils ont promis de faire tout ce qui est nécessaire pour l’endiguer et restaurer la croissance mondiale. L’actualisation des prévisions confirme les craintes. Le PIB devrait se contracter de 1% en Europe et les autres grandes économies de la planète seront aussi durement touchées.
Deux mille milliards de dollars
Selon le scénario du Cnuced, la pandémie pourrait coûter jusqu’à 2000 milliards de dollars. Tous les instruments de politique économique (budgétaire et monétaire) ou même des actions ciblées seront donc mis en œuvre pour relancer la machine économique mondiale. Les ministres des Finances vont coordonner leurs efforts. Les États débloquent des fonds colossaux pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie.
La France par exemple va mettre 45 milliards d’euros sur la table. L’Italie avait annoncé 25 milliards d’euros. L’Union européenne va débloquer 37 milliards d’euros. Les États-Unis ont aussi engagé des montants non négligeables. Selon le Washington Post, Donald Trump va demander au Congrès d’approuver un plan de 850 milliards de dollars pour endiguer la crise économique créée par le coronavirus.
À la recherche d’un vaccin
À côté des mesures individuelles, il y a une coopération internationale pour élaborer un vaccin. «Nous regrouperons les données épidémiologiques et autres pour mieux comprendre et combattre le virus.Nous intensifierons les efforts de recherche coordonnés, notamment grâce à un soutien volontaire à l’alliance mondiale Coalition for Epidemic Preparedness and Innovation (Cepi)», indiquent-ils dans un communiqué.
Déclin des places financières
L’incertitude sur l’ampleur et la durée de la pandémie a provoqué plusieurs secousses sur les marchés financiers. Les seuls moments de répit semblent ceux où certains investisseurs profitent des niveaux très bas des cours pour se positionner à l’achat. Jusqu’ici, les marchés ont été relativement insensibles aux mesures de soutien. À Paris, Rome et Madrid, les ventes à découvert ont été interdites. Certains experts estiment que le plus dur sera concentré sur les 1er et 2e trimestres et que les signes d’un rebond de l’économie mondiale se verraient vers la fin de l’année. En séance mardi, les principaux indices étaient toujours en baisse, mais dans des proportions moins importantes que lors des séances précédentes.
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