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Sommet du G5 Sahel : la nouvelle Coalition France-Afrique de l’Ouest

Après la mort de plusieurs soldats français en Afrique de l’Ouest, le président Emmanuel Macron a convoqué dans le cadre d’un sommet les dirigeants du G5 Sahel à Pau, une ville dans le sud de la France, en l’occurrence, ville de garnison de ces soldats. Lors de cette rencontre, qui a eu lieu le lundi 13 janvier, Macron a abordé avec ses homologues africains les mesures à adopter pour prévenir l’extension de la menace terroriste dans la zone dite des «trois frontières» (entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso), afin de ramener la stabilité dans la région.

Par Nora Jaafar, Publié le 14/01/2020 à 15:15, mis à jour le 14/01/2020 à 19:00
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Ce lundi 13 janvier, le président français Emmanuel Macron a reçu dans la ville de Pau, au sud de la France, les chefs d’État de l’Afrique de l’Ouest qui composent le G5 Sahel (Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie et Tchad) ainsi que le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, et le Président du Conseil européen, Charles Michel. Avant d’entamer les discussions, Macron a tenu à rendre hommage aux treize soldats français tués récemment au Mali près de la frontière du Niger. Le leader français a convoqué ce sommet, qui devait initialement avoir lieu en décembre, pour revoir la stratégie militaire contre les djihadistes qui menacent la zone des « trois frontières » (entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso), et pour appeler à une intervention urgente des alliés internationaux, indique RFI.

La nouvelle stratégie militaire de la France

Selon Euronews, de par ce sommet avec le G5 Sahel, Paris visait à re-légitimer la présence de ses forces armées en Afrique de l’Ouest. La même source indique que, vendredi dernier, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Bamako pour exiger le retrait des troupes françaises et étrangères. Face à ce mouvement de protestation croissant, les dirigeants du G5 ont exprimé dans un communiqué de presse «le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel et ont plaidé pour un renforcement de la présence internationale à leurs côtés», rapporte l’Observateur du Maroc et d’Afrique. Ils ont également souligné dans leur missive «leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les États-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité ». En réponse, Macron a indiqué qu’il espérerait «pouvoir convaincre le président Trump que la lutte contre le terrorisme se joue aussi dans cette région».

Le président français et ses homologues africains - Roch Marc Christian Kaboré (Burkina), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (Mauritanie), Mahamadou Issoufou (Niger) et Idriss Déby (Tchad) - ont ainsi convenu de mettre en place une nouvelle «Coalition pour le Sahel». Cette Coalition vise à coordonner les actions de toutes les parties prenantes dans un «cadre politique, stratégique et opérationnel». Elle se concentrera davantage sur la zone des «trois frontières» afin d’éliminer la menace de l’EIGS (État islamique au Grand Sahara), précise Le Point. Cette coordination s’effectuera «sous le commandement conjoint de la force Barkhane et de la force conjointe du G5 Sahel», souligne la déclaration commune signée par Macron et les leaders du G5. Ce communiqué annonce aussi la poursuite des efforts en matière d’aide au développement, un des autres axes stratégiques du G5, nous apprend la même source. Les pays de l’Afrique de l’Ouest ont ensuite expliqué que «cette action commune vise à protéger les populations civiles, à défendre la souveraineté des États du G5 Sahel (conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations unies et aux accords bilatéraux en vigueur), à prévenir une extension de la menace terroriste dans les pays frontaliers et à ramener la stabilité, condition indispensable du développement», indique l’Observateur du Maroc et d’Afrique.

De son côté, la France a également affirmé qu’elle était en train de mettre en place une opération appelée «Tacouba», qui regroupe les forces spéciales d’une douzaine de pays européens. Puis Macron a annoncé l’envoi de 220 soldats supplémentaires au Sahel pour soutenir les forces militaires françaises de l’opération «Barkhane», qui compte déjà 4 500 hommes qui combattent les djihadistes dans la région, ajoute Le360.

 

Pour rappel, plus de 4 000 personnes ont été tuées dans des attaques terroristes en 2019 au Burkina Faso, au Mali et au Niger, déplore l’ONU. L’organisation a également estimé que le nombre de personnes déplacées dans cette région s’élève à un million de réfugiés.

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