Cover chronique HARMONIE
Anass Hajoui Publié le 12/03/26 à 10:25
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Tout doucement le matin…

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Chaque année, le même phénomène se répète, les journées raccourcissent, les réponses arrivent plus tard… C’est un rythme particulier, ce mois de Ramadan.

Les matinées démarrent doucement, les après-midis deviennent plus courts et la fin de journée est consacrée… à autre chose ! Le travail ne disparaît pas, mais il change largement de cadence.

Dans certains secteurs, cela passe presque inaperçu. Dans d’autres, l’impact est immédiat.
Les décisions prennent plus de temps et les projets ralentissent sans que personne ne le décide réellement.

Ce n’est ni un problème de volonté, ni un manque de professionnalisme, c’est simplement un changement de rythme collectif. Il faut s’y faire.

Mais dans un environnement économique où la vitesse devient un avantage compétitif, cette pause pose question. Comment concilier une tradition profondément ancrée dans la société avec les exigences d’un monde économique qui, lui, ne ralentit jamais ?

Les marchés internationaux ne suspendent pas leurs activités, les partenaires étrangers continuent d’avancer et les délais restent les mêmes.

Et pendant ce temps, le pays fonctionne à un tempo différent. Certaines entreprises l’anticipent, elles réorganisent leurs priorités, déplacent leurs échéances, adaptent leur calendrier…

D’autres subissent simplement le ralentissement. Le mois de Ramadan n’est pas un problème pour le business. Mais il rappelle une chose essentielle : dans une économie ouverte, la gestion du temps devient stratégique.

Parce que ralentir un mois peut être naturel, mais dans certains secteurs, ce mois peut peser lourd dans une année.

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