ZLECAf : le Maroc renouvelle son engagement en faveur de l’intégration économique africaine
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Le Maroc a réaffirmé son soutien à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) à l’occasion de la 18e réunion du Conseil des ministres du Commerce, tenue mardi à Abuja, au Nigeria. Représentant le Royaume, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a souligné que ce projet constitue un levier stratégique pour accélérer l’intégration économique du continent et renforcer les perspectives de développement durable des pays africains.
Une coopération africaine érigée en priorité
Dans son allocution prononcée à l’ouverture des travaux, en présence de l’ambassadeur du Maroc au Nigeria, Moha Ouali Tagma, Omar Hejira a insisté sur l’importance de cette réunion ministérielle, qui témoigne de la volonté des États africains de poursuivre leurs efforts en faveur d’un marché continental plus intégré. Selon lui, le développement d’un commerce africain plus ouvert et plus efficace représente un facteur essentiel pour stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations.
Le responsable marocain a rappelé que le Royaume a fait de la coopération avec les pays africains un choix stratégique. Cette orientation se traduit par une politique visant à intensifier les échanges commerciaux, encourager les investissements et renforcer les partenariats économiques entre les différentes économies du continent.
Des progrès encourageants, mais des défis persistants
Le secrétaire d’État s’est félicité des avancées enregistrées dans la mise en œuvre de l’accord instituant la ZLECAf. Il a notamment évoqué les progrès réalisés dans la délivrance des certificats d’origine ainsi que l’activation des mécanismes commerciaux préférentiels, qui marquent le passage progressif de l’accord à une phase d’application effective.
Malgré ces avancées, Omar Hejira a souligné que le commerce intra-africain demeure encore limité. En 2025, il représentait environ 14% des échanges commerciaux du continent, un niveau jugé insuffisant au regard du potentiel économique africain. Pour remédier à cette situation, il a appelé les États membres à poursuivre les réformes destinées à éliminer les barrières tarifaires et non tarifaires, à simplifier les procédures douanières et à faciliter l’accès des biens et des services aux différents marchés africains.
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Miser sur les infrastructures et les PME
Afin d’accélérer la dynamique de la ZLECAf, le responsable marocain a estimé qu’il était indispensable de renforcer la mise en œuvre des protocoles déjà adoptés, tout en favorisant la libre circulation des services, des capitaux et des investissements. Il a également insisté sur la nécessité de soutenir le Fonds d’ajustement de la ZLECAf et de développer les infrastructures logistiques et numériques, considérées comme des éléments clés pour améliorer la compétitivité du continent.
Omar Hejira a par ailleurs mis l’accent sur le rôle des petites et moyennes entreprises (PME), qui doivent bénéficier de mécanismes adaptés de financement et d’accompagnement afin de saisir les opportunités offertes par le marché unique africain. Selon lui, leur intégration renforcera la création de valeur, stimulera l’emploi et contribuera à une croissance plus inclusive.
Un marché continental aux ambitions mondiales
Concluant son intervention, le secrétaire d’État a rappelé que la ZLECAf ne se limite pas à un simple accord commercial, mais représente un projet historique destiné à bâtir une Afrique plus intégrée et plus prospère. Il a appelé les États membres à transformer leurs engagements politiques en actions concrètes afin que les retombées de cette intégration bénéficient directement aux citoyens.
Le Conseil des ministres du Commerce constitue l’organe décisionnel chargé du suivi de l’Accord de la ZLECAf. Considérée comme la plus vaste zone de libre-échange au monde, elle rassemble un marché de 1,3 milliard d’habitants et un produit intérieur brut cumulé de près de 3.400 milliards de dollars, avec l’ambition de favoriser la diversification économique, l’industrialisation et la création d’emplois à travers l’ensemble du continent africain.
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