Le prix des viandes baisse, mais les augmentations sont ailleurs
Des fruits et légumes © DR
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Après la décision du roi Mohammed VI d’inviter les Marocains à s’abstenir du rituel sacrificiel de Aïd Al Adha, les prix de la viande ont chuté sur le marché. Selon le dernier bulletin du marché de gros des fruits et légumes publié par Casa Prestations, le prix de la viande bovine varie entre 67 DH/kg et 90 DH/kg, alors que la viande ovine oscille entre 60 DH/kg et 90 DH/kg. Contrairement à fin février où le prix de la viande bovine était entre 75 et 89 DH/kg. Et pour ce qui est du prix de la viande ovine, le prix se situe entre 115 DH/kg et 122 DH/kg, demeurant un luxe pour certains ménages.
Hausse du prix des tomates
Selon Casa Prestations, cette baisse du prix de la viande contraste avec celui des légumes. Ils affichent des prix qui montrent une disparité significative entre les produits les plus chers et les plus abordables. La tomate, ingrédient de base dans la cuisine marocaine, affiche un prix oscillant entre 3,50 DH/kg et 8,00 DH/kg, reflétant une demande constante et une possible pression sur l’offre.
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Par ailleurs, certains légumes comme les carottes (1,50 DH/kg à 3,30 DH/kg) et les pommes de terre (1,20 DH/kg à 2,50 DH/kg) restent relativement accessibles, ce qui peut être attribué à une production locale abondante.
En revanche, d’autres produits affichent des prix élevés, comme le potiron (3,50 DH/kg à 8,00 DH/kg), probablement en raison de sa nature plus saisonnière et de la demande spécifique pour certaines préparations culinaires. De plus, l’oignon sec (3,50 DH/kg à 6,50 DH/kg) reste un produit relativement cher, soulignant peut-être un ralentissement de la production ou une hausse du coût du transport.
Une tendance haussière pour certains fruits
Les fruits présentent une variabilité de prix plus marquée. L’avocat, dont la demande a augmenté, est le fruit le plus cher du marché, avec un prix compris entre 13,00 DH/kg et 24,00 DH/kg. Cette hausse pourrait être due à une production limitée et une exportation importante vers des marchés étrangers.
Les bananes sont relativement abordables, avec une différence entre les bananes locales (8,00 DH/kg à 11,50 DH/kg) et les bananes importées (10,00 DH/kg à 18,00 DH/kg). Cette différence de prix met en avant l’impact des coûts d’importation et des taxes appliquées sur certains produits.
Les oranges affichent des prix raisonnables (2,50 DH/kg à 4,50 DH/kg), ce qui s’explique par la production locale massive et la saisonnalité favorable à cette période de l’année. En revanche, la figue de Barbarie (10,00 DH/kg à 18,00 DH/kg) affiche un prix plus élevé, reflétant la demande accrue et une offre possiblement limitée.
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Il convient de rappeler que le Maroc est touché par un stress hydrique. Ce phénomène, qui affecte particulièrement les zones agricoles du pays, a des répercussions directes sur la production des cultures. En raison de la pénurie d’eau, de nombreuses exploitations connaissent une réduction de leur rendement, ce qui entraîne une hausse des prix des produits agricoles. Par exemple, des produits comme les fruits et légumes, qui nécessitent une irrigation constante, peuvent devenir plus chers, car leur production devient plus coûteuse et moins abondante.
Par ailleurs, les tendances des prix au marché de gros de Casablanca révèlent des fluctuations importantes influencées par des facteurs variés. Une meilleure gestion des ressources agricoles et une planification adaptée pourraient contribuer à stabiliser les prix et garantir un accès plus équitable aux produits alimentaires pour les consommateurs.
L'AMMPS interdit la fabrication et la vente de produits contenant du TPO pour protéger la santé des consommateurs.
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