Bank Al-Maghrib : la demande en liquidités bancaires en forte hausse d’ici à 2025

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OPCVM : hausse des souscriptions en 2024Le siège de Bank Al-Maghrib à Rabat © DR

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Face à une croissance économique dynamique, le Maroc anticipe une hausse soutenue des besoins en liquidités bancaires pour les années à venir. Le rapport de Bank Al-Maghrib révèle des prévisions d’augmentation, en phase avec l’expansion du secteur non financier et l’augmentation de la masse monétaire.

Selon le dernier rapport sur la politique monétaire du troisième trimestre, Bank Al-Maghrib a prévu une augmentation continue de la demande de liquidités bancaires. Celle-ci est passée de 111,4 milliards de DH (MMDH) à la fin de 2023 à 120,4 milliards en 2024 et grimpera à 146,6 milliards en 2025. Cette hausse est principalement attribuée à l’accroissement de la circulation de l’argent liquide, couramment désigné par le terme «cash» parmi les Marocains.

Le rapport, présenté au conseil de la Banque centrale, indique que compte tenu de l’évolution attendue dans les activités non agricoles et des prévisions des experts du système bancaire, la croissance des prêts bancaires au secteur non financier devrait s’accélérer. Celle-ci devrait passer de 3,3% en 2024 à 4,7% en 2025, après une croissance de 2,7% en 2023.

Le rapport souligne également une augmentation de la masse monétaire en circulation. Ce qui a eu pour effet de réduire le taux de croissance du crédit bancaire et des actifs de réserve officiels. Ces derniers sont passés respectivement de 6 à 4,6% et de 5 à 3,5%.

Lire aussi : Bank Al-Maghrib : Abdellatif Jouahri fait le point sur le chômage

Augmentation des besoins en liquidités

Dans les détails des données les plus récentes de Bank Al-Maghrib, l’augmentation de la circulation de l’argent liquide a légèrement aggravé les besoins en liquidités des banques. Ceux-ci ont atteint en moyenne 113,8 MMDH hebdomadaires au cours du deuxième trimestre de 2024, contre 111,6 milliards le trimestre précédent.

Les données officielles révélées après la réunion du 24 septembre montrent que les interventions de la Banque centrale ont nettement augmenté à 128,2 MMDH, contre 123,9 milliards précédemment. Elles incluent 44,6 milliards sous forme d’avances de sept jours, 51,4 milliards via des opérations de rachat, et 32,2 milliards en prêts garantis, octroyés dans le cadre de programmes de soutien au financement des petites et moyennes entreprises.

Cette augmentation de l’intervention de la banque a prolongé la durée moyenne des interventions de 63,2 jours à 64,2 jours. Le taux d’intérêt interbancaire est, lui, resté aligné sur le taux directeur.

Les dernières données également incluses dans le rapport montrent une nouvelle aggravation des besoins en liquidités des banques. Elles ont atteint en moyenne 129,4 MMDH en juillet et août de l’année fiscale en cours.

Légère hausse des crédits

Le rapport de politique monétaire pour le troisième trimestre de l’année en cours a souligné une légère augmentation de l’offre de crédit au secteur non financier. Celle-ci a enregistré une hausse de 2% après un précédent taux de 2,6%. Cette variation est principalement due à une baisse de 0,4% des prêts accordés aux entreprises privées. Ce qui contraste avec une précédente augmentation du même pourcentage. De plus, le rythme de croissance des prêts aux entreprises publiques et aux ménages a ralenti, passant respectivement de 22,7% à 17,6% et de 1,2% à 0,8%.

Selon les catégories de prêts, la Banque centrale a noté une amélioration de 57,1% dans les facilités de trésorerie pour les entreprises et les organismes publics. Et ce, bien qu’il y ait eu une légère baisse de 1,1% dans la catégorie des prêts d’équipement. Les prêts accordés aux entrepreneurs individuels ont également connu une diminution de 8,1%, tandis que les prêts aux particuliers ont augmenté de 1,9%.

Lire aussi : Bank Al-Maghrib laisse son taux directeur inchangé

Hausse des prêts immobiliers et augmentation des prêts non performants

Les prêts immobiliers et résidentiels ont enregistré une augmentation trimestrielle de 1,3%. Les prêts à la consommation ont, eux, connu une hausse de 0,5%, selon les données officielles. Par ailleurs, les prêts non performants ont suivi une tendance à la hausse avec une augmentation de 4,2% sur un trimestre, tout en maintenant leur ratio par rapport aux prêts bancaires totaux à un taux stable de 8,7%.

Les données de la Banque centrale ont également révélé que les prêts non performants pour les entreprises privées non financières avaient augmenté de 2,8%, et pour les ménages de 5,9%, avec un ratio quasi stable par rapport au total des prêts à 12,9% et 10,3% respectivement.

Les chiffres les plus récents de juillet 2024 montrent une croissance annuelle des crédits bancaires de 4,6%, reflétant une augmentation de 2,8% des crédits accordés au secteur non financier et de 15% pour les prêts octroyés aux autres institutions financières.

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