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500 000 Algériens au chômage suite à une campagne anti-corruption

Un demi-million de salariés algériens ont perdu leur emploi, car plusieurs entreprises, qui ont fait l’objet d’enquêtes de corruption, ont interrompu leurs activités depuis plusieurs mois. Les investigations ont porté sur des compagnies appartenant à des hommes d’affaires, connus pour leur proximité avec l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, et qui ont fini par être arrêtés. Parmi les détenus figurait l’ancien président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad.

Par Nora Jaafar, Publié le 19/11/2019 à 12:14, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Ce lundi 18 novembre, Samy Akli, actuel président du FCE, a déclaré au nom du plus grand collectif d’hommes d’affaires d’Algérie que « 500 000 travailleurs ont perdu leur emploi ces derniers mois à cause de la crise », rapporte le quotidien Algérie Éco. L’Agence Anadolu a également cité Akli en soulignant que « les secteurs de la construction et de l’irrigation du pays traversent une période difficile, car plus de 70 % des professionnels des deux secteurs ont fermé leurs entreprises ». Et d’ajouter : « Nous ne voyons aucune solution proposée par le gouvernement actuel, mais nous enregistrons des gels des comptes des entreprises en difficulté financière ». Akli a ainsi appelé au lancement d’un « plan d’urgence pour soutenir les opérateurs économiques qui licencient des travailleurs ».

 

Pour le président du FCE : « chaque pays dispose d’un système économique permettant d’attirer le plus grand nombre d’investisseurs étrangers, mais notre système économique se caractérise par l’instabilité des réglementations régissant le marché, qui a créé une méfiance à l’égard du climat des investissements ». « Aucun responsable ne peut garantir qu’une loi ne soit pas modifiée pendant 10 ans », a-t-il déploré. « Un climat d’investissement ne peut être créé sans la confiance résultant de la transparence des transactions et de la stabilité de l’arsenal juridique, loin de la bureaucratie, afin de réduire le temps perdu à obtenir les licences », a-t-il déclaré à Algérie Éco, affirmant que la délivrance en grand nombre de licences est « un délit de corruption ».

 

En effet, depuis près de 5 mois, la justice algérienne enquête sur des affaires de corruption impliquant des entreprises appartenant à plusieurs hommes d’affaires. Cette campagne anti-corruption a coïncidé avec un soulèvement populaire qui a commencé le 22 février 2019, et qui a entraîné la chute de Bouteflika et l’emprisonnement de nombreux fidèles de son régime.

 

L’armée algérienne : « Nous protégerons les libertés des gens pendant les élections »

Au début du mois de septembre, le gouvernement algérien a annoncé la levée prochaine du gel des comptes bancaires des hommes d’affaires pro-Bouteflika, impliqués dans des affaires de corruption, sans pour autant préciser quand cette démarche aura lieu. Par ailleurs, les salariés et les employés des entreprises condamnées ont protesté à plusieurs reprises, car ils n’ont pas été payés depuis des mois, indique Middle East Monitor.

 

Pour rappel, l’Algérie s’apprête à tenir des élections présidentielles le 12 décembre, malgré les contestations de l’opposition qui affirme que les conditions actuelles ne sont pas favorables à la tenue d’un scrutin. Les autorités algériennes soulignent toutefois que les prochaines élections sont essentielles pour surmonter la crise politique et économique actuelle. Cinq candidats ont d’ailleurs lancé le dimanche 17 novembre leurs campagnes électorales. Le Général Ahmed Gaid Salah, qui dirige actuellement le pays, a indiqué pour sa part que « Les instructions données aux unités de l’armée visaient à permettre aux citoyens et aux candidats de se déplacer et d’exprimer leur choix dans un climat de paix et de sécurité dans tout le pays à la veille du début de la campagne électorale ». L’armée a ainsi exhorté le peuple algérien à s’unir aux forces armées et aux différents services de sécurité afin que cette date (12 décembre) puisse marquer un nouveau départ pour l’Algérie.

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