Contribution professionnelle unique : mode d’emploi

image defaut author user

Temps de lecture :

La direction générale des impôts © DR

A
A
A
A
A

Introduite par la Loi de finances (LF) 2021, la Contribution professionnelle unique (CPU) est entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Elle cible les activités professionnelles à faible revenu en se substituant à l’impôt sur le revenu, à la taxe professionnelle et à la taxe sur les services communaux. Un guide expliquant l’application du régime de la contribution professionnelle unique (CPU) a été publié par la Direction générale des impôts (DGI). Détails.

Recommandée lors des troisièmes assises nationales de la fiscalité, la Contribution professionnelle unique est entrée en exercice le 1er janvier 2021. Cette dernière a été introduiteen faveur des activités professionnelles à faible revenu. Le but étant de permettre à cesdernières de s’acquitter d’un seul impôt englobant d’une part les impôts et taxes à caractère professionnel (IR, taxe professionnelle et taxe sur lesservices communaux) et de l’autre un complément de droit destiné aux prestations sociales couvrant dans un premier temps l’Assurance maladie obligatoire (AMO).

Qui profite du régime de la CPU ?

Sont soumis au régime de la CPU trois types de contribuables :

– Les contribuables personnes physiques dont les revenus professionnels étaient déterminés selon le régime du bénéfice forfaitaire, avant l’entrée en vigueur des dispositions de la LF pour l’année 2021.

– Les contribuables qui entament l’exercice de leurs activités professionnelles, à compter du 1er janvier 2020.

– Les contribuables soumis antérieurement au régime du résultat net réel ou du résultat net simplifié et dont le chiffre d’affaires est inférieur au nouveau seuil fixé à 2.000.000 DH par la Loi de finances pour l’année 2020.

Afin de pouvoir profiter de la CPU, les assujettisdoivent remplir certaines conditions d’application. Ainsi, le montant du chiffre d’affaires annuel réalisé ne doit pas dépasser2 millions de DH, pour les activités commerciales, industrielles et artisanales et 500.000 DH, pour les prestataires de services. Aussi, les contribuables doivent être adhérents au régime de l’AMOde base conformément à la législation et à la réglementation en vigueur.

Comment profiter de la CPU?

Les nouveaux contribuables éligibles à la CPU qui désirent opter pour ce régime doivent adresser leur demande «par lettre recommandée avec accusé de réception où la remettre contre récépissé à l’inspecteur des impôts du lieu de leur domicile fiscal ou de leur principal établissement», rapporte la DGI dans son guide.

– Dans le cas de l’exercice de l’option en début d’activité : avant le 1er avril de l’année suivant celle du début d’activité.

– Dans le cas de l’exercice de l’option en cours d’activité : dans le délai de dépôt de déclaration du revenu global de l’année précédente à savoir avant le 1er mai de l’année en cours.

L’option précitée reste valable tant que le chiffre d’affaires réalisé n’a pas dépassé pendant deux années consécutives les limites du chiffre d’affaires précitées. En cas de dépassement desdites limites pendant deux ans, le régime du résultat net réel est applicable aux revenus professionnels réalisés à compter du 1er janvier de l’année suivant ces deux années.

Dernier articles
Les articles les plus lu
L’AMMC valide la mise à jour du programme de billets de trésorerie d’OCP SA

Économie - L'AMMC a annoncé avoir visé la mise à jour annuelle du dossier d’information relatif au programme d’émission de billets de trésorerie d’OCP SA.

Rédaction LeBrief - 10 février 2026
Forum international de l’artisanat : trois nouveaux accords signés à Rabat

Economie - trois conventions et un mémorandum ont été signés pour soutenir le financement, l’export, l’assurance et la digitalisation l'artisanat.

Mouna Aghlal - 9 février 2026
Banques : un système résilient face aux nouvelles turbulences du crédit mondial

Economie - Le système bancaire marocain aborde 2026 avec résilience, porté par des financements stables mais confronté à des risques globaux croissants.

Mouna Aghlal - 9 février 2026
Transition bas carbone : une dynamique déjà bien engagée chez les PME marocaines

Economie - Selon une enquête BEI/UE, 70% des PME marocaines sont engagées dans la décarbonation, dont 22% avec une stratégie active.

Mouna Aghlal - 9 février 2026
Bourse de Casablanca, marché à terme et liquidité

Économie – Le lancement du marché à terme, annoncé par Nadia Fettah, le 9 février, à Casablanca, vise précisément à combler un certain retard.

Sabrina El Faiz - 9 février 2026
Cultures sous serre : le froid et les pluies limitent l’offre et soutiennent les prix

Economie - Les conditions climatiques froides et pluvieuses ont fortement réduit la production de légumes sous serre au Maroc, favorisant le développement de maladies et de ravageurs.

Mouna Aghlal - 9 février 2026
Voir plus
Visa Schengen : le cauchemar européen à prix d’or

Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…

Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025
Coût, impact… tout savoir sur la nouvelle LGV Kénitra-Marrakech

Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.

Hajar Toufik - 25 avril 2025
Où en est l’avancement du gazoduc Nigeria-Maroc ?

Économie - Le projet de gazoduc Nigeria-Maroc progresse : 13 pays engagés, signature intergouvernementale à venir et lancement d’un premier tronçon entre Nador et Dakhla.

Hajar Toufik - 14 juillet 2025
BTP : le Maroc bétonne ses règles

Dossier - Pas d’attestation, pas de chantier. C’est simple, non ? Pas de couverture décennale, pas de livraison. N'y réfléchissons pas trop !

Sabrina El Faiz - 19 juillet 2025
Régions : qui profite vraiment du Maroc des grands chantiers ?

Économie - Le Maroc construit partout, mais se développe-t-il partout ? Analyse région par région…

Sabrina El Faiz - 25 octobre 2025
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire