La presse arabophone (hebdos) du samedi 17 octobre 2026

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Les violences en ligne freinent la participation politique des femmes | Les enseignants du primaire réclament un allègement de leur charge de travail | Développement des régions montagneuses au Maroc : un défi persistant | Protection sociale au Maroc : un chantier inachevé | La modernité marocaine conciliée avec les traditions

AL MICHAAL : Les violences en ligne freinent la participation politique des femmes. Une étude révèle que 93% des cas de violence numérique observés pendant la campagne électorale ont visé des candidates. L’analyse a recensé des centaines de publications sur les réseaux sociaux contenant insultes, diffamation, harcèlement et attaques personnelles. Les femmes engagées en politique sont davantage ciblées que les hommes, notamment à travers des commentaires liés à leur vie privée, leur apparence ou leur rôle social. Le rapport souligne que ces pratiques découragent la participation politique féminine et appelle à renforcer la protection juridique, la sensibilisation et la lutte contre les violences en ligne.

AL OUSBOUE : Les enseignants du primaire réclament un allègement de leur charge de travail. Le syndicat national de l’enseignement primaire a alerté sur l’augmentation des tâches administratives imposées aux enseignants, qui alourdissent leur charge de travail et nuisent à leur mission pédagogique. Malgré les mesures ministérielles visant à alléger ces contraintes, plusieurs difficultés persistent, notamment la multiplication des formulaires et des responsabilités annexes. Le syndicat demande une meilleure organisation du temps scolaire, une répartition plus équilibrée des missions et un renforcement des moyens humains afin de permettre aux enseignants de se concentrer davantage sur l’enseignement et l’accompagnement des élèves.

AL WATAN : Développement des régions montagneuses au Maroc : un défi persistant. Près d’un quart de siècle après les premières recommandations sur l’aménagement du territoire, les zones montagneuses marocaines continuent de souffrir d’inégalités en matière d’infrastructures, d’accès aux services et d’opportunités économiques. La pauvreté y reste plus élevée, l’analphabétisme important et la couverture numérique limitée. Malgré certaines initiatives publiques, les résultats demeurent insuffisants. La réduction de ces disparités et l’amélioration des conditions de vie des habitants des montagnes constituent un défi majeur pour le nouveau gouvernement, qui devra renforcer le développement territorial afin de favoriser un accès plus équitable aux services essentiels et aux opportunités économiques.

AL AYYAM : Protection sociale au Maroc : un chantier inachevé. Lancé en 2020, le chantier de la protection sociale au Maroc a suscité de grands espoirs après la crise sanitaire. Présenté comme une réforme majeure du contrat social, il visait à garantir davantage de justice sociale et d’accès aux soins. Toutefois, plusieurs difficultés sont apparues, notamment les problèmes de financement, l’orientation vers le secteur privé de la santé, l’affaiblissement des hôpitaux publics ou encore le manque de coordination institutionnelle. Malgré des avancées, de nombreux citoyens restent exclus de la couverture, remettant en question l’efficacité et l’équité du dispositif.

AL OUSBOUE : La modernité marocaine conciliée avec les traditions. Une étude récente dévoile que les Marocains adoptent progressivement les valeurs de modernité tout en restant attachés à leur identité culturelle. Selon les résultats, 73% soutiennent les libertés individuelles et les choix personnels, tandis que 98% tiennent à préserver les valeurs et traditions nationales. L’enquête montre également une ouverture croissante à la diversité culturelle, à l’égalité des chances et à la participation sociale. Les chercheurs concluent que la société marocaine évolue vers un modèle équilibré qui associe modernisation, cohésion sociale et respect du patrimoine culturel, sans opposition majeure entre tradition et changement.

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