Mondial 2026 : le Maroc a-t-il les armes pour sortir de ce groupe ?
Affiche du groupe du Maroc lors du Mondial 2026 © X / EnMaroc
A
A
A
A
Pour Walid Regragui, l’objectif est clair : « tout donner pour rendre fiers les supporters ». Le sélectionneur national, qui assume désormais le statut international du Maroc, insiste sur une approche faite d’humilité, de discipline et de lucidité.
De son côté, Carlo Ancelotti n’a pas hésité à qualifier le Maroc « d’adversaire le plus dangereux » du groupe, un signal fort envoyé au reste du monde. Dans ce contexte, l’analyse de Karim Dronet, journaliste à Atlantic Radio et fondateur de SportPro.ma, permet de décoder les forces marocaines, les défis à relever et la faisabilité d’une qualification pour les 16e de finale.
Lire aussi : Tirage au sort du Mondial 2026 : le meilleur et le pire scénario pour les Lions de l’Atlas
Les atouts marocains : talents mûrs, cadres solides et héritage du Qatar
Selon Karim Dronet, le Maroc aborde cette Coupe du monde avec un socle technique et mental renforcé depuis l’épopée de 2022. De nouveaux talents ont émergé, enrichissant un groupe déjà dense. Le coach pourra s’appuyer sur une génération offensive plus créative, mais aussi sur des cadres rompus aux rendez-vous internationaux. En défense, il cite Amrabat comme un pilier, même si l’âge impose une vigilance accrue dans certaines phases de repli.
L’important, selon lui, sera de conserver une rigueur défensive constante, de fluidifier la coordination entre le milieu et l’attaque et de porter davantage le ballon dans la profondeur sans se découvrir. Les Lions possèdent, dit-il, « tous les arguments pour aller loin », à condition de conserver l’approche méthodique « match par match » qui avait fait leur force au Qatar.
Les limites : finition offensive, discipline tactique et vigilance permanente
Karim Dronet souligne que le Maroc pèche encore par manque de réalisme dans le dernier geste. Les occasions sont là, mais la concrétisation fait défaut. Pour franchir un cap, il faudra davantage d’audace dans les phases offensives, mais aussi une organisation sans faille, notamment en transition.
Les erreurs d’inattention en défense ou un relâchement dans la concentration pourraient coûter cher dans un groupe où les adversaires n’ont rien à perdre. L’analyste insiste aussi sur l’importance d’une efficacité chirurgicale devant le but pour transformer les dominations en victoires.
Le groupe C à la loupe : un premier choc face au Brésil
Pour Karim Dronet, le groupe est « tout à fait abordable », à condition d’aborder chaque match avec une gestion minutieuse. Le premier duel contre le Brésil est capital pour prendre confiance. Le sélectionneur de la Seleção, Carlo Ancelotti, connaît bien le football marocain et ne cache pas son respect : le Maroc est « le plus dangereux adversaire » du groupe. Les Brésiliens disposent d’un effectif riche et d’un jeu chatoyant, mais les Lions ont les atouts pour les contrer, à condition de combiner rigueur défensive et audace offensive.
L’Écosse, deuxième adversaire, représente le vrai piège. Si les Lions gardent en mémoire la victoire historique de 1998, Karim rappelle que la sélection écossaise a été profondément remodelée et se présente aujourd’hui avec un style plus compact et plus agressif. Tout excès de confiance, notamment en cas de succès contre le Brésil, pourrait être fatal.
Quant à Haïti, elle arrive sans pression, portée par une énergie imprévisible. L’équipe, souvent joueuse et décomplexée, n’a « rien à perdre ». Le Maroc reste largement favori, mais un relâchement ou une mauvaise gestion émotionnelle pourrait rebattre les cartes. L’arbitrage et les détails, dit Dronet, joueront aussi un rôle dans ce groupe resserré.
المجموعة الثالثة مكتملة لكـــــأس الـــعـــالــم FIFA 2026™ ومنتخبنا الوطني حاضر بقوة! 🇲🇦⚡
Group C is set ✅ and we are ready 👊🦁#DimaMaghrib pic.twitter.com/jCatFH3yF1
— Équipe du Maroc (@EnMaroc) 5 décembre 2025
Un Mondial inédit : format élargi, défis logistiques et adaptation express
Le Mondial 2026 sera historique : première co-organisation par trois pays (États-Unis, Canada, Mexique) et première édition à 48 sélections. Les Lions devront naviguer entre plusieurs stades, climats variables, amplitudes horaires et déplacements conséquents. Pour Regragui, l’adaptation sera aussi déterminante que la qualité de jeu. « C’est une compétition complètement différente de ce qu’on a vu au Qatar », a-t-il insisté.
Avec son statut de demi-finaliste et sa génération la plus complète depuis vingt ans, le Maroc arrive dans ce Mondial avec une crédibilité mondiale reconnue. Regragui le dit : « tout le monde sait aujourd’hui que le Royaume peut remporter la Coupe du monde ». Sans excès d’optimisme, mais avec une ambition assumée, les Lions semblent armés pour sortir de ce groupe C, à condition de conjuguer discipline, efficacité et maturité.
Mondial 2026 : des visas américains plus rapides pour les Marocains
Sport - Suspendu par l’UEFA après des propos jugés discriminatoires envers Vinicius Junior, Gianluca Prestianni écope de six matches, dont trois avec sursis.
Ilyasse Rhamir - 24 avril 2026Sport - Entré en jeu, Bilal El Khannouss a changé le cours du match avec une passe décisive, permettant à Stuttgart de renverser Fribourg et de se qualifier pour la finale de la Coupe d’Allemagne après prolongation dans un duel intense.
Ilyasse Rhamir - 24 avril 2026Sport - À quelques semaines du Mondial 2026, l’Arabie Saoudite change de cap en nommant Georgios Donis sélectionneur après le départ d’Hervé Renard. Un choix inattendu alors que l’équipe s’apprête à affronter un groupe relevé.
Ilyasse Rhamir - 24 avril 2026Sport - Réunis à Kampala, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda accélèrent les préparatifs de la CAN 2027. Infrastructures, transport, sécurité et visa commun sont au cœur d’une organisation régionale ambitieuse visant un tournoi historique.
Ilyasse Rhamir - 24 avril 2026Sport - Blessé aux ischio-jambiers, Lamine Yamal ne rejouera plus cette saison avec le Barça. Le jeune prodige espagnol dispose toutefois de plusieurs semaines pour récupérer et espère être prêt pour disputer le Mondial 2026.
Ilyasse Rhamir - 23 avril 2026Sport - La finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal a basculé du terrain au juridique. Résultat inversé, recours en cours et débats sur la légitimité sportive : une affaire inédite qui révèle le poids croissant du droit dans le football africain.
Ilyasse Rhamir - 23 avril 2026Sport - La révélation de Thiago Pitarch avec le Real Madrid face à Manchester City relance les spéculations sur son avenir international. À seulement 18 ans, le jeune milieu de terrain suscite l’intérêt du Maroc et de l’Espagne, chacun espérant le convaincre de rejoindre sa sélection.
Ilyasse Rhamir - 13 mars 2026Sport - Le Maroc s’est qualifié pour la finale à l’issue d’une demi-finale fermée face au Nigéria grâce à une victoire aux tirs au but (3-2).
Mouna Aghlal - 15 janvier 2026Sport - Les Lionceaux de l’Atlas ont battu l’Argentine 2-0 au Chili et remporté le Mondial U20. Outre la gloire, la victoire rapporte à la FRMF près d’un million de dollars, une récompense financière symbolique pour ce triomphe historique.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Sport - Une délégation de la FIFA doit prochainement se rendre au Maroc après une visite en Espagne et au Portugal pour évaluer l’avancement des préparatifs du Mondial 2030.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026Dossier - Arbitrage, CAF, VAR, décision... Retour sur une après CAN 2025 peu glorieuse, aux conséquences pérennes.
Sabrina El Faiz - 31 janvier 2026Sport-Le Nigéria a validé sans trembler son billet pour les quarts de finale de la CAN 2025 en dominant largement le Mozambique.
Rédaction LeBrief - 5 janvier 2026