De la mare à la glace : quand les médias scientifiques racontent l’histoire du savoir et de la responsabilité
Tribune
Mohammed TafraoutiEcologiste marocain, président du Centre perspectives environnementales pour l'information et Développement durable
« Comment as-tu fini dans la mare ? »
Quand un Prix Nobel devient une question existentielle dans une formation en journalisme scientifique.
Ce n’était pas un simple exercice.
Lors de l’un des moments les plus étranges et profonds de la formation, une scène silencieuse mais retentissante a été jouée. Une personnalité reçoit un prix Nobel et est célébrée d’une manière peu conventionnelle : elle est portée en triomphe sous les applaudissements et les rires, puis soudainement jetée dans une mare d’eau. Tandis que les applaudissements continuent, une voix s’élève : « Comment as-tu fini dans la mare ? »
Quelques rires s’échappent, puis un silence pesant s’installe.
Ce moment, dans toute sa symbolique, a été une entrée métaphorique pour comprendre l’essence du journalisme scientifique, non pas par la récitation, mais par l’expérience, l’étonnement et l’interprétation. Une scène visuelle incarnant une grande question éthique : la science, au sommet de ses réalisations, peut-elle devenir un outil de chute si elle perd sa boussole humaine ?
Les participants ont interagi avec intensité. Quand les prix deviennent-ils un fardeau au lieu d’être une consécration ? Et quand les découvertes scientifiques se transforment-elles en catastrophes ?
La mare ici n’est pas seulement un élément théâtral, mais une grande métaphore. Chaque savant porte l’ombre morale de sa gloire ; chaque découverte implique une responsabilité, et chaque journaliste scientifique a une double mission : transmettre la connaissance… et la questionner.
Le nom de Gavrilo Princip, l’adolescent qui a changé le cours de l’Histoire avec deux balles, entraînant une guerre mondiale aux répercussions encore actuelles, a été évoqué.
Ainsi, tout comme un petit acte peut transformer l’humanité, un mot ou un titre peut façonner une conscience nouvelle.
Une aventure au cœur des glaces
Dans un autre module de la formation, une expérience journalistique hors du commun a été présentée : une expédition à bord du brise-glace canadien Amundsen, où une mission scientifique a exploré l’Arctique, l’un des écosystèmes les plus fragiles de la planète.
Là, où la glace se tait et le réchauffement parle, les impacts du changement climatique ont été observés de près. Les observations scientifiques se sont transformées en récits vibrants, portés par un langage émotionnel et des témoignages vivants.
Ce reportage a été un exemple pionnier d’investigation environnementale de terrain, où le journaliste ne se limite pas à collecter des données, mais vit l’événement, le traduit avec engagement et conscience scientifique. L’écriture environnementale devient ainsi un témoignage de présence… pas seulement une couverture distante.
De l’exemple à la vision : une formation porteuse de changement
Ce programme de formation intitulé « Renforcement et développement des capacités arabes en communication scientifique » a été organisé par le Département des sciences et de la recherche scientifique de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences, en collaboration avec le Bureau de l’UNESCO pour les pays du Golfe et le Yémen, au sein de l’Institut jordanien des médias, sous le patronage de la Princesse Rym Ali, afin d’offrir aux participants une expérience non conventionnelle dans la compréhension et l’application de la communication scientifique.
L’ALECSO, en tant que partenaire principal, a joué un rôle fondamental dans la réussite de ce programme à travers son engagement à promouvoir la culture scientifique et les médias éducatifs dans le monde arabe.
Convaincue que le développement humain commence par la capacité à analyser et à comprendre scientifiquement, l’ALECSO continue de jouer un rôle de leader dans l’intégration des sciences dans l’espace public et dans la valorisation de la culture scientifique comme composante essentielle de l’identité arabe.
Des articles sélectionnés ont été utilisés comme études de cas sur des thématiques réelles : la tortue marine, le crabe bleu, l’arganier et le stockage du carbone, l’exploitation minière en haute mer. Une session interactive a été consacrée à l’impact du cinéma sur la sensibilisation scientifique, ajoutant une dimension esthétique et visuelle à des enjeux souvent exprimés de manière aride.
La formation est ainsi devenue une odyssée humaine et cognitive, mêlant outils journalistiques et esprit narratif, précision des données et chaleur du récit.
Vers un journalisme scientifique structurant
Comprendre d’abord les fondamentaux
La rencontre a débuté par une introduction aux concepts du journalisme scientifique et à son importance. Dans le monde arabe, ce domaine souffre encore d’une couverture limitée et sélective, d’où l’importance de l’intégrer dans les programmes médiatiques et de former une nouvelle génération capable de vulgariser la science avec clarté et rigueur.
Journalisme scientifique et développement durable
Le second axe a souligné le rôle clé de la science dans l’atteinte des Objectifs de Développement Durable, notamment l’éducation de qualité (ODD4). Le journalisme scientifique est perçu non seulement comme un média, mais comme un pont entre le savoir et la société.
Des compétences à la pratique
Des ateliers ont abordé le choix des sujets, l’analyse du public cible, et l’importance de transformer des thèmes arides en histoires humaines captivantes, ancrées dans le contexte socio-culturel.
Journalisme environnemental et climat
Face aux transformations climatiques, le journalisme environnemental requiert des outils d’analyse fins, une capacité à décrypter les discours politiques, et à transmettre des messages percutants.
Valoriser les savants arabes
Il a été souligné l’importance de représenter les scientifiques arabes comme des figures inspirantes et accessibles, et non comme une élite distante. Des propositions ont émergé sur la manière de les interviewer avec une approche humaine et pédagogique.
Humaniser les récits scientifiques
Dans un atelier pratique, les participants ont appris à transformer des recherches en récits captivants, prouvant que vulgariser ne signifie pas simplifier à l’extrême, mais construire un pont entre le laboratoire et le lecteur.
Le cinéma environnemental comme outil d’Influence : « Prends la moitié, laisse l’autre aux abeilles »
Un documentaire sur le gaspillage alimentaire et une analyse du film Honeyland ont été présentés. Le film raconte l’histoire d’une femme vivant en parfaite harmonie avec les abeilles. Sa phrase répétée, « prends la moitié, laisse l’autre aux abeilles », incarne une sagesse écologique prônant l’équilibre et dénonçant l’avidité humaine.
Ce type de cinéma ajoute une profondeur visuelle et émotionnelle aux récits scientifiques. Il renforce leur crédibilité grâce à la puissance de l’image et à la richesse du message. Quand la caméra rencontre la plume, le savoir devient expérience… et impact.
Des histoires qui parlent au cœur
Un atelier interactif a traité l’« humanisation des récits scientifiques ». Des expériences ont démontré que cette approche augmente l’engagement du public et transforme le journalisme scientifique en un pont vivant entre science et société.
Un titre qui plane comme un oiseau
Le choix du titre « De la mare à la glace » s’inspire du journalisme de style « feature » qui ne décrit pas seulement, mais fait vivre une narration. Ce titre suit ce que l’on appelle le modèle des oiseaux : une idée symbolique, visuelle, qui interpelle le lecteur.
La mare symbolise une célébration absurde, vidée de sens.
La glace évoque la rigueur du terrain et de la science appliquée.
Le récit lie le sens, l’émotion et le message.
Ce titre ne demande pas seulement « que lisons-nous ? », mais « pourquoi lisons-nous ? , comment et pour qui ? »
Comme les balles de Princip ont changé l’histoire, un titre peut changer une conscience.
Philosophie d’une institution intégratrice de la science et des médias dans le monde arabe

Le directeur général de l’ALECSO, Dr. Mohamed Ould Amar © DR
Entretien avec S.E. le Dr Mohamed Ould Amar, Directeur général de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture (ALECSO) par Mohammed Tafraouti
Dans un monde en mutation rapide, les sociétés arabes doivent s’impliquer pleinement dans la bataille du savoir. Dans un contexte de transformations accélérées, où les équilibres de pouvoir sont redéfinis sur des bases cognitives et technologiques, il n’est plus acceptable que les sociétés arabes demeurent en marge de la grande bataille qui se joue dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’innovation scientifique et de la prise de décision fondée sur la connaissance. D’où l’urgence de créer une instance arabe fédératrice, dépassant le cadre conjoncturel ou purement discursif, pour incarner un projet stratégique liant la recherche scientifique aux médias dans une structure institutionnelle intégrée au service du développement et de la renaissance.
Le journalisme scientifique, dans ce cadre, n’est ni un luxe ni un outil de vulgarisation superficielle, mais une nécessité civilisationnelle et stratégique. Il est la vitrine par laquelle les réalisations du laboratoire se transforment en politiques publiques, les découvertes en conscience collective, et le capital cognitif de la nation en levier dans la lutte pour son destin.
Ainsi, la philosophie du renforcement des capacités des médias scientifiques dans le monde arabe part d’une conviction centrale : la souveraineté cognitive ne peut être atteinte que si les efforts des scientifiques, journalistes, éducateurs et décideurs convergent dans un espace institutionnel fondé sur la foi dans la recherche scientifique, non pas comme luxe, mais comme condition de survie et d’indépendance civilisationnelle.
Que recherchons-nous à travers ce programme ?
Nous souhaitons rapprocher le journaliste du chercheur, établir des ponts de confiance et de coopération plutôt que de méfiance ou de rupture. Nous voulons former une nouvelle génération de journalistes scientifiques capables de vulgariser sans simplifier à outrance, et d’adapter la connaissance scientifique au contexte culturel arabe. Nous aspirons à diffuser l’information vérifiée à une époque dominée par les fausses nouvelles, et à renforcer la résilience du public face à la désinformation scientifique et technologique. Nous voulons ancrer la souveraineté scientifique comme concept stratégique, allant au-delà de la simple localisation des technologies pour instaurer une culture de pensée critique et de méthode scientifique. Enfin, nous voulons bâtir un système arabe de communication scientifique qui parle aux gens dans leur langue, avec leurs aspirations, sans aliénation ni mimétisme de modèles inadaptés à nos réalités.
Dans ce cadre, Mohammed Tafraouti a mené un entretien analytique avec Son Excellence le Professeur Mohamed Ould Amar, Directeur général de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), afin d’approfondir cette vision et d’examiner les initiatives et défis liés à la création de l’instance souhaitée.
-Mohammed Tafraouti : Dans le contexte de l’accélération scientifique et technologique, pourquoi envisager la création d’une entité liant science et médias dans le monde arabe ?
-Pr Mohamed Ould Amar : Les justifications résident dans un ensemble de défis structurels, en particulier la prévalence de l’illettrisme scientifique et la déconnexion entre la recherche et l’espace public. Ce fossé entre le savoir produit et la société crée un vide cognitif souvent comblé par des informations erronées ou des récits non fondés. Il devient donc impératif d’élaborer une structure institutionnelle capable de rétablir la relation entre la connaissance scientifique et les circuits médiatiques, en instaurant une forme de souveraineté cognitive et en activant le rôle de la science dans la formation de la conscience collective. Cela traduit également le rôle central de l’ALECSO dans la mise en œuvre de la stratégie arabe pour la recherche scientifique et l’innovation, où la diffusion de la culture scientifique figure parmi les priorités.
-Mohammed Tafraouti : Quelle est la philosophie fondamentale du projet “Renforcement des capacités en journalisme scientifique dans le monde arabe” ?
-Pr Mohamed Ould Amar : Cette philosophie repose sur trois piliers complémentaires :
Libérer les médias de l’approche superficielle des sciences en les dotant des outils d’analyse et d’interprétation scientifique.
Rapprocher la société de l’univers de la recherche via une médiation spécialisée qui s’efforce d’ »humaniser” les concepts scientifiques, pas seulement de les décomposer.
Protéger l’espace public contre la désinformation en produisant un contenu scientifique fiable, accessible au grand public, respectueux des normes scientifiques tout en restant attractif.
-Mohammed Tafraouti : Comment le journalisme scientifique peut-il contribuer à dépasser l’illettrisme scientifique et à construire une société du savoir ?
-Pr Mohamed Ould Amar : Lorsqu’il est exercé avec professionnalisme et conscience de sa fonction, le journalisme scientifique devient un outil central pour libérer l’esprit arabe de la réception passive du savoir. Il renforce la capacité à distinguer opinion et connaissance, vérité et allégation. Il ne simplifie pas seulement ; il approfondit la compréhension, restaure la confiance dans la méthode scientifique et constitue l’un des piliers essentiels de l’éducation non formelle dans nos sociétés.
-Mohammed Tafraouti : Quelle est la place du chercheur dans cette vision ? Est-il nécessaire de l’impliquer ?
-Pr Mohamed Ould Amar : Le chercheur n’est pas uniquement une source d’information, il est un partenaire essentiel dans la construction de la narration scientifique. Sa participation à l’espace médiatique permet de briser le caractère élitiste de la connaissance et favorise l’interaction entre la recherche et la société. L’ouverture des scientifiques aux médias repositionne la science au cœur de la culture des sociétés arabes, en lui redonnant une dimension humaine et sociale souvent absente.
-Mohammed Tafraouti : Peut-on considérer le journalisme scientifique comme un outil stratégique de développement ?
-Pr Mohamed Ould Amar : Sans aucun doute. Le journalisme scientifique n’est pas un simple vecteur neutre ; c’est un acteur de développement qui reformule les priorités sociales en diffusant le savoir, et en incitant à des pratiques fondées sur des preuves — que ce soit dans les domaines de la santé, de l’environnement, de l’énergie ou des technologies. L’intégration du journalisme scientifique dans les politiques publiques est une condition indispensable pour créer une culture de production du savoir ancrée dans les principes du développement durable.
-Mohammed Tafraouti : Comment des initiatives comme le programme de l’ALECSO contribuent-elles à cet objectif ?
-Pr Mohamed Ould Amar : L’initiative de l’ALECSO, en partenariat avec l’UNESCO et l’Institut jordanien des médias, représente une avancée structurelle vers l’édification d’un espace médiatique scientifique arabe. Ce n’est pas une simple session de formation, mais un changement stratégique de paradigme : intégrer la science dans l’agenda médiatique arabe. C’est aussi une tentative consciente de constituer une masse critique de journalistes capables d’aborder les grandes questions cognitives avec rigueur, professionnalisme et humanité.
-Mohammed Tafraouti : Dans un contexte de prolifération des sources et de désinformation, quelle est la place du journalisme scientifique dans la bataille de la vérité ?
-Pr Mohamed Ould Amar : Le journalisme scientifique est le dernier rempart contre le chaos cognitif et la banalisation du savoir. Il est l’équivalent objectif de la rationalité en temps de confusion. Plus nous formons des journalistes scientifiques arabes capables d’un engagement critique vis-à-vis des phénomènes scientifiques et des données numériques, plus nous construisons une société résiliente face à l’ignorance, non par la tutelle, mais par la co-construction du savoir.
Lors de cette présentation, le recteur a exposé la méthodologie qui a guidé l’élaboration du guide, résumée en trois notions : l’adaptation, la nécessité et l’ijtihâd collectif. Il a également évoqué la « Charte de Paris » ainsi qu’un « glossaire terminologique » accompagnant l’ouvrage. L’objectif affiché est d’apporter des réponses pratiques permettant aux Musulmans de vivre leur religion dans le plein respect des règles des sociétés dont ils sont désormais membres et citoyens, notamment sur des questions sensibles comme…
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