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5G : Beaucoup de promesses...et d'interrogations

La cinquième génération de standards pour la téléphonie mobile (5G) est déjà disponible dans certains pays, mais avec un déploiement limité à quelques grandes villes. Au Maroc, il faudra attendre encore quelques années, au moins trois selon certaines sources, pour avoir les premières offres. Les promesses de la 5G vont bien au-delà de la simple augmentation des débits. Par ailleurs, l'un des principaux équipementiers, le chinois Huawei focalise toute l'attention. L'entreprise est accusée d'espionnage par les États-Unis et y est même blacklistée. Derrière l'argument sécuritaire, beaucoup voient dans l'attitude des États-Unis, une guerre technologique cachée.

Par J.R.Y, Publié le 17/05/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Lorsque vous avez un réseau 5G de bonne qualité et un téléphone performant qui va avec, vous pouvez télécharger un fichier de 1,5 Go en moins de 2 minutes. La cinquième génération de standards pour la téléphonie mobile offre des promesses bien au-delà de la simple augmentation des débits. Des améliorations substantielles sont attendues au niveau de la latence, entre autres. De quoi accélérer le développement des usages. Les nouvelles infrastructures télécoms promettent de révolutionner l'internet des objets dont l'usage des outils connectés, de la voiture autonome...La masse de données qui transitera par les réseaux 5G et la multiplication des équipements connectés remettent la sécurité au cœur des enjeux de cette nouvelle technologie. Celle-ci est déjà disponible dans certains pays avec cependant une couverture limitée à quelques grandes villes. Au Maroc, il faudra patienter quelques années, au moins trois ans selon certaines sources, pour avoir les premières offres 5G.


 

Les États-Unis déclarent la guerre à Huawei

Depuis peu, l'un des fournisseurs de cette technologie, le chinois Huawei, focalise l'attention. Accusé d'espionnage, l'équipementier télécoms est dans le collimateur des États-Unis. Ces derniers mettent la pression sur leurs alliés afin qu'ils renoncent à s'équiper auprès de Huawei pour le déploiement de leurs réseaux 5G. Il lui est entre autres reproché sa proximité avec le gouvernement chinois. Un décret vient d'interdire aux sociétés télécoms américaines de s'équiper auprès d'entreprises jugées à risque. Personne ne doute que la mesure vise principalement le géant chinois. Leur réponse ne s'est pas fait attendre par voie de communiqué de presse : « Le fait d’interdire à Huawei d’opérer aux Etats-Unis ne rendra pas les Etats-Unis plus forts [...] Cela va seulement réduire les Etats-Unis à des alternatives de qualité inférieure et plus coûteuses qui entraîneront des retards dans le déploiement de la 5G et finiront par nuire aux intérêts des entreprises et des consommateurs américains ».

 

L'industriel subit les dégâts collatéraux de la guerre commerciale qui oppose les États-Unis à la Chine. Au-delà des accusations, qui restent à prouver, la percée de Huawei pourrait susciter des jalousies. L'entreprise chinoise se présente comme "le leader sans rival de la 5G". En outre, elle bouscule l'hégémonie d'Apple et de Samsung sur le marché des smartphones. L'américain et le sud-coréen ont perdu des parts de marché ces dernières années principalement au profit de Huawei. Ce dernier a vendu autant de smartphones qu'Apple en 2018, même si leurs positionnements sont différents.

 

Un appel au boycott peu suivi

 

La 5G va incontestablement favoriser un saut en matière d'innovation dans bien des secteurs (industrie automobile, santé, robotique...) ce qui en fait un enjeu stratégique pour les prochaines années. Dans sa guerre contre Huawei, les États-Unis mettent la pression sur leurs alliés, notamment les européens, pour qu'ils se rangent de leur côté. Des appels insistants à renoncer aux services de l'équipementier chinois sont lancés. Pour l'instant, les dirigeants européens résistent aux pressions américaines. En marge du salon Vivatech qui se tient actuellement à Paris, le président français a indiqué que la France n'a pas l'intention d'interdire la participation de Huawei ou d'autres entreprises au déploiement de la 5G dans le pays. En même temps, "nous resterons extrêmement attentifs au sujet de l'accès aux technologies essentielles pour préserver la sécurité nationale", a-t-il prévenu.


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