Aller au contenu principal

Retraites : Peu de chances que la défiscalisation passe

Plusieurs amendements de la loi de finances ont été adoptés jeudi dernier. Les conseillers ont notamment modifié l’article 56 du Code général des impôts, en excluant les pensions de retraite de la liste des revenus salariaux sur lesquels s’applique l’impôt sur le revenu. L’impact de la défiscalisation des retraites est évalué à 1 milliard de DH, un coût jugé très lourd pour le budget. L’amendement devrait probablement être rejeté par la Chambre des représentants.

Par Nora Jaafar, Publié le 09/12/2019, mis à jour le 30/12/2019
Teaser Media

Les députés (chambre des conseillers) ont voté plusieurs amendements, dont un concernant les pensions de retraite. L’abattement de l’impôt sur le revenu sur les pensions de retraite passera de 55 % à 60 %. Cette disposition concernera uniquement les retraites qui ne dépassent pas 168 000 DH. Autrement dit, pour une retraite annuelle de 100 000 DH, l’impôt sur le revenu sera appliqué sur un montant de 40 000 DH au lieu de 45 000 DH auparavant. C’est un petit coup de pouce au pouvoir d’achat des retraités.

 

Certains espèrent simplement la défiscalisation des pensions. Selon Akhbar-Al-Youm, la Chambre des conseillers a approuvé la modification de l’article 56 du code général des impôts. Cet article stipule que sont considérés comme revenus salariaux pour l’application de l’impôt sur le revenu : les traitements, les salaires, les indemnités et émoluments, les allocations spéciales, remboursements forfaitaires de frais et autres rémunérations allouées aux dirigeants des sociétés, les pensions, les rentes viagères, les avantages en argent ou en nature accordés en sus des revenus précités. Il a donc été retiré de cette liste les pensions de retraite. Seulement, l’amendement adopté par les conseillers doit faire l’objet d’une deuxième lecture au niveau de la Chambre des représentants. L’amendement pourrait passer à la trappe estime l’Économiste. L’impact de la défiscalisation des retraites est évalué à 1 milliard de DH, un coût jugé très lourd pour le budget.

 

Comme en France, paralysée par une grève suscitée par la réforme des retraites, le sujet reste très sensible au Maroc. La faiblesse des pensions ne permet pas de mener une vie décente à la fin de la vie active. D’où l’importance de constituer une retraite complémentaire, lorsqu’on en a la possibilité pour améliorer ses revenus. Pour un salarié par exemple, compter uniquement sur la pension CNSS serait une erreur.

La Banque mondiale révise la croissance du Maroc à la hausse

La croissance du PIB du Maroc devrait atteindre 4,6% en 2021, selon les dernières projections de la Banque mondiale. «Au Maroc, la production devrait rebondir à 4,6% en 2021 sous l'effet de plusieu...

Innovation et entrepreneuriat : le CAM et l'UM6P partenaires

Le groupe Crédit Agricole du Maroc (CAM) et l'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ont signé, mercredi, deux conventions de partenariat pour développer l'innovation et l'entrepreneuriat au Maro...

Antoum : la radio interne de la Société Générale

Société Générale Maroc vient de lancer "Antoum Radio", une radio interne à destination des collaborateurs de la banque. Par ce nouveau canal de communication interne, Société Générale Maroc vise à...

LafargeHolcim : la cimenterie de Settat très performante

LafargeHolcim peut être fière de la performance de ses unités marocaines et surtout de cette de Settat. La cimenterie de la capitale de la Chaouia, dont la capacité annuelle de production est de 1,7 m...

AMMC : un nouveau plan stratégique 2021-2023

La présidente de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a présenté, jeudi à Rabat, le nouveau plan stratégique de l'Autorité couvrant la période 2021-2023. Fruit d'un travail collaborat...

Comment certaines entreprises échappent-elles aux impôts ?

Il existe des sociétés qui ne paient pas d’impôts sur le bénéfice. Les entreprises des GAFA, notamment Apple Facebook, Amazon et Google, échappent également aux taxations dans les pays dans lesquels e...