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La tension monte en Iran !

Des manifestations ont éclaté en Iran ces derniers jours après la décision brutale des autorités d’augmenter le prix du pétrole dans le cadre d’efforts visant à atténuer les répercussions des sanctions américaines qui paralysent l’économie du pays. Cette décision, annoncée le 15 novembre à minuit, a entraîné la mise en place d’un programme de rationnement et la réduction des subventions, faisant grimper les prix d’au moins 50 %. L'ONU et Amnesty International s'inquiètent de l'usage de la force employé pour contenir les manifestations.

Par H.L.B, Publié le 20/11/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Ces changements, explique le gouvernement iranien, visent à recueillir des fonds pour distribuer de l’argent liquide aux citoyens les plus démunis du pays, mais de nombreux Iraniens déjà aux prises avec une inflation croissante ont rapidement protesté contre cette nouvelle politique.

 

Qu’est-ce qui a été décidé ?

Le plan a été approuvé par le Conseil suprême de coordination économique, composé du Président Hassan Rouhani, du chef du pouvoir judiciaire Ebrahim Raisi et du Président du Parlement Ali Larijani. L’organisme a ainsi décidé que les véhicules à usage privé seraient limités à 60 litres de carburant par mois, tandis que le prix de l’essence augmenterait de 50 % pour atteindre 15 000 rials iraniens (0,13 dollar sur le marché libre) par litre. Tout achat de carburant en sus des rations allouées entraînera des frais supplémentaires de 30 000 rials (0,26 dollar) par litre.

 

Malgré cette mesure, l’essence reste moins chère en Iran — où se trouvent les quatrièmes réserves mondiales de pétrole brut — que presque partout ailleurs dans le monde. Bien que le peuple s’attendait à une hausse des prix, beaucoup de gens sur les réseaux sociaux ont souligné que les revenus moyens sont trop faibles pour absorber confortablement cette hausse.

 

Quelle a été la réaction des Iraniens ?

Cette nouvelle démarche a déclenché des manifestations dans les villes et les villages de l’Iran, les conducteurs abandonnant leurs véhicules sur les autoroutes et les militants bloquant les routes. Des dizaines de banques et de magasins ont été incendiés et vandalisés. En outre, plusieurs milliers de personnes ont pris part aux protestations, ce qui a incité les forces de sécurité et les autorités iraniennes à appliquer un « blocus quasi total d’Internet », révèle le service de surveillance NetBlocks.

 

Par ailleurs, au moins 11 personnes — cinq membres des forces de sécurité et six civils — ont été tuées dans les troubles, selon les chiffres recueillis par Al Jazeera. Les médias iraniens ont quant à eux rapporté, le lundi 18 novembre, que trois membres des forces de sécurité ont été poignardés à mort par des « émeutiers » près de la capitale, Téhéran, mais que les autorités n’ont pas encore annoncé le bilan officiel des morts.

 

De son côté, le groupe de défense des droits de l’homme, Amnesty International, a déclaré hier (mardi 19 novembre) qu’au moins 106 personnes avaient été tuées lors des manifestations et a accusé les autorités de mener une « répression brutale et mortelle ». Les Nations unies ont, pour leur part, appelé les autorités iraniennes à limiter le recours à la force pour disperser les militants et à respecter les droits des manifestants à la liberté d’expression et au rassemblement pacifique.


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