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Passeport Covid-19 : ce que l'on sait

Évoqué en début de semaine par le ministre de la Santé Khalid Aït Taleb, le "passeport Covid-19" serait désormais l’incontournable solution pour la reprise de l’activité aérienne internationale. L’Association internationale du transport aérien (IATA), dont les 290 compagnies membres représentent 80% du trafic aérien mondial, a affirmé que sans ledit passeport, les voyageurs ne pourront pas monter dans les avions. Quel est donc ce "passeport Covid-19" tant prisé par l’IATA ? Et quels sont ses avantages et ses inconvénients ?

Par H.L.B, Publié le 04/12/2020, mis à jour le 06/01/2021          Temps de lecture 3 min.
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passeport Covid-19

Pour relancer le secteur aérien dans le monde, l’Association internationale du transport aérien (IATA) a proposé la solution du "passeport Covid-19". En début de semaine, Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé, a également parlé de cette solution, expliquant que «le passeport immunologique sera obligatoire pour circuler librement dans le monde entier». Le ministre a ainsi souligné que c’est pour cette raison que le Maroc a choisi, dans le cadre de ses perspectives post-coronavirus, des vaccins reconnus par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et qui font partie du programme COVAX. L’objectif étant de permettre aux «Marocains vaccinés de voyager partout dans le monde». Ces derniers seront inscrits sur des listes électroniques et se verront attribuer des QR codes, a ajouté Aït Taleb. 

 

Qu’est-ce que le "passeport sanitaire" ?

Selon l’IATA, qui a décidé de lancer très prochainement son "passeport Covid-19", cette solution «servira de carte d’assurance maladie numérique» et facilitera les déplacements internationaux des voyageurs. Les Inspirations Éco indique ainsi que «les 290 compagnies aériennes membres de cet organisme, dont Royal Air Maroc, et qui représentent 80% du trafic aérien mondial et, donc, des milliards de passagers, exigeront bientôt ce “sésame” de ceux qui désirent emprunter leurs lignes». Le projet de "passeport sanitaire" en question, qui sera sous forme d’une application mobile, est un écosystème permettant le partage d’informations avec les autorités sanitaires et les professionnels de santé des différents pays. Cette application, qui portera le nom de IATA Travel Pass, «gérera et vérifiera le flux sécurisé des informations nécessaires sur les tests ou les vaccins entre les gouvernements, les compagnies aériennes, les laboratoires et les voyageurs», explique Alexandre de Juniac, président directeur général de l’IATA. Ce dernier précise que ce «laissez-passer de santé numérique» soutiendra la réouverture en toute sécurité des frontières, tout en garantissant «aux gouvernements des pays d’accueil qu’on ne transporte pas le virus», rapporte La Dêpeche. «À signaler qu’officiellement, cette application n’oblige personne à se faire vacciner», a-t-il souligné.

 

Avantages et inconvénients du passeport Covid-19

Outre la relance du secteur aérien mondial, dont les transporteurs ont perdu 60% de leur chiffre d’affaires lors de la crise sanitaire selon l’IATA, le passeport Covid-19 permettra la reprise de la plupart des voyages internationaux, et ce sans l’obligation de la quarantaine en vigueur. Cette interface, qui pourrait voir le jour d’ici au premier trimestre 2021, représentera une garantie de non-circulation du virus à travers les pays. Cependant, certains médecins estiment qu’il y a un risque que «de faux passeports sanitaires se créent à gauche et à droite» et que l’adoption de cette solution crée «un précédent grave» qui imposera la mise en place de nouveaux passeports sanitaires contre le VIH Sida, le choléra ou contre d’autres épidémies. D’après Les Inspirations Éco, l’autre crainte que suscite ce "laissez-passer numérique" est l’éventuelle apparition de deux catégories de citoyens : les vaccinés et les non-vaccinés. Ces derniers, poursuit la même source, «n’auront plus forcément les mêmes droits et ne se croiseront peut-être plus». «Nous allons avoir des barrières que sont celles du vaccin et il faudra faire avec», lance un médecin épidémiologiste. Pire encore, déplorent d’autres experts, ce passeport sanitaire pourrait ouvrir la voie à une forme de discrimination au niveau d’autres secteurs, notamment refuser d’embaucher quelqu’un parce qu’il n’est pas vacciné, refuser d’accueillir une personne non vaccinée dans un restaurant ou dans un bâtiment accueillant du public, comme la mairie ou le bureau de poste.

 

Enfin, il est sûr que le passeport sanitaire est porteur d’espoir non seulement pour les opérateurs des secteurs aérien et touristique, mais également pour les populations qui ont été obligées pendant près d’un an de suspendre tout plan de voyage. Néanmoins, l’application de cette solution doit être très bien étudiée et contrôlée afin d’éviter toute forme de marginalisation et de favoriser l’égalité des chances.

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