Bamako-Casablanca : la RAM maintient ses vols malgré la crise au Mali
Boeing 737 MAX 8 de Royal Air Maroc © DR
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Royal Air Maroc maintient sa liaison vers Bamako alors que plusieurs compagnies ont suspendu leurs vols vers la capitale malienne, sur fond de forte dégradation sécuritaire au Mali.
La desserte quotidienne Bamako-Casablanca demeure opérationnelle malgré l’offensive lancée le 25 avril par une alliance regroupant des groupes terroristes et des rebelles indépendantistes. Au moment où des transporteurs comme Tunisair et Corsair ont interrompu temporairement leurs rotations, la compagnie marocaine a poursuivi ses opérations, y compris le vol initialement prévu le premier jour de l’offensive, finalement assuré avec un jour de retard.
Cette continuité fait de la liaison opérée par RAM l’un des rares moyens de sortie encore disponibles pour les voyageurs souhaitant quitter Bamako. Des gouvernements européens, dont la Belgique et la France, ont recommandé à leurs ressortissants de partir « dès que possible » en raison de l’aggravation de la situation sur le terrain.
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Le rôle logistique et diplomatique de la RAM
La compagnie marocaine ne procède toutefois pas, à ce stade, à des rapatriements organisés. Les passagers restent libres d’acheter un billet, sans distinction de nationalité, pour quitter le pays par cette ligne régulière.
En conservant son programme de vols, Royal Air Maroc a déjà adopté une stratégie similaire dans d’autres contextes de crise. Ce choix est aussi perçu, à Bamako, comme un signal politique de soutien du Maroc à la junte au pouvoir, qui affirme que la situation est désormais sous contrôle.
Au-delà de la dimension commerciale, le maintien de cette liaison souligne donc le rôle logistique et diplomatique que peut jouer une compagnie aérienne dans une période d’instabilité régionale.
Le Maroc renforce sa place dans la chaîne européenne des batteries LFP avec Kénitra, qui doit fournir des matériaux cathodiques aux projets de Volkswagen et Gotion.
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