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Nasser Bourita signe deux tribunes sur le Sahara

Le chef de la diplomatie marocaine a signé deux tribunes ces deux derniers jours, portant sur le Sahara et les éventuels effets de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur cette région. Lesdites tribunes signées par Nasser Bourita ont été publiées par le magazine Jeune Afrique le 3 février 2021 et par le journal espagnol El Mundo ce 4 février 2021. À travers ces deux textes, le ministre des Affaires étrangères réitère que l’objectif du Royaume est d’assurer la stabilité et la sécurité durables sur l’ensemble de son territoire ainsi que la paix au Moyen-Orient.

Par Nora Jaafar, Publié le 04/02/2021 à 14:12, mis à jour le 04/02/2021 à 16:09
         Temps de lecture 5 min.
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Nasser Bourita signe deux tribunes sur le Sahara

Nasser Bourita confiant que le Maroc est sur la bonne voie pour la résolution de la question du Sahara. Le chef de la diplomatie marocaine a publié deux tribunes à ce sujet ces mercredi 3 et jeudi 4 février sur deux supports médiatiques internationaux de renom : le magazine Jeune Afrique et le journal espagnol El Mundo. Le ministre des Affaires étrangères a souligné que la décision des États-Unis de reconnaître la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de ses territoires sahariens et leur soutien clair à l’initiative marocaine d’autonomie ont surpris beaucoup de monde. Bien que cette démarche ait déplu à certains, elle a toute de même été saluée par la majorité de la communauté internationale. «Le poids de cette décision est à lire à l’aune de celui de son auteur : puissance globale, membre permanent du Conseil de sécurité», note-t-il en précisant que les USA sont aussi un allié majeur du Royaume. En effet, au cours des deux dernières décennies, Rabat a su consolider ses relations bilatérales avec Washington, et ce au fil des différentes administrations. Pour Bourita, la reconnaissance américaine vient marquer un tournant sans précédent dans la résolution du dossier du Sahara, qui dure depuis trop longtemps, et rapproche le Maroc de son objectif d’assurer une stabilité et une sécurité durables dans les provinces du Sud.

 

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Des positions opposées

Selon le ministre, «dans ce conflit, ce sont deux visions qui s’opposent». Il explique que, d’une part, le Maroc et le roi Mohammed VI veulent offrir un avenir meilleur à cette région conflictuelle, et ce à travers des investissements d’envergure de l’ordre de sept milliards de dollars. «À la vision royale de ne pas laisser les populations otages du processus politique qui s’enlise», a-t-il avancé. Cependant, Bourita soutient que d’autre part, les parties «qui privilégient le statu quo, voire le pourrissement», entravent «l’intégration économique régionale», et menacent «la sécurité dans une région instable», tout en «faisant fi des conséquences humanitaires en jeu». Face à ces deux positions contraires, l’initiative américaine prend toute son ampleur et confirme le début d’une série d’actions décisives qui permettrait de parvenir à une solution politique réaliste et permanente «basée sur le plan d’autonomie» proposé par le Maroc. Ce dernier laissera libre cours aux habitants du Sahara de gérer leurs affaires politiques, économiques et sociales par le biais d’organes législatifs, exécutifs et judiciaires exclusifs à leur région.

 

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Le soutien infaillible des USA

De plus, rappelle Nasser Bourita, le plan d’autonomie marocain est le résultat de consultations approfondies entre le Souverain et l’administration de Bill Clinton. Il a ensuite été longtemps examiné et étudié par l’administration de George W. Bush, puis a été soutenu par l’administration de Barack Obama, affirme-t-il. Le responsable précise ainsi dans ses tribunes que la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara par l’administration de Donald Trump n’est en fait que l’aboutissement des efforts déployés au fil des ans et le signe de la position constante de Washington sur la question. «Le soutien fort des États-Unis ne surprend donc que l’ignorance et l’amnésie», lance le chef de la diplomatie. Selon lui, la proclamation présidentielle de l’ex-président américain s’aligne aussi sur l’évolution du dossier du Sahara au sein de l’Organisation des Nations Unies (ONU), dont plusieurs envoyés et émissaires ont maintes fois réitéré «que l’indépendance du Sahara n’était pas une option réaliste et viable». Et d’insister sur le fait que les 17 dernières résolutions du Conseil de sécurité découlent d’une conviction claire de la nécessité de parvenir à une «solution politique réaliste et permanente», ainsi que de la crédibilité et du sérieux des efforts du Maroc pour sortir de l’impasse.

 

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Le Maroc ne compte pas fléchir

Par ailleurs, Nasser Bourita a affirmé dans ses deux tribunes que le Maroc s’engage à poursuivre le processus politique entamé par l’ONU et ses agences, et ce afin d’atteindre ses objectifs. Ainsi, il respectera les normes claires basées sur la détermination et l’inclusion de l’ensemble des parties impliquées dans ce conflit régional. Il s’agit d’un engagement exprimé par le roi Mohammed VI au Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, indique le ministre. Et de lancer : «ceux qui croient contrarier le Maroc en s’opposant à son initiative d’autonomie ne font que servir une impasse et s’opposent en réalité à la seule promesse d’une solution sans vainqueur ni vaincu, et qui bénéficie d’un élan d’appui international de plus en plus affirmé». Un soutien international croissant qui, selon le responsable, a été confirmé lors d’une conférence ministérielle à l’initiative du Maroc et des États-Unis. 42 pays ont participé à cet événement pour assurer leur appui à la cause marocaine et à la souveraineté du Royaume sur son Sahara.

 

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Enfin, le ministre marocain a soutenu que la décision américaine de se joindre à 20 autres pays pour inaugurer les consulats de Laâyoune et de Dakhla encouragera certainement d’autres pays à faire prochainement de même. En conclusion, Bourita précise que la signature de la déclaration tripartite du 22 décembre, dont la proclamation présidentielle américaine, vise avant tout à assurer la stabilité dans le Maghreb et par la même occasion la paix au Moyen-Orient.

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