Aller au contenu principal

Rentrée scolaire 2020-21 : toujours pas de solution au conflit parents d'élèves-écoles privées

La rentrée scolaire 2020-21 approche, mais le conflit opposant les parents d’élèves aux établissements scolaires privés se poursuit encore. L’Union des parents d'élèves déplore que le gouvernement néglige l’impact financier de la crise sanitaire sur leurs revenus, tandis que les écoles privées dénoncent que la méthode d’enseignement à distance les mènera vers leur ruine. De son côté, le Conseil de la concurrence examine les modalités des opérations commerciales du secteur de l’enseignement privé.

Par H.L.B, Publié le 12/08/2020, mis à jour le 12/08/2020
Teaser Media
Rentrée scolaire 2020-21

À l’approche de la rentrée scolaire, prévue le 7 septembre 2020, le bras de fer entre les parents d’élèves et les écoles privées se poursuit. Dans son édition du jour, le quotidien Al Massae, rapporte que l’Union des parents d’élèves de l’enseignement privé au Maroc a de nouveau sollicité le soutien de Saad Dine El Otmani, Chef du gouvernement. Dans une lettre, l’Union réagit aux revendications que les établissements privés ont communiquées à El Otmani, lors de sa dernière rencontre avec leurs représentants. 

Pour les parents d’élèves, le gouvernement fait fi de leurs contraintes et de leurs tourmentes, liées à l’impact financier de la pandémie du coronavirus sur leurs revenus et leurs budgets. Selon le journal, ils déplorent aussi que la méthode de l’enseignement à distance a montré ses limites, et que l’encadrement de l’État est défaillant en la matière. Notons que de leurs côtés, les écoles privées avancent que cette solution a poussé plusieurs établissements à déclarer faillite. Les parents appellent ainsi le gouvernement «à adopter une méthode participative dans la gestion de ce dossier et à fixer une date définitive, afin d’apaiser le conflit entre les deux parties», explique la même source.

En outre,  l’Union des parents a souligné qu’en l’absence d’un cadre juridique, l’État est dans l’incapacité d’exercer une quelconque pression sur le secteur privé de l’enseignement et «d’asseoir une emprise sur le volet commercial de ces opérateurs». En d’autres termes, explique Le360, il s'agit de l’application des dispositions de l’article 14 de la loi-cadre qui fixe «les modalités des frais d’inscription, de scolarité et d’assurance des établissements privés au Maroc».

 

Nécessité d'un cadre juridique à l’Éducation nationale

Dans une interview accordée à Hespress Fr, Noureddine Akoury, président de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves au Maroc (ANAPEM), a soutenu qu’il a remis un mémorandum détaillé portant sur les controverses entre familles et écoles privées. En réponse, le Conseil a expliqué qu’aucun «cadre juridique reliant l’État à l’enseignement privé» n’a été retrouvé, et qu’il est actuellement «en train de passer en revue les droits d’assurance des écoles privées, leurs frais d’études et la nature de leurs tâches mensuelles en cas d’urgence sanitaire ou de non-scolarisation». Nos confrères rapportent ainsi que ce mercredi, ledit Conseil poursuivra ses concertations à ce sujet avec la société civile et les associations de protection des consommateurs.

Selon Akoury, il est impératif d’établir en urgence un cadre juridique à l’Éducation nationale, et ce pour protéger les droits de tous les acteurs et intervenants. Il a également dénoncé que certaines écoles privées font la promotion de «contrats d’inscriptions illégaux», qui édictent «l’exécution de tâches scolaires en cas d’urgence hors du contrôle de l’institution». Tout en appelant les parents à ne pas accepter ce genre de contrats, le président de l’ANAPEM propose la mise en place d’un formulaire d’inscription qui doit être signé, ratifié et enregistré auprès des autorités. De cette façon, poursuit-il, «le signataire devra “s’acquitter de ses devoirs et obligations en cas d’urgence indépendante de la volonté de l’institution». Et d’ajouter : «Il adhérera de ce fait aux différents types de recommandations imposées par une éventuelle situation d’état d’urgence, y compris celle des cours à distance».


  • Partagez

Plusieurs nouvelles professions intègrent l’assurance maladie des indépendants

Ce jeudi 24 septembre, lors de la réunion du Conseil de gouvernement, trois projets de décrets relatifs à l’assurance maladie obligatoire (AMO) ont été adoptés. Le premier, n° 2.20.657 complétant l’an...

L'eau de rose pour ne pas vieillir

L’eau de rose est l'un des produits tendance de la "cosmétique naturelle". Une essence florale disponible partout au Maroc qui est l'un des plus grands exportateurs de roses parfumées. La ca...

Un Marocain arrêté en Espagne pour blanchiment d’argent

Dans son édition de ce vendredi 25 septembre, le quotidien arabophone Assabah rapporte que le Centre national espagnol des renseignements a lancé, en coordination avec la police, mais aussi la Guardia...

Covid-19 : des batailles remportées mais pas la guerre

Bien que la pandémie du coronavirus continue de se propager au Maroc, certaines villes ont réussi l...

HCP : la situation des réfugiés passée à la loupe

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a dévoilé ce jeudi les résultats d’une enquête menée sur les réf...

Ouverture des précommandes pour le nouveau Samsung Galaxy S20 FE

Samsung Electronics Co., Ltd. a récemment dévoilé le Galaxy S20 Fan Édition (FE), le dernier membre de la famille Galaxy S20. Il s’agit d’un smartphone haut de gamme conçu sur la base des attentes des...