Israël annonce la mort du chef de la sécurité de l’Iran, Ali Larijani
Ali Larijani © DR
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Au 18ᵉ jour d’un conflit régional qui ne cesse de s’étendre, l’armée israélienne a déclaré mardi avoir tué Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, ainsi qu’un second haut responsable des forces paramilitaires, provoquant une nouvelle flambée de violences et d’incertitude sur l’avenir immédiat de la région.
Dans un message vidéo rendu public par le ministère de la Défense israélien, le responsable politique cité par la communication gouvernementale a attribué l’opération à des frappes nocturnes visant les centres de décision du régime. Selon les autorités israéliennes, l’attaque a aussi visé et éliminé Gholamreza Soleimani, commandant du Bassidj. À ce stade, Téhéran n’avait pas publié de confirmation officielle des décès signalés.
Depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines le 28 février, qui ont entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei, la ligne de succession a été marquée par l’évocation du fils du défunt, Mojtaba Khamenei, présenté comme son successeur mais dont l’état de santé et la visibilité publique restent vagues. Ces développements ont encore renforcé l’impression d’un appareil d’État iranien fragilisé et d’un théâtre d’opérations aux contours en recomposition.
Les répercussions se sont fait sentir sur les marchés : les cours du pétrole ont bondi, sous l’effet de la dégradation des infrastructures pétrolières dans le Golfe et du quasi-blocage du détroit d’Ormuz, artère cruciale du commerce énergétique mondial. L’acheminement des cargaisons et la sécurité des navires ont été perturbés par une série d’incidents et d’attaques en mer, entraînant des inquiétudes sur l’approvisionnement et la volatilité des prix.
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Une stratégie américaine perdante
Sur le plan régional, la guerre tire d’autres États dans son sillage. À Bagdad, des frappes au petit matin ont tué plusieurs civils dans un quartier huppé, selon des sources locales, et l’ambassade des États-Unis a été la cible de projectiles. Dans le Golfe, les Émirats arabes unis ont signalé des interceptions de missiles et des dégâts causés par des débris, tandis que des champs pétroliers et des infrastructures portuaires ont été touchés, aggravant la crise humanitaire et économique. Des groupes armés pro-iraniens, qui revendiquent attaques et sabotages contre des intérêts américains et régionaux, sont visés en représailles, dans un cercle vicieux d’escalade.
Les observateurs internationaux s’inquiètent des conséquences à moyen terme. Le conflit menace de réduire à néant des décennies d’efforts pour stabiliser certains États riverains et pourrait redessiner les équilibres politiques au Moyen-Orient. La paralysie du transit dans le détroit d’Ormuz, en particulier, expose l’économie mondiale à des chocs d’offre qui toucheraient en priorité les marchés européens et asiatiques.
Washington et Tel-Aviv maintiennent que leurs frappes visent à affaiblir une machine de guerre et de répression qu’ils jugent responsable d’attaques passées et de menaces futures. Plusieurs capitales occidentales, en revanche, expriment une réticence à s’engager militairement, ce qui expose la stratégie d’agression américaine à des critiques et à des appels à une solution multinationale. Sur le terrain humanitaire, les organisations alertent déjà sur l’afflux de déplacés, les pénuries et l’impact sur les civils pris au milieu des combats.
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