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Banques participatives : Jouahri dénonce des pratiques dangereuses

Les financements accordés par les banques et fenêtres participatives affichaient à fin octobre une croissance exceptionnelle de 128 % à 8,3 milliards de DH. L’activité en est encore à ces balbutiements, ce qui explique ces rythmes de croissance. Mais, ce n’est pas la seule raison. La production se ferait à des conditions dangereuses pour l’avenir, a sous-entendu le wali de Bank Al-Maghrib le mardi 17 décembre. La banque centrale a transmis un courrier au GPBM sous forme d’avertissement sur ces pratiques.

Par J.R.Y, Publié le 20/12/2019 à 15:27, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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À fin octobre, les banques et fenêtres participatives avaient accordé 8,3 milliards de DH de financement. L’encours est en hausse de 128 % sur un an. Tous les produits (immobilier, consommation et équipement) affichent des progressions à trois chiffres.

 

Une croissance à tout prix ?

Avec un encours de 7,3 milliards de DH, le financement participatif à l’immobilier est en hausse de 118 % alors que celui de la consommation a été multiplié par trois en l’espace d’une année pour un encours de 631 millions de DH. L’activité en est encore à ces balbutiements, ce qui explique ces rythmes de croissance. Mais, ce n’est pas la seule raison. La production se ferait à des conditions dangereuses pour l’avenir. C’est ce qu’a laissé entendre le wali de Bank Al-Maghrib en conférence de presse après le conseil de la banque centrale mardi dernier. « Certaines banques appliquent des conditions de financement très basses. Ce sont des pratiques qui peuvent affecter leur équilibre et porter préjudice au système », a-t-il indiqué. Pour gagner des parts de marché, certains établissements joueraient avec le feu. La tentation peut être forte surtout sur le financement participatif immobilier. C’est un produit fidélisant parce qu’il permet de nouer une relation sur plusieurs années, 10 ans, 15 ans voire 20 ans.

 

L’avertissement de Jouahri

La banque centrale a transmis un courrier au GPBM sous forme d’avertissement sur ces pratiques. Il y a un risque pour les banques et les fenêtres participatives, mais aussi pour les clients dans la mesure où les financements qui sont accordés aujourd’hui ne sont pas assortis d’une assurance. Le Takaful, l’assurance islamique, n’est pas encore prêt. Or, l’assurance est un maillon important dans la chaîne comme dans la finance conventionnelle. Plusieurs autres textes sont attendus pour compléter le dispositif et permettre aux banques et fenêtres participatives de développer leur activité. « L’écosystème n’est pas totalement prêt, mais nous savons où nous allons », a estimé le wali de Bank Al-Maghrib. Le processus de validation de certains textes et contrats sera accéléré. Par ailleurs, une réunion est prévue prochainement entre les dirigeants des banques et fenêtres participatives et Bank Al-Maghrib pour faire le point.

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