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Erdogan menace de relancer son offensive si le YPG ne se retire pas

Le président turc a menacé ce vendredi 18 octobre qu’Ankara reprendrait son offensive en Syrie le mardi prochain si les forces kurdes ne se retirent pas de la « zone de sécurité », alors que les dirigeants européens dénoncent l’accord de cessez-le-feu négocié par Washington.

Par Nora Jaafar, Publié le 18/10/2019 à 15:58, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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À l’issue des pourparlers avec le vice-président américain Mike Pence jeudi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a accepté de suspendre l’offensive pendant cinq jours pour permettre aux combattants kurdes de se retirer des zones frontalières du nord de la Syrie. « Si les promesses sont tenues avant mardi soir, le problème de la zone de sécurité sera résolu. Si elles ne le sont pas, l’opération... recommencera dès que les 120 heures seront écoulées », a déclaré Erdogan aux journalistes lors d’un point presse à Istanbul. Il a déclaré que les forces armées turques vont rester dans la région « parce que la sécurité l’exige », ajoutant qu’il n’y a pas eu de problèmes jusqu’ici.

 

Cependant, les journalistes de l’AFP ont signalé, tôt ce vendredi, des tirs d’artillerie sporadiques à Ras Al-Ain, une ville syrienne au cœur du combat entre la Turquie et les forces kurdes. L’Observatoire syrien des droits de l’homme a également rapporté que cinq civils avaient été tués lors d’une frappe aérienne turque lancée contre le village de Bab Al-Kheir, à l’est de Ras Al-Ain.

 

L’UE rejette la « demande de capitulation »

Ce vendredi, le président du Conseil de l’UE, Donald Tusk, a critiqué l’offensive turque et les termes du cessez-le-feu négocié par les États-Unis, qualifiant la trêve de « non-sérieuse » et demandant à Ankara de cesser ses manœuvres contre des combattants kurdes. « Ce soi-disant cessez-le-feu n’est pas ce à quoi nous nous attendions. En fait, ce n’est pas un cessez-le-feu, c’est une demande de capitulation des Kurdes », a déploré Tusk après le sommet européen. « Nous devons réitérer notre appel à la Turquie pour qu’elle mette immédiatement un terme à son opération militaire, qu’elle retire ses forces et respecte le droit international humanitaire », a-t-il indiqué.

 

Erdogan veut rencontrer Poutine

La Turquie a lancé son offensive le 9 octobre après avoir menacé à plusieurs reprises de nettoyer la zone frontalière de « la milice des Unités de Protection du Peuple Kurde (YPG) ». Erdogan a expliqué que la « zone de sécurité » s’étendait sur 32 kilomètres de profondeur et 444 kilomètres de longueur, « pas entre Kobane et Tal Abyad ». Il a ajouté que la région entre ses villes frontalières avait été « nettoyée, “mais ce n’est pas fini. Le processus est encore en cours.”

 

Le dirigeant turc a déclaré qu’il examinerait avec son homologue russe, Vladimir Poutine, la semaine prochaine les mesures à adopter pour la création d’une “zone de sécurité” dans le nord-est du pays, ajoutant que Moscou devrait piloter les efforts pour rétablir la paix dans cette région.

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