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L'Iran accélère ses activités nucléaires

Ce mardi 5 novembre, le président iranien, Hassan Rohani, a annoncé que son pays reprendra ses activités d’enrichissement d’uranium dans son usine de Fordo, au sud de Téhéran, deux mois après s’être délivré de ses engagements vis-à-vis du programme nucléaire convenu avec la communauté internationale à Vienne en 2015.

Par Khansaa Bahra, Publié le 05/11/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Ce lundi 4 novembre, l’Iran a annoncé avoir commencé à utiliser une nouvelle série de centrifugeuses de pointe dont l’utilisation a été prohibée par l’accord de 2015. Cette démarche franchit une nouvelle limite de l’accord nucléaire et rapproche l’Iran de sa capacité à construire une bombe nucléaire. Le gouvernement iranien a longtemps expliqué qu’il était prêt à respecter de nouveau ses engagements vis-à-vis des signataires du traité si les dirigeants européens trouvaient un moyen de faire pression sur les États-Unis pour réduire les sanctions américaines sur Téhéran.

 

Et ce mardi 5 novembre, dans un discours retransmis par la télévision d’État, le président Rouhani a annoncé que, à partir de ce mercredi (6 novembre), son pays va commencé à injecter de l’uranium dans les 1 044 centrifugeuses du centre d’enrichissement d’uranium de Fordo, dont l’activité a été paralysée depuis l’entrée en vigueur de l’accord de Vienne, conclu avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, chine) et l’Allemagne. Cet accord forçait l’Iran à utiliser environ 5 000 centrifugeuses dans sa principale installation de développement nucléaire et a limité les stocks d’uranium enrichi du pays à 300 kilogrammes maximum. Depuis cet été, Téhéran a installé 60 centrifugeuses de pointe, avec l’intention d’en ajouter d’autres, et a dépassé la limite de 300 kilogrammes.

 

En effet, l’Iran a délibérément défié l’accord nucléaire depuis le retrait des États-Unis de l’accord en 2018 après avoir subi de lourdes sanctions économiques imposées par le président américain. Le Maroc a également rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran en mai 2018, affirmant que le réseau du Hezbollah, soutenu par l’Iran, fournissait des armes au Polisario.

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