Législatives 2026 : le PPS appelle à un scrutin transparent et sans corruption
Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, lors de la présentation à Rabat des 72 mesures du parti pour la réforme du code électoral en vue des législatives de 2026 © DR
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Le Parti du progrès et du socialisme (PPS, opposition) a présenté ce lundi à Rabat un mémorandum détaillant sept axes et 72 mesures visant à réformer le code électoral à l’approche des prochaines élections législatives. Le secrétaire général du parti, Nabil Benabdallah, a salué l’engagement du ministère de l’Intérieur à «s’attaquer à toutes les pratiques préjudiciables qui ont affecté le processus électoral», insistant sur la nécessité d’une neutralité active de l’administration.
Pour le PPS, la priorité est d’assainir l’espace électoral et de garantir une transition vers une vie démocratique saine, «exempte de pratiques corrompues et destructrices». Le parti réclame notamment la criminalisation de l’usage de l’argent sale et l’interdiction aux personnes impliquées dans des affaires judiciaires ou des scandales de corruption de se présenter aux législatives de 2026. «Le plus grave danger, c’est de laisser la puissance de l’argent déterminer les résultats des élections», a averti Benabdallah.
Participation, jeunesse et crédibilité des élections
Le PPS attire également l’attention sur la désaffection des jeunes pour la politique et plaide pour le renforcement de la confiance des citoyens dans les institutions. Parmi les mesures proposées figurent la révision du registre électoral et du découpage administratif, l’utilisation exclusive de la carte d’identité nationale comme document de vote, et la numérisation complète du processus électoral. Le parti propose aussi le maintien du mercredi comme jour de scrutin ou le choix d’un autre jour de semaine, à l’exception du vendredi et du weekend.
Le mémorandum met l’accent sur la représentation proportionnelle, la participation des Marocains résidant à l’étrangervia des circonscriptions spécifiques, et l’augmentation de la présence des femmes et des jeunes dans les régions et au Parlement. Le PPS défend également le quotient électoral basé sur le nombre d’inscrits, jugé plus démocratique que le calcul sur les suffrages exprimés.
Supervision, transparence et lutte contre la corruption
Benabdallah a réaffirmé le maintien de la supervision des élections par le ministère de l’Intérieur, considéré comme le seul acteur capable de garantir la transparence du scrutin, à condition de respecter une «neutralité positive» envers tous les partis. Le PPS propose également la signature d’un pacte moral entre partis politiques, afin d’écarter les candidats impliqués dans des affaires de corruption.
Le leader du PPS a insisté sur le besoin de trouver un équilibre entre exclusion des candidats corrompus et respect de la présomption d’innocence, et a alerté sur les risques liés à l’usage de l’intelligence artificielle dans les campagnes, notamment la diffusion de fake news et de deepfakes. Par ailleurs, le parti plaide pour renforcer le rôle de la CNDP et criminaliser l’usage des données personnelles à des fins électorales.
Vers un nouveau souffle démocratique
Le PPS plaide pour une réforme électorale complète et concertée avant la fin de 2025, conformément aux orientations royales. «Les élections ne sont pas qu’une affaire technique, mais un enjeu politique et constitutionnel majeur», a souligné Benabdallah. Selon lui, le renforcement du Parlement et la participation citoyenne sont essentiels pour un véritable développement du pays et pour restaurer la confiance des Marocains dans la démocratie.
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