Aller au contenu principal

Commande publique : les entreprises marocaines d’abord…

L’opérationnalisation de la préférence des produits marocains dans la commande publique et les achats des communes figurait parmi les mesures phares défendues par le patronat pour la relance de l’économie. Dans une circulaire, le Chef du gouvernement appelle à prioriser les entreprises nationales, coopératives, union des coopératives et autoentrepreneurs dans le cadre des appels d’offres de l’administration, des collectivités territoriales ainsi que des entreprises publiques. La commande publique représente un gisement d’opportunités pour des milliers d’entreprises. Certaines ne vivent que de cela, d’où le tollé soulevé par la tentative du gouvernement de réduire les investissements pour faire face aux dépenses exceptionnelles liées à la crise sanitaire au début de la pandémie.

Par J.R.Y, Publié le 15/09/2020, mis à jour le 15/09/2020
Teaser Media
maroc préférence

C’est l’une des principales propositions de la CGEM pour la relance de l’économie qui vient d’être validée par le Chef de gouvernement. L’opérationnalisation de la préférence des produits marocains dans la commande publique et les achats des communes figurait parmi les mesures phares défendues par le patronat. Il milite aussi pour des droits de douane/TVA différenciés pour favoriser la production locale. Dans une circulaire adressée aux ministres, le Chef du gouvernement appelle à activer la préférence nationale dans le cadre de la commande publique.

Le document stipule que la priorité doit être accordée aux entreprises nationales, coopératives, union des coopératives et autoentrepreneurs dans le cadre des appels d’offres de l’administration, les collectivités territoriales ainsi que les entreprises publiques. Les porteurs de projets devront donc appliquer un taux de dépassement prédéfini en fonction du montant des offres financières présentées par les entreprises étrangères. Ainsi, pour une offre financière ne dépassant pas 100 millions de DH, le taux est fixé à 15% et le porteur de projet devra prioriser l'entreprise marocaine même si elle est plus chère de 15%. Lorsque l'offre se situe au-dessus de ce seuil, il s’applique une majoration de 15% sur les 100 millions de DH et 7,5% sur le reliquat, rapporte Ecoactu.

La commande publique représente un gisement d’opportunités pour des milliers d’entreprises. Certaines ne vivent que de cela, d’où le tollé soulevé par la tentative du gouvernement de réduire les investissements pour faire face aux dépenses exceptionnelles liées à la crise sanitaire au début de la pandémie. Il a finalement fait marche arrière. Toute politique d’austérité accentuerait les effets de la crise, disent de nombreux experts. À fin août, les investissements du budget général affichaient une baisse de 4,7%. Par contre, les dépenses de biens et services ont augmenté de 8,3%.


  • Partagez

Licenciement économique : parfois nécessaire, gare aux abus

Malgré le dispositif de soutien public, des milliers d’entreprises ne résisteront pas à la crise et...

La BEI signe un accord de 200 millions d’euros pour soutenir l’agriculture marocaine

Ce mercredi 16 septembre, la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque marocaine Crédit Agricole du Maroc (CAM) ont signé un accord de 200 millions d’euros pour soutenir les entreprises ma...

OCDE : une récession moins forte mais inédite en temps de paix

L’OCDE table désormais sur une récession de l’économie mondiale de 4,5% contre 6% anticipée en juin...

Rebooster le Tourisme : le Maroc multiplie ses rencontres à l’étranger

Nadia Fettah Alaoui, ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Économie soc...

Conjoncture : des impayés plus importants en 2021 ?

Il n’y a pas mieux que les banques pour livrer une analyse fine de la situation individuelle des en...

Conseil d’administration de la CGEM : le PLF à l’ordre du jour

Dans un contexte sanitaire de plus en plus tendu, engendrant une crise économique sans précédent, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) prévoit de tenir son conseil d’administratio...