La presse arabophone du lundi 19 octobre 2026

Temps de lecture

Loi de finances 2027 : cinq priorités économiques et sociales au Maroc | TikTok supprime plus de 535 000 comptes au Maroc | Hôpital de Laâyoune : des dépenses controversées interrogent la gestion des marchés | Tanger : des substances liées à la fabrication d’explosifs découvertes | Maroc–États-Unis : une délégation du Congrès reçue à Rabat | Maroc : les diplômés infirmiers protestent contre le chômage

AL AHDATH ALMAGHRIBIA : Loi de finances 2027 : cinq priorités économiques et sociales au Maroc. Validé en Conseil ministériel présidé par le roi Mohammed VI, le projet de loi de finances 2027 s’articule autour de cinq axes. Il prévoit de protéger le pouvoir d’achat, de renforcer les aides sociales et d’améliorer la santé, l’éducation et le logement. Un programme dédié à la jeunesse doit favoriser la formation et l’emploi entre 2027 et 2031. Le texte mobilise également 25 milliards de dirhams pour réduire les disparités territoriales, soutenir les investissements et renforcer les souverainetés énergétique, hydrique, alimentaire et numérique.

ASSABAH : TikTok supprime plus de 535.000 comptes au Maroc. TikTok a suspendu plus de 535.000 comptes marocains dans le cadre d’une vaste opération de modération. La plateforme cible notamment les fausses informations, les insultes, la diffamation, la mendicité en ligne et les pratiques frauduleuses visant à obtenir des dons. Les contenus impliquant des mineurs et l’exploitation commerciale d’enfants sont également concernés. Cette opération intervient dans un contexte de pressions croissantes pour renforcer la régulation numérique et la protection des utilisateurs au Maroc.

AL AKHBAR : Hôpital de Laâyoune : des dépenses controversées interrogent la gestion des marchés. Des bons de commande du Centre hospitalier régional de Laâyoune suscitent des interrogations sur la gestion des fonds publics. Environ 500.000 dirhams auraient été consacrés aux achats horticoles et près de 800.000 dirhams au linge professionnel. Ces dépenses contrastent avec le manque d’équipements, les lits sans draps et un ascenseur en panne. Par ailleurs, une entreprise aurait obtenu 29 commandes dépassant 641.000 dirhams, soulevant des questions sur la concurrence et la transparence des marchés publics.

AL ITTIHAD ALICHTIRAKI : Maroc–États-Unis : une délégation du Congrès reçue à Rabat. Le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale a reçu vendredi 16 octobre 2026 une délégation du Congrès américain conduite par Mike Rogers, président de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants. Cette visite de travail a permis de saluer la solidité des relations historiques entre le Maroc et les États-Unis, ainsi que le niveau de leur coopération militaire. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer davantage ce partenariat stratégique bilatéral.

AL HARAKA : Tanger : des substances liées à la fabrication d’explosifs découvertes. Les analyses menées par le Laboratoire national de la police scientifique et technique de Casablanca ont révélé la présence de substances entrant dans la fabrication d’explosifs parmi les objets saisis lors de l’interpellation d’un individu extrémiste à Tanger, le 9 octobre. Le suspect est soupçonné de préparer des opérations terroristes susceptibles de porter gravement atteinte à l’ordre public. Les expertises physico-chimiques et numériques ont été réalisées, selon un communiqué conjoint de la DGSN et de la DGST.

BAYANE ALYAOUM : Maroc : les diplômés infirmiers protestent contre le chômage. Des diplômés des instituts supérieurs des professions infirmières et techniques de santé ont manifesté dans plusieurs villes marocaines pour réclamer l’amélioration de la qualité de la formation et davantage d’opportunités d’emploi. Les protestataires dénoncent le chômage qui touche de nombreux lauréats malgré les besoins du secteur de la santé. Ils demandent l’ouverture de postes publics, l’intégration des diplômés et une réforme du système de recrutement. Selon leurs représentants, cette situation prive le pays de compétences qualifiées alors que les établissements de santé souffrent d’un manque de personnel.

pub