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Aux États-Unis, la crise du coronavirus présente plusieurs défis

Avec plus de 430.000 contaminations, les États-Unis deviennent le pays le plus touché par le coronavirus. Washington a également fait part, ce mercredi, pour la deuxième journée consécutive, du pire bilan quotidien mondial. Toutefois, Donald Trump, qui ambitionne d’obtenir en novembre prochain un second mandat présidentiel, se montre optimiste face à la crise sanitaire.

Par Khansaa B., Publié le 09/04/2020, mis à jour le 09/04/2020
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Aux États-Unis, la crise du coronavirus présente plusieurs défis

Alors que l’épidémie du Covid-19 continue sa propagation à l’échelle mondiale, les États-Unis sont désormais le pays qui compte le plus de cas confirmés de contamination. Depuis quelques jours, les Américains vivent au rythme des décomptes macabres de l’épidémie du coronavirus. Au total, 435.780 Américains ont contracté le virus, selon les dernières statistiques de Worldometers. Ce mercredi 8 avril, pour la deuxième journée consécutive, le pays a enregistré 2000 victimes supplémentaires en 24 heures, portant le bilan à 14.865 morts. Il s’agit du pire bilan quotidien dans le monde depuis le début de la pandémie.

Dans le pays, l’État de New York, le plus touché par la pandémie, a également enregistré un nouveau record de 731 morts en 24 heures. Au total, 5489 personnes sont décédées des suites de la maladie. Toutefois, Andrew Cuomo, Gouverneur de l’État, entrevoit de petites lueurs d’espoir, rapporte France24. Il a précisé que bien que New York soit l’État où meurent en ce moment le plus d’Américains du Covid-19, «la moyenne sur trois jours est en baisse, ce qui est une bonne nouvelle». «Nous sommes en train d’aplatir la courbe», a-t-il rassuré. Cependant, New York n’est pas le seul foyer de contagion aux USA. Les hôpitaux du New Jersey, ceux du Michigan et ceux de la Louisiane sont submergés, indique New Jersey Monthly.

Par ailleurs, avec la pandémie, le chômage a explosé aux États-Unis. Le nombre de nouvelles demandes d’allocation de chômage a explosé pour la troisième semaine d’affilée, avec 6,6 millions de nouveaux inscrits la semaine dernière. Alors qu'il avait remis le pays au travail, le président peine désormais à contenir ce flux record de réclamation d'indemnités de chômage. Dans ce sens, l’administration de Donald Trump a ainsi engagé de nouvelles discussions avec le Congrès pour débloquer 250 milliards de dollars supplémentaires. Les démocrates réclament une enveloppe totale de 500 milliards afin de préserver l’emploi sur le territoire.

Alors que le pays est en pleine crise sanitaire et financière, Trump a affirmé avoir bon espoir de voir la «lumière au bout du tunnel». Quant aux projections de la Maison-Blanche selon lesquelles le Covid-19 devrait faire entre 100.000 et 240.000 victimes, Trump a soutenu que son pays pouvait «faire beaucoup mieux».

 

Changement de perspective au sujet de la campagne pour la présidentielle

En février, Donald Trump avait du mal à prendre le coronavirus au sérieux. Évoquant des Fake News, il assurait qu’il s’agit d’une «petite Grippette, pas dangereuse». Cependant, alors que le bilan a continué à s’alourdir, le président a multiplié ses «changements de pied», indique Gilles Paris, correspondant du Monde à Washington. Selon ce dernier, Trump a eu du mal à considérer cette maladie comme un vrai danger, négligeant son impact sur l’économie américaine. En effet, le milliardaire républicain, qui ambitionne d’obtenir en novembre prochain un second mandat à la tête du pays, comptait se faire réélire grâce à son bilan économique. Cependant, compte tenu de la situation actuelle, Trump sera jugé sur la base de la gestion de cette crise sanitaire inédite. Selon un sondage de CNN, 55% des Américains estiment que le président est un mauvais gestionnaire de la crise et que le gouvernement fédéral n’a pas été à la hauteur.

Pour le Los Angeles Times, ce changement de perspective pourrait aider l’ancien vice-président, Joe Biden, à battre Trump. Même si Biden, candidat démocrate à la présidentielle depuis l’abandon de son dernier rival, Bernie Sanders, n’est pas sur les écrans de télé actuellement, il est toujours présent sur les réseaux sociaux, en direct de son sous-sol. La primaire des démocrates étant à l’arrêt, Biden se contente désormais de critiquer la gestion de l’épidémie par le président Donald Trump. Dans ses messages, il reprend le principal argument de sa campagne électorale : «je ne suis pas Trump». Un message dont les électeurs se souviendront en novembre estime la même source.


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