Bolivie : Evo Morales sans morale ?
L’ancien président de la Bolivie, Evo Morales. DR : REUTERS/Patricia Pinto.
A
A
A
A
Le gouvernement bolivien a déclaré attendre le « moment opportun » pour exécuter le mandat d’arrêt émis contre l’ancien président Evo Morales (2006-2019), actuellement réfugié dans la région montagneuse du Chapare, entouré de ses fidèles partisans.
Selon le vice-ministre de la coordination gouvernementale, Gustavo Torrico, les autorités cherchent à éviter tout affrontement pouvant mettre en danger des civils innocents lors de l’arrestation de l’ex-dirigeant. Evo Morales est accusé de viol et de traite d’êtres humains, des accusations qui pourraient le conduire à une peine de 10 à 15 ans de prison s’il est reconnu coupable.
Lire aussi : Bolivie : après sa démission, Evo Morales s’exile au Mexique
Une partie du Mouvement pour le Socialisme (MAS), parti actuellement au pouvoir, reste fidèle à l’ancien président et tente de le protéger dans son bastion du Chapare, situé dans le département de Cochabamba, à 380 km de La Paz. Evo Morales, pour sa part, clame être victime de persécutions politiques orchestrées par le président Luis Arce.
Au-dessus des lois
Ce conflit au sein du MAS reflète les tensions croissantes entre les deux hommes, autrefois alliés. Luis Arce, ancien ministre de l’Économie sous Morales, s’oppose désormais à toute nouvelle candidature de l’ex-président, citant la limitation constitutionnelle à deux mandats présidentiels.
De son côté, Gustavo Torrico a vivement critiqué Morales pour son refus de se soumettre à la justice, estimant qu’il ne devrait pas se placer au-dessus des lois. Ces déclarations interviennent alors que la justice bolivienne a formellement accusé Morales, il y a deux semaines, de « traite d’êtres humains » en lien avec le viol présumé d’une mineure militante du MAS, avec qui il aurait eu un enfant.
Cette affaire fragilise davantage la position d’Evo Morales, qui reste une figure controversée de la scène politique bolivienne, alors même que les élections présidentielles de 2025 se profilent.
Les États-Unis annonce la fin du blocus maritime visant les ports iraniens, après plus de deux mois de restrictions qui ont perturbé le commerce mondial.
El Mehdi El Azhary - 18 juin 2026Les Émirats arabes unis instaurent un âge minimum de 15 ans pour accéder aux réseaux sociaux, avec des mesures strictes pour protéger les mineurs.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026L'Accord Iran-États-Unis ouvre une fenêtre de 60 jours pour sceller un accord nucléaire mais offre, entre-temps, plusieurs concessions à Téhéran. Décryptage.
El Mehdi El Azhary - 18 juin 2026Accord Iran-USA : découvrez ce que l’on sait du protocole dévoilé par Washington, ses enjeux diplomatiques et les limites de cette nouvelle étape.
Rédaction LeBrief - 17 juin 2026Le Royaume-Uni se dit prêt à participer à la réouverture du détroit d’Ormuz après l’accord américano-iranien, via une mission multilatérale de sécurisation.
El Mehdi El Azhary - 16 juin 2026La Banque mondiale prévoit une croissance mondiale limitée à 2,5% en 2026, freinée par les tensions géopolitiques et la hausse de l’énergie.
Mouna Aghlal - 16 juin 2026Monde - Richesse mondiale en forte hausse : le nombre de milliardaires atteint un record avec 3.428 fortunes cumulant plus de 20.100 milliards de dollars. Elon Musk domine largement le classement de Forbes, où figurent aussi plusieurs grandes fortunes marocaines.
Ilyasse Rhamir - 11 mars 2026Monde - Après dix ans à la tête de l'AFD, Rémy Rioux s’apprête à quitter ses fonctions. L’Élysée a proposé Christophe Lecourtier à son poste.
Mouna Aghlal - 11 mars 2026Monde - L'Espagne a décidé de mettre un terme au mandat de son ambassadrice en Israël, rappelée depuis plusieurs mois dans un contexte de fortes tensions diplomatiques.
Ilyasse Rhamir - 11 mars 2026Monde - Face à l’envolée des prix du brut provoquée par la guerre en Iran et les perturbations dans le détroit d’Ormuz, Washington autorise pendant un mois la vente de cargaisons de pétrole russe déjà chargées en mer afin de stabiliser l’offre mondiale.
Ilyasse Rhamir - 13 mars 2026Monde - L’escalade militaire au Proche-Orient se poursuit. L’Iran évoque le maintien de la pression sur le détroit d’Ormuz tandis que les frappes s’intensifient dans la région. La flambée du pétrole et les déplacements massifs de populations inquiètent la communauté internationale.
Ilyasse Rhamir - 12 mars 2026Monde - La France a annoncé le déploiement de moyens militaires en Méditerranée et au Proche-Orient, dont une frégate et le porte-avions Charles-de-Gaulle.
El Mehdi El Azhary - 4 mars 2026