La presse arabophone du mercredi 14 octobre 2026

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Universités : les enseignants-chercheurs contestent le temps aménagé | Trafic d’armes : le Maroc contribue au démantèlement d’un réseau international | Agadir : les agents de sécurité d’un hôpital psychiatrique suspendus | Stress hydrique : Tata interdit temporairement la culture des pastèques | Pauvreté multidimensionnelle au Maroc : des progrès inégaux

AL AKHBAR : Universités : les enseignants-chercheurs contestent le temps aménagé. Le système du temps aménagé provoque la colère de nombreux enseignants-chercheurs au Maroc, qui réclament son annulation. Ils dénoncent une charge horaire supplémentaire susceptible de réduire le temps consacré à la recherche scientifique, à l’encadrement des étudiants et aux autres missions académiques. Ils demandent au ministère de tutelle d’ouvrir un dialogue et de revoir les indemnités. Le débat concerne également les frais de formation, la gratuité de l’enseignement supérieur et l’application de l’article 81 de la loi n° 59.24.

ASSABAH : Trafic d’armes : le Maroc contribue au démantèlement d’un réseau international. Les services de sécurité marocains, notamment la DGSN et la DGST, ont joué un rôle déterminant dans le démantèlement d’un réseau international de trafic d’armes, selon le département américain de la Justice. L’organisation projetait de fournir aux cartels mexicains un arsenal militaire estimé à plus de 53,7 millions d’euros. Des suspects de plusieurs nationalités ont été arrêtés, dont un ressortissant ougandais extradé vers les États-Unis. L’opération a mobilisé plusieurs pays dans une enquête transfrontalière.

AL AHDATH ALMAGHRIBIA : Agadir : les agents de sécurité d’un hôpital psychiatrique suspendus. Le directeur du Groupement sanitaire territorial de Souss-Massa a ordonné la suspension immédiate des agents de sécurité du nouvel hôpital psychiatrique d’Agadir. Cette décision fait suite à plusieurs plaintes évoquant des soupçons de corruption, d’extorsion de fonds et de gestion irrégulière des ordonnances médicales. Des avertissements avaient auparavant été adressés à la direction de l’établissement. Cette mesure vise à répondre aux dysfonctionnements signalés et à renforcer le contrôle au sein de l’hôpital.

ASSABAH : Stress hydrique : Tata interdit temporairement la culture des pastèques. Face à la sécheresse persistante et à la baisse des nappes phréatiques, le gouverneur de Tata a interdit temporairement les cultures saisonnières fortement consommatrices d’eau, dont les pastèques. Cette mesure vise à préserver les ressources hydriques et à garantir l’approvisionnement en eau potable. À Zagora, des associations et des habitants réclament une interdiction similaire, face à la multiplication des plantations. Ils demandent également des alternatives agricoles durables et un accompagnement des agriculteurs concernés par ces restrictions.

BAYANE ALYAOUM : Pauvreté multidimensionnelle au Maroc : des progrès inégaux. Le rapport sur l’indice de pauvreté multidimensionnelle 2026 souligne que la baisse de certaines privations au Maroc ne signifie pas la disparition de la vulnérabilité, surtout dans les zones rurales. L’éducation représente la principale source de pauvreté multidimensionnelle (46,8%), devant les conditions de vie et la santé. Selon les données nationales, le taux de pauvreté est passé de 11,9% en 2014 à 6,8% en 2024, avec une diminution du nombre de personnes concernées. Toutefois, les disparités territoriales persistent fortement : la pauvreté atteint 13,1% en milieu rural contre seulement 3% en milieu urbain.

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