Aïd Al Adha : prix, morts, pénurie et doutes sur les contrôles

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mouton de l'AïdFace à la ruée d'acheteurs, il peut être difficile de vérifier la santé du mouton de l'Aïd © LeBrief

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A un jour de Aïd Al Adha, le marché du mouton de l’Aïd est sous forte tension dans plusieurs villes du Royaume. Les familles font état de prix jugés élevés, d’une offre inégale selon les marchés et d’une inquiétude grandissante après la diffusion de signalements d’animaux morts peu après leur achat, parfois avant même leur retour au domicile.


Ces témoignages, relayés ces derniers jours sur les réseaux sociaux, alimentent un climat de méfiance chez des ménages déjà confrontés à un budget serré. Alors que les autorités mettent en avant les dispositifs de suivi sanitaire et les recommandations adressées aux acheteurs, de nombreux consommateurs estiment que les contrôles sur le terrain restent insuffisants, en particulier à l’approche immédiate de la fête, lorsque les transactions s’accélèrent.

Le mouton de l’Aïd sous forte pression

Dans plusieurs régions, des vidéos montrent des acheteurs affirmant avoir perdu leur bête quelques heures après l’acquisition. L’un d’eux explique avoir payé 4.300 dirhams pour un mouton mort sur place peu après l’achat. D’autres cas évoquent des animaux offerts à des proches modestes, puis retrouvés sans vie le lendemain. Des séquences filmées sur des marchés de la province de Chichaoua ont aussi renforcé la nervosité, avec des carcasses visibles au sol et des commerçants ou clients dénonçant un risque pour les acheteurs.


Sur le plan sanitaire, les consignes officielles invitent à vérifier plusieurs signes avant l’achat : un animal vif, difficile à attraper, avec les yeux clairs, le nez propre, sans toux, sans diarrhée et sans gonflement inhabituel de l’abdomen. Mais pour de nombreux ménages, ces critères sont difficiles à apprécier dans des souks bondés, où l’affluence, la chaleur et la rapidité des ventes réduisent le temps d’observation. A cela s’ajoute le transport, souvent dans des conditions précaires, qui peut fragiliser l’animal après la transaction, surtout lors de longs trajets ou d’une exposition directe au soleil.

La pression sur le mouton de l’Aïd ne tient donc pas seulement aux prix. Elle reflète aussi une perte de confiance entre vendeurs, acheteurs et circuits de contrôle. Les associations de défense des consommateurs rappellent que le stress, la déshydratation ou une mauvaise prise en charge après l’achat peuvent provoquer une dégradation rapide de l’état de la bête. Elles recommandent un hébergement aéré, un accès régulier à l’eau et à l’alimentation, ainsi qu’une limitation de la promiscuité. Mais à J-1, ces conseils ne suffisent pas à apaiser toutes les inquiétudes. Pour de nombreuses familles, la priorité est désormais double : trouver un animal accessible et s’assurer qu’il sera toujours en vie au moment du sacrifice. Dans ce contexte, les critiques sur le manque de contrôles effectifs sur certains marchés prennent de l’ampleur, malgré un discours officiel plus rassurant sur l’encadrement de la campagne de vente.

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Un commentaire

  1. Le meilleur gouvernement qu’a connu le pays
    La reconduction de ce gouvernement permettra de finaliser la misère et l’anéantissement d’un peuple qui souffre un peuple écrasé recalé de plusieurs décennies en arrière.
    Le mouton en fin de compte a gagné la bataille sous les auspices d’ une minorité qui ne connait de l’islam ni de l’Aïd que le nom.
    Et après le mois de septembre attendez vous à une rebelote.

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