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Arabie Saoudite : un adolescent de 18 ans condamné à mort

Par H.L.B, Publié le 10/06/2019, mis à jour le 30/12/2019
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L'Arabie saoudite a l'intention d'exécuter le garçon, qui vient d'avoir 18 ans, pour avoir participé à une manifestation.

 

À l'âge de 10 ans, le jeune Murtaja Qureiris a organisé avec 30 autres enfants une marche de protestation pour les droits de l'homme.

 

Qureiris, qui était le chef du groupe, avait levé un mégaphone et crié : "Le peuple réclame les droits de l'homme !"

 

À l'âge de 13 ans, l'enfant a été arrêté par les autorités frontalières saoudiennes à l'époque du Roi Fahd, alors qu'il voyageait avec sa famille.

 

Les avocats et les militants le considéraient, vu son âge, comme le plus jeune détenu politique connu en Arabie saoudite.

 

L'Arabie saoudite a gardé Qureiris pendant près de quatre ans en détention provisoire et a maintenant l'intention de l'exécuter, a rapporté CNN.

 

Les autorités saoudiennes l'ont inculpé, ainsi que son frère Ali Qureiris, d'avoir prétendument lancé des cocktails Molotov dans un poste de police d'Awamiya, dans l'est du pays.

 

Il a été poursuivi par un tribunal antiterroriste qui l'a accusé d'appartenir à un groupe terroriste extrémiste, d'avoir commis des actes de violence lors de manifestations et d'avoir tiré sur les forces de sécurité, indique la CNN.

 

Qureiris a démenti les accusations et a déclaré que les autorités saoudiennes avaient obtenu ses aveux sous la contrainte.

 

À 11 ans, Qureiris a été témoin de la mort de son frère lors d'une protestation. Dans une séquence vidéo obtenue par CNN, des personnes en deuil pendant les funérailles d'Ali ont chanté des slogans anti-gouvernement.

 

Les autorités saoudiennes ont également emprisonné son père l'année dernière. Un de ses frères a également été incarcéré.

 

CNN a appris que les autorités saoudiennes cherchent à crucifier ou à démembrer Qureiris après son exécution dans le cadre de l'application de la forme la plus sévère de la peine capitale.

 

Auparavant, l'Arabie saoudite avait déclaré aux Nations Unies qu'elle n'imposait pas la peine de mort aux personnes ayant commis des crimes avant l'âge de la responsabilité pénale, qui est de 18 ans.

 

Cela pourrait expliquer pourquoi les autorités saoudiennes ont maintenu le jeune garçon en détention provisoire pendant près de quatre ans.

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