Prix des fruits, légumes et viandes : qu’en est-il ?

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Aïd Al-Adha : où en sont les prix des légumes, fruits et viandes ?Des acheteurs devant un étal de légumes sur le marché de Sidi Moussa à Salé, près de Rabat, le 23 février 2023 © FADEL SENNA / AFP

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Prix des fruits, légumes et viandes, encore un petit effort, à coup sûr, il vous restera de la marge. Si les fruits connaissent un changement, selon la variété proposée, certains légumes de base, eux, enregistrent une hausse des plus déplaisantes pour les portefeuilles marocains. Détails…

Le marché des fruits, légumes, et viandes connaît une fluctuation des prix cette semaine. À travers une analyse des prix de gros des produits affichés sur le marché de Casablanca, Casablanca Prestations observe des variations dans les coûts des denrées de base. Il s’agit de produits tels que les légumes, fruits, et viandes, qui touchent les producteurs et les consommateurs finaux.

Une hausse pour les légumes

Sur le marché des légumes, plusieurs hausses importantes sont à noter. Les tomates, l’un des produits les plus consommés au Maroc, atteignent un prix de 4,50 dirhams le kilo. Ce prix est relativement stable par rapport à la semaine dernière. La carotte, quant à elle, s’affiche à 3,30 dirhams, un chiffre qui reste modéré, mais qui pourrait augmenter en fonction des variations saisonnières et des coûts de transport.

La courgette, légume essentiel pour nos petits plats, culmine à 10 dirhams le kilo, marquant une hausse assez importante par rapport à d’autres légumes, surtout lorsqu’on sait que la semaine dernière, ce légume oscillait entre 2 et 4 dirhams le kilo ! Ce chiffre reflète les coûts élevés de production, notamment en raison de la hausse des prix des engrais et de l’eau, qui affecte directement les cultivateurs.

Du côté des concombres, les prix oscillent autour de 5 dirhams le kilo, avec des variations de quelques centimes en fonction de la qualité et de l’offre disponible. Ce segment de produits reste relativement accessible pour le consommateur marocain moyen.

Prix fruits, légumes et viandes du 02 octobre à Casblanca. DR: Casablanca Prestations.

Prix fruits, légumes et viandes du 02 octobre à Casablanca. DR : Casablanca Prestations.

Les prix des fruits dépendent de la variété

Pour les fruits, les écarts sont tout aussi marqués. L’avocat, un fruit de plus en plus prisé dans les foyers marocains, affiche un prix élevé de 20 dirhams le kilo ! Ce prix est en partie dû à la demande croissante sur les marchés nationaux et internationaux.

Les bananes, très populaires aussi, sont proposées à des prix divers. Les bananes importées sont vendues à 12 dirhams le kilo, tandis que les bananes locales sont plus abordables, à un prix moyen de 7 dirhams le kilo. Cette différence s’explique par les coûts logistiques liés aux importations, toutefois, les prix demeurent inchangés par rapport à la semaine passée.

Lire aussi : Flambée des prix du poulet et de la viande rouge : la colère des consommateurs monte

Un autre produit à noter est la pomme, la locale est vendue à maximum 10 dirhams le kilo, quant à l’importée, elle oscille entre 12 et 21 dirhams, selon la variété. Ces chiffres en font un des fruits les plus chers. Enfin, la grenade, fruit typiquement automnal au Maroc, se trouve à 4,50 dirhams le kilo, marquant une stabilité par rapport aux autres fruits.

Toujours autant de larmes sur la viande

Décidément, le secteur de la viande est toujours soumis aux pressions inflationnistes. Le marché de gros de Casablanca indique des prix de gros variables pour les viandes bovine et ovine, bien qu’il soit clair que les prix de la viande sont toujours élevés, rendant ce produit moins accessible pour de nombreux ménages marocains.

Le prix de la viande bovine oscille entre 92 et 95 dirhams le kilo, tandis que la viande ovine se situe entre 110 et 115 dirhams le kilo. Cela peut s’expliquer par plusieurs facteurs, dont l’augmentation des coûts de production, la hausse de l’alimentation animale, et les conditions économiques globales qui ont un impact sur le secteur agricole et l’élevage.

Ces augmentations touchent en particulier les populations à faible revenu, pour qui l’achat de viande devient un luxe. De nombreux ménages se tournent ainsi vers des sources de protéines alternatives, telles que les légumineuses, ou réduisent leur consommation de viande pour faire face à cette hausse des prix.

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