Riz : les producteurs du Gharb réclament des mesures anti-dumping

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Riz : les producteurs du Gharb réclament des mesures anti-dumpingRiz illustration © DR

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Les producteurs de riz du Gharb tirent la sonnette d’alarme face à la dégradation de leur situation économique. Ils observent ce mercredi un sit-in devant le ministère de l’Économie et des Finances, à Rabat, pour demander aux pouvoirs publics de prendre des mesures contre ce qu’ils considèrent comme une situation de « dumping » liée à l’augmentation des importations de riz.

Dans un communiqué, la Fédération nationale du secteur agricole (FNSA), relevant de l’Union marocaine du travail (UMT), affirme que les importations de riz ont dépassé cette année les 50.000 tonnes. Selon l’organisation syndicale, cette hausse aurait contribué à faire pression sur les prix du produit local, jusqu’à provoquer un écart important entre les prix de vente et les coûts de production supportés par les agriculteurs.

La FNSA alerte notamment sur les conséquences pour les exploitants de la région du Gharb. Elle estime que quelque 24.000 familles d’agriculteurs sont aujourd’hui exposées aux difficultés rencontrées par la filière. La crise ne se limiterait pas à la production agricole, mais affecterait également les activités de transformation et de commercialisation.

Lire aussi : Soutien aux éleveurs : 1,02 million de bénéficiaires ont reçu 4,72 milliards de dirhams

Accumulation de stocks et baisse de la demande

L’organisation syndicale évoque par ailleurs une accumulation des stocks dans les entrepôts, conjuguée à un ralentissement de la demande pour la récolte nationale. Cette situation intervient dans un contexte déjà difficile pour les agriculteurs, confrontés ces dernières années aux effets de la sécheresse. La FNSA souligne également les conséquences des inondations enregistrées cette année, qui ont davantage fragilisé les exploitations agricoles.

Face à cette situation, la fédération demande une révision « immédiate et complète » des droits de douane appliqués aux importations de riz. L’objectif affiché est de rétablir, selon elle, des conditions de concurrence permettant une meilleure valorisation de la production nationale.

Les riziculteurs réclament également la mise en place de mécanismes juridiques et commerciaux destinés à prévenir les pratiques de dumping et à mieux protéger le marché intérieur. La FNSA demande en outre une intervention contre les intermédiaires et les spéculateurs qu’elle accuse de contribuer aux déséquilibres du marché.

Au-delà des mesures tarifaires, l’organisation appelle à l’ouverture d’un dialogue avec les représentants des agriculteurs afin d’identifier des réponses à court terme. Elle plaide enfin pour une politique publique plus structurée en faveur de la filière rizicole, qu’elle rattache aux enjeux de souveraineté alimentaire du Maroc.

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