Nappes phréatiques : comment les réserves se répartissent au Maroc
Barrage Youssef Ben Tachfine, dans la région de Souss-Massa © DR
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Les nappes phréatiques occupent une place importante dans l’équilibre hydrique du Maroc, alors que la pression sur l’eau s’intensifie sous l’effet de la sécheresse, de la croissance des usages et des dérèglements climatiques. Les données actualisées au 21 avril 2026 montrent que les ressources en eau souterraine mobilisables atteignent environ 4 milliards de mètres cubes par an, sur un total de 22 milliards de mètres cubes de ressources naturelles mobilisables à l’échelle du Royaume.
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Cette photographie met surtout en évidence de fortes disparités entre les bassins hydrauliques. Le bassin du Sebou arrive en tête avec environ 1.110 millions de mètres cubes par an, devant la Moulouya avec 586 millions et le Tensift avec 528 millions. Viennent ensuite l’Oum Er-Rbia avec 512 millions, le Souss-Massa avec 499 millions, puis Guir-Ziz-Ghris avec 244 millions.
Des nappes phréatiques inégalement réparties selon les bassins
Le potentiel global de l’eau au Maroc reste d’abord lié aux précipitations, estimées à près de 140 milliards de mètres cubes par an. Cette ressource alimente à la fois les eaux de surface et les eaux souterraines. Dans ce total, les eaux de surface représentent environ 18 milliards de mètres cubes par an, contre 4 milliards pour les réserves souterraines, ce qui confirme leur rôle de complément stratégique pour l’alimentation en eau potable, l’agriculture et certains usages industriels.
La carte de répartition fait apparaître un contraste marqué entre les grands bassins du nord et du centre, plus dotés, et d’autres zones beaucoup plus limitées. Derrière les principaux bassins figurent Drâa-Oued Noun avec environ 202 millions de mètres cubes par an, le Loukkos avec 110 millions, Bouregreg-Chaouia avec 105 millions, tandis que le bassin Sakia El Hamra-Oued Eddahab se situe à près de 22 millions seulement. Cet écart illustre une vulnérabilité structurelle de plusieurs territoires, notamment ceux déjà exposés à une faible pluviométrie.
Au-delà des volumes, l’enjeu tient à la capacité de gestion durable de ces réserves. Les nappes phréatiques constituent une ressource moins visible que les barrages, mais elles sont souvent sollicitées en période de déficit pluviométrique, ce qui accentue les risques de surexploitation.
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