Aller au contenu principal

Date, prix, conditions de la célébration... tout ce qu’il faut savoir sur l’Aïd Al-Adha

Cette année, la célébration de l’Aïd Al-Adha aura lieu pendant la dernière semaine du mois de juillet. À l’approche de cette fête religieuse et sociale très importante, les préparatifs visant à garantir son bon déroulement ont été lancés, avec des précautions supplémentaires. Voici tout ce qu’il faut retenir sur le déroulement de cette prochaine fête du sacrifice, événement annuel le plus significatif pour les musulmans.

Par Khansaa B., Publié le 10/07/2020, mis à jour le 10/07/2020
Teaser Media
Aïd Al-Adha

Cette année, le 1er Dou Al-Hijja, le dernier mois sacré du calendrier Hijri et le mois où est effectué le Hajj (pèlerinage), devrait correspondre au mercredi 22 juillet. Aïd Al-Adha 1441, fête religieuse célébrée par les musulmans du monde entier le dixième jour dudit mois, au lendemain du rassemblement habituel de millions de pèlerins sur le mont d’Arafat à La Mecque, aurait donc lieu le vendredi 31 juillet. Pendant cette fête religieuse, les musulmans sacrifient du bétail, des moutons, des vaches ou des chèvres, dans le respect de la Sunna du prophète Mohammed.

Comme chaque année, à l’approche de la date de cette commémoration du sacrifice inachevé d'Ismaïl, fils du Prophète Ibrahim, les préparatifs ont déjà commencé. Cependant, en raison de la pandémie du nouveau coronavirus, des mesures préventives supplémentaires ont été mises en place afin d’assurer de meilleures conditions sanitaires. Ce mercredi 8 juillet, les ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur ont confirmé que la célébration de l’Aïd Al-Adha sera bien maintenue cette année. Cependant, afin de garantir le bon déroulement de cette fête, il est prévu que «outre les mesures habituelles de suivi sanitaire des animaux et des conditions d’hygiène, des mesures additionnelles préventives doivent être observées». À cet effet, l’Intérieur publiera un guide des mesures sanitaires préventives du Covid-19 à respecter le jour de l’Aïd, notamment par les bouchers, et des mesures organisationnelles à instaurer dans les marchés de bestiaux. De plus, des souks additionnels temporaires seront installés et les mesures de contrôle pour le transport des animaux seront renforcées sur l’ensemble du territoire. Enfin, les deux d’épatements ont également annoncé l’extension des mesures sanitaires aux métiers conjoncturels qui se développent autour de l’évènement d'Aïd Al-Adha pour les préserver.

 

Identification et prix des ovins et des caprins

En juin dernier, l’Office national marocain de sécurité sanitaire des aliments (ONSSA) avait annoncé que plus de 4,5 millions de têtes d’ovins et caprins avaient été identifiées entre le 22 avril et le 6 juin 2020. Afin d’assurer la traçabilité du parcours du bétail depuis l’élevage jusqu’au point de vente, une boucle jaune portant un numéro de série unique est placée sur l’une des oreilles des animaux. Cette démarche d’identification certifie la bonne santé de l’animal. Ainsi, l’ONSSA recommande aux Marocains de n’acheter que le cheptel identifié, vendu dans des points de vente reconnus.

En ce qui concerne les prix de vente des moutons, Le360, qui a contacté des clients et éleveurs rencontrés sur le marché, a souligné que les tarifs ont été fixés. Cette année, la baisse de la demande en raison de la crise due au nouveau coronavirus a causé une chute considérable des prix, constate le journal digital. Celui d’une bête de sacrifice varie entre 1000 et 4000 dirhams, en fonction de son poids. Au souk de Mediouna dans la banlieue casablancaise, un jeune éleveur exhibant des moutons Sardi a déploré que bien que la bête est nourrie au maïs et à l’orge, elle est vendue à 3400 dirhams, et pourrait même être cédée à 2800 dirhams. «L’année dernière, j’en aurais demandé 5500 dirhams», a-t-il regretté.

Ce constat s’aligne sur les affirmations avancées par Médias24 suite aux déclarations de la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar). Selon cette dernière, bien que la commission chargée de fixer les prix pour l’Aïd ne s’est pas encore réunie, les prix connaitront «une baisse de 10% par rapport à l’année dernière», en raison d’un «pouvoir d’achat qui sera relativement faible cette année, suite à la crise du Covid-19». Rappelons qu’en 2019, les prix variaient entre 47 et 52 dirhams le kilogramme.


  • Partagez

Une association d’avocats se place aux côtés de la victime présumée d’Omar Radi

Samedi 8 août, l’Association de défense des droits de l’Homme (ADDF) à Tétouan, qui réunit plusieurs avocats, a publié un communiqué exprimant son soutien à la victime présumée du journaliste Omar Rad...

Rentrée scolaire : le principe de rotation envisagé

Alors que le ministère de l’Éducation nationale a tranché pour la date de reprise des cours, plusie...

Covid-19 : un corps médical marocain épuisé et en colère

La colère du corps médical marocain a atteint son paroxysme la semaine dernière. La décision du min...

Royal Air Maroc : maintien des vols spéciaux jusqu’au 10 septembre

Ce lundi 10 août, Royal Air Maroc (RAM) a publié un communiqué annonçant le maintien des vols spéciaux jusqu’au 10 septembre 2020. Ces vols internationaux spéciaux, lancés depuis le 15 juillet dernier...

L’Identifiant national des professionnels de santé octroyé aux sages-femmes

L’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) a délivré l’Identifiant national des professionnels de santé et Établissement de santé (INPE) aux sages-femmes exerçant dans le secteur public et le se...

Tourisme : le contrat-programme n'a pas fait que des heureux

Le contrat-programme 2020-2022, signé jeudi dernier lors de la 9e réunion du Comité de veille écono...