Maroc, première puissance halieutique du continent
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Le Maroc possède une façade maritime de plus de 3.400 kilomètres et un espace de 1,2 million kilomètres carré. Ce don de la nature fait du Royaume, une des côtes les plus poissonneuses au monde. Selon Jeune Afrique, ce n’est pas un hasard si le Maroc occupe la première place du podium halieutique du continent. JA rapporte le Royaume est le 1ᵉʳ producteur de poissons en Afrique et 1ᵉʳ exportateur de sardines. «Le secteur génère 2,3% du PIB, 220.000 emplois directs et 500.000 emplois indirects. C’est dire que la pêche pèse lourd», peut-on lire.
Le magazine panafricain explique l’essor du secteur dans le tissu économique comme à Casablanca : «Dès 1907, le port est aménagé, notamment par la société Schneider, pour devenir une structure moderne. Vingt ans plus tard, grâce à ces installations, Casa pêche les 3/5 de tout le poisson capturé dans le Royaume».
Nos confrères rappellent que pendant la première moitié du XXᵉ siècle, l’évolution est fulgurante et le secteur se métamorphose. En 1949, le pays compte 50 chalutiers, 180 sardiniers, 700 palangriers, avec un total de 1.500 marins, dont un millier de Marocains.
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Le secteur halieutique marocain, en pleine expansion, voit se développer une industrie connexe axée sur la conserverie et la valorisation des sous-produits comme les farines, l’huile et les pâtes de poisson. Les conserves sont principalement destinées à l’exportation vers la France, les territoires français d’outre-mer et la Grande-Bretagne. L’objectif post-indépendance, est clair : intégrer des approches scientifiques pour optimiser les techniques de pêche.
Aujourd’hui, le Maroc est bien équipé pour relever les défis du XXIᵉ siècle. Contrairement au siècle précédent, la pêche ne représente plus l’unique ressource maritime. La pisciculture connaît un essor considérable, occupant une part de marché de plus en plus importante. Ce développement est accompagné d’une modernisation générale du secteur halieutique, sans pour autant négliger les traditions.
L’État marocain s’emploie également à réhabiliter des villages de pêcheurs dans le Sud, cherchant ainsi à allier modernité et patrimoine. Cette approche témoigne d’un équilibre entre innovation et respect des traditions locales.
Premier au classement industriel africain de la Banque africaine de développement, le Maroc cherche désormais à convertir cette avance en croissance durable.
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