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Situation alarmante en République démocratique du Congo

Les manifestations contre les soldats de l’ONU, chargés du maintien de la paix dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), se sont propagées de Beni à d’autres villes de la région. Les Congolais accusent la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) de ne pas avoir réussi à protéger les civils contre les attaques meurtrières des rebelles. Ces protestations violentes ont par ailleurs paralysé l’intervention des équipes médicales qui tentent de contrôler la progression alarmante du virus de l’Ebola dans la région.

Par Nora Jaafar, Publié le 27/11/2019 à 15:10, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Les violences persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo ont conduit les manifestants à attaquer les locaux d’une base de l’ONU ainsi qu’une mairie, forçant ainsi les soldats des Nations Unies à fermer les portes de la clinique de l’Ebola, où ils tentent de contrer la flambée de ce virus. Au moins 60 personnes ont été tuées ces dernières semaines, après que l’armée congolaise a lancé une offensive contre un groupe d’extrémistes, indiquent des responsables à Al Jazeera.

 

Selon le Times, les rebelles responsables des attaques contre les civils à Beni, ville où le premier attentat a eu lieu ce week-end, appartiendraient aux Forces démocratiques alliées (ADF - Allied Democratic Forces), un groupe de terroristes islamiques. La même source a souligné que l’ADF recrute et forme des enfants pour préparer des offensives contre l’armée congolaise. L’organisation extrémiste aurait également des liens avec l’État islamique, vu que l’EI a revendiqué la responsabilité de certaines attaques perpétrées par l’ADF.

 

Par ailleurs, les manifestants de Beni dénoncent l’incapacité et l’échec des soldats de la Monusco, chargés du maintien de la paix, à protéger leurs familles. En représailles, ce lundi 25 novembre, des dizaines de personnes ont incendié une base de l’ONU et une mairie, rapporte RFI. Le même jour, le directeur adjoint d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est, Seif Magango, a déclaré : « Il est scandaleux que des civils meurent jour après jour pendant que la police locale et les forces de maintien de la paix des Nations Unies restent dans leurs camps. Il est grand temps que toutes les entités chargées de la protection des civils de la RDC, dont la Monusco, prennent des mesures pour honorer leurs missions et mettre un terme à ces exécutions ».

 

Propagation vertigineuse du virus de l’Ebola

Sur Twitter, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a affirmé que les équipes d’intervention contre l’Ebola à Beni étaient « en quarantaine au milieu des tirs, des émeutes et des troubles civils, mais essayaient toujours de protéger les personnes victimes du virus ». Et d’ajouter : « Ils gèrent le suivi des patients par téléphone et guident à distance les agents de santé communautaires dans les endroits que nous ne pouvons pas atteindre », précise-t-il. « Chaque jour où nous n’avons pas accès à toutes les zones touchées par l’Ebola en RDC, nous cédons du terrain au virus, ce qui prolonge la propagation de l’épidémie. C’est une tragédie parce que cela ne fera qu’ajouter à la souffrance des communautés locales déjà accablées ».

 

Notons que la recrudescence de l’Ebola, qui a duré 16 mois dans l’est de la RDC, a tué près de 3 000 personnes, malgré le développement d’un traitement plus efficace et la vaccination de centaines de milliers de citoyens congolais. Pour sa part, le président de la RDC, Felix Tshisekedi, a toutefois déclaré, au début du mois, qu’il espère que l’épidémie d’Ebola va disparaître « complètement avant la fin de l’année » et que les efforts consentis pour combattre le virus ont commencé à porter leurs fruits. Selon l’OMS, 42 jours sans nouveaux cas d’Ebola doivent s’écouler après la dernière exposition possible à un cas confirmé pour qu’une épidémie soit officiellement déclarée terminée.

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