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La course Uber-Careem relancée au Maroc

Nouvelle secousse pour le transport VTC. Alors qu’Uber avait officiellement annoncé, en mars 2019, sa volonté de racheter Careem, son principal rival dans la région MENA, pour la coquette somme de 3,1 milliards de dollars, le Conseil de la concurrence marocain s’est interposé à cette démarche suite à une plainte déposée par leur concurrent Heetch.

Par Mohamed Laabi, Publié le 19/09/2019 à 13:12, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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L’instance chargée de l’organisation d’une concurrence libre et loyale estime que cette procédure risque d’impacter les chances d’une concurrence décente et empêcher d’autres investisseurs à accéder au marché des transports marocains, rapporte en exclusivité le quotidien Akhbar Al Yaoum dans son édition du 19 septembre. Selon le journal, le Conseil de la concurrence souligne que ce dossier a besoin d’une étude approfondie et ne peut accréditer cette passation de pouvoirs.

 

En 2018, Uber avait interrompu ses activités au Maroc. La société avait dénoncé une absence de clarté sur l’intégration des applications au modèle de transport existant. « L’incertitude réglementaire actuelle ne nous permet pas de fournir une expérience sûre et fiable. Ainsi, tant qu’il n’y aura pas de vraie réforme et un environnement favorable aux nouvelles solutions de mobilité, nous sommes contraints de suspendre nos opérations », explique un communiqué d’Uber Maroc.

 

L’application VTC n’a pas été vue du bon œil par les chauffeurs des petits taxis marocains. Après de nombreuses manifestations, ces derniers en sont arrivés aux mains avec les chauffeurs d’Uber. Après le vandalisme d’un nombre considérable de leurs véhicules, Uber a pris la décision de plier bagage, mettant ainsi en péril le destin de 300 chauffeurs utilisant l’application.

 

Un marché très concurrentiel

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le retrait d’Uber du marché marocain a laissé place à Heetch, une start-up française qui s’est installée à Casablanca en novembre 2017 et à Rabat en septembre 2018. La société a ainsi signé dès sa première année un partenariat avec le syndicat national des chauffeurs de taxi relevant de l’Union marocaine de Travail (UMT). Elle réalise une très bonne entrée dans le marché (4000 chauffeurs inscrits et 200 000 passagers transportés en 2018). Plus tard, Careem prendra exemple sur Heetch, pour éviter toute éventuelle friction avec les chauffeurs des « Taxis rouges ».

 

En avril 2019, Heetch porte plainte contre Careem pour concurrence déloyale. « Careem enfreint plusieurs réglementations au risque de porter un préjudice important à son activité en exerçant sans agréments des activités réglementées comme celles de transporteur public et de transporteur touristique », avait expliqué la start-up dans un communiqué.

 

En attendant le verdict du conseil de la concurrence, la compétition entre Heetch et Careem se resserre. Crée en 2015, Careem compte 300 000 utilisateurs et 2000 chauffeurs à la fin de 2018. De son côté, Heetch affirme avoir 4000 chauffeurs et avoir effectué 600 000 courses depuis le lancement de son application. 

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