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Akhbar Al Yaoum : Souleiman Raissouni accusé d'atteinte à la pudeur

Accusé sur les réseaux sociaux d’avoir agressé sexuellement un militant de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans) du Maroc, Souleiman Raissouni, rédacteur en chef du journal Akhbar Al Yaoum, a été arrêté pour atteinte à la pudeur. Ce lundi 25 mai, alors que le journaliste a été placé en détention par les autorités judiciaires, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a pour sa part publié un communiqué de presse exhortant les observateurs à s’abstenir de porter des jugements hâtifs, car l’affaire est toujours en cours d’instruction. De son côté, Reporters sans frontières (RSF), dénonce une «affaire politique».

Par Nora Jaafar, Publié le 26/05/2020 à 16:13, mis à jour le 26/05/2020 à 17:29
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Souleiman Raissouni accusé d'atteinte à la pudeur

Souleiman Raissouni, rédacteur en chef du journal Akhbar Al Yaoum, a été arrêté, le vendredi 22 mai devant sa maison à Casablanca pour «agression sexuelle» et «atteinte à la pudeur». Suite à une plainte déposée contre lui par un certain A.M, militant de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans), il a été placé en détention par la Cour d’appel de Casablanca ce lundi 25 mai, rapporte Yabiladi. FranceInfo indique que le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) n’a pas tardé à réagir face à cette décision. Le SNPM a ainsi publié un communiqué de presse précisant qu’il est en train de mener une investigation et de collecter des informations liées à ce dossier avant de pouvoir se prononcer. Tout en exprimant son respect pour le système judiciaire du pays, le syndicat soutient que les allégations imputées à Raissouni «doivent encore faire l’objet d’une enquête approfondie, car elles remontent à 2018». Et d’exhorter les gens à s’abstenir de tout jugement hâtif, car l’enquête est toujours en cours. «Les autorités judiciaires sont seules responsables de décider si Raissouni est innocent ou coupable», martèle le SNPM.

 

Selon Morocco World News, le journaliste comparaîtra devant le tribunal le 11 juin. La même source ajoute que le plaignant a déclaré qu’il ne voulait pas parler de l’agression en 2018 parce qu’il craignait les critiques et les répercussions dues à la position du pays sur les relations entre personnes du même sexe. En effet, l’article 489 du Code pénal stipule que ces relations sont illégales et que les contrevenants risquent une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans et d’une amende pouvant atteindre 1200 dirhams. En outre, A.M a révélé cette affaire sur les réseaux sociaux. Une démarche qui a été fortement critiquée par le SNPM, qui a jugé que les journaux digitaux qui ont relayé l’information ont transgressé «l’éthique journalistique».

 

Par ailleurs, cette affaire a suscité un débat entre les partisans de Raissouni, qui mettent en doute la véracité de l’accusation, et d’autres personnes qui s’abstiennent de rendre un jugement en attendant la procédure judiciaire. De son côté, Christophe Deloire, directeur de Reporters sans frontières (RSF), a affirmé sur Twitter son «entière solidarité» avec le rédacteur en chef. Ce dernier a évoqué une «affaire politique», tout en rappelant les dossiers de Taoufik Bouachrine, directeur du journal Akhbar Al-Yaoum, et de Hajar Raissouni, nièce de Souleiman Raissouni et également journaliste du même support. Pour rappel, Bouachrine a été condamné l’an dernier à 15 ans de prison ferme pour «viol», «traite d’être humain» et «agressions sexuelles». Des accusations qu’il rejette et dément à ce jour. Quant à Hajar Raissouni, elle a été arrêtée en août 2019 et poursuivie pour «avortement illégal», «atteinte à la pudeur» et «rapports sexuels extraconjugaux». La journaliste a finalement été graciée par le roi Mohammed VI après avoir été condamnée à un an de prison.

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