Aller au contenu principal

Montée des tensions au Moyen-Orient

Les récentes attaques contre les installations pétrolières d’Aramco, en Arabie saoudite, ont exacerbé les tensions dans le Golfe, multipliant les échanges de menaces et de représailles entre l’Iran et les États-Unis.

Par Nora Jaafar, Publié le 17/09/2019, mis à jour le 30/12/2019
Teaser Media

Ces attentats, qui ont réduit de moitié la production pétrolière saoudienne, ont ébranlé le marché mondial en provoquant une hausse des prix et en alimentant de nouvelles craintes quant au déclin économique international, déjà assombri par les incertitudes liées aux guerres commerciales menées par les États-Unis.

 

Il existe tout de même des appels à la retenue et à la reprise des pourparlers par les parties concernées dans cette région instable, car toute démarche irréfléchie pourrait provoquer un conflit armé dont les conséquences sur le Moyen-Orient et le monde entier pourraient être irréversibles.

 

Impact négatif sur l’approvisionnement mondial en pétrole

L’Arabie saoudite a annoncé samedi que les attaques de drones avaient déclenché des incendies dans deux installations pétrolières d’Aramco, notamment son usine de traitement d’Abqaiq et son champ pétrolier à Khurais, dans l’est du Royaume, qui est le premier pays exportateur de pétrole dans le monde.

 

Les explosions ont détruit des capacités de production de pétrole brut estimées à 5,7 millions de barils par jour, soit environ 50 % de la production de la compagnie, qui représente près de 6 % de la production mondiale quotidienne de pétrole brut.

 

Pour éviter une crise économique, le président américain Donald Trump a tweeté dimanche qu’il approuverait la libération du pétrole de la réserve stratégique américaine, si nécessaire, pour préserver « l’approvisionnement » du marché mondial.

 

Qui est le véritable responsable des attaques ?

Suite aux récents attentats, les États-Unis et l’Iran se sont lancés dans une guerre pour déterminer qui devrait en être tenu responsable et les deux parties se pointent du doigt, s’accusant mutuellement d’attiser les tensions au Moyen-Orient.

 

Plus tôt samedi, les rebelles Houthi alliés de l’Iran au Yémen, ont revendiqué l’attaque par 10 drones contre de grandes installations pétrolières de l’Arabie Saoudite en représailles contre « l’agression du régime et le blocus économique » de leur pays.

 

Cependant, les États-Unis ont ouvertement accusé l’Iran de ces attentats, affirmant qu’ils n’ont pas été lancés du Yémen comme les Houthis l’ont prétendu. « Au milieu de tous les appels à la désescalade, l’Iran a maintenant lancé une attaque sans précédent sur l’approvisionnement énergétique mondial. Il n’y a aucune preuve que les attaques viennent du Yémen », a tweeté samedi le secrétaire d’État américain Mike Pompeo.


Mais l’Iran a fermement rejeté les accusations américaines comme étant des « mensonges sans fondement ». En effet, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, a déclaré dimanche que les allégations américaines sont « insignifiantes et incompréhensibles dans le cadre des normes diplomatiques ». Mousavi a également affirmé que les attaques de Houthis contre des cibles saoudiennes étaient une réponse naturelle des Yéménites et de leur armée contre les « crimes » commis par la coalition menée par les Saoudiens dans leur pays ».


 

Risques d’escalade des conflits irano-américain et irano-saoudien

Les attaques contre les installations pétrolières saoudiennes ont aggravé la situation déjà tendue au Moyen-Orient, provoquée par la politique de pression maximale des États-Unis sur l’Iran, notamment l’interdiction totale des échanges pétroliers.

 

Le lundi 16 septembre, la coalition dirigée par les Saoudiens a déclaré que les premières enquêtes avaient révélé que des armes iraniennes avaient été utilisées dans les deux attaques qui ont ciblé Aramco, tout en s’abstenant de les imputer directement à l’Iran.


L’Iran reste ferme face à la menace américaine, tandis que les Saoudiens ont adopté une position prudente en évitant de blâmer toute partie pour les attaques avant la conduite d’une enquête exhaustive.

 

Par ailleurs, si un conflit éclate, les navires de guerre américains seront les premiers à être la cible des missiles iraniens, a déclaré Amir Ali Hajizadeh, commandant de la division aérospatiale du CGRI.

 

Toutefois, la recrudescence des tensions pourrait déclencher un conflit militaire au Moyen-Orient entre l’Iran et les États-Unis ou l’Arabie saoudite et engendrerait des conséquences incontrôlables sur la stabilité régionale et internationale.


 

Un dialogue constructif entre les parties concernées pour contrer de nouveaux conflits

Le comité international s’est déclaré préoccupé par la montée des tensions dans le Golfe à la suite des attaques contre l’approvisionnement pétrolier saoudien, tout en appelant à la retenue et au dialogue pour résoudre la crise.

 

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a condamné dimanche les attaques contre les installations pétrolières saoudiennes, et a exhorté « toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à prévenir toute escalade dans un contexte de tensions accrues ».

 

Selon les experts, que les attaques d’Aramco soient le fait des rebelles Houthi ou de l’Iran, elles sont liées aux sanctions infligées par les États-Unis à Téhéran, qui doit adopter des promptes mesures pour forcer Washington à céder.

Mesures sanitaires : une actualisation chaque 2 semaines

La situation épidémiologique au Maroc est maîtrisée, a affirmé ce jeudi le chef de l'exécutif, Saad Dine El Otmani, lors de l'ouverture de la réunion hebdomadaire du Conseil de gouvernement. El Otm...

Le Maroc réagit à la résolution du Parlement européen

Le Maroc a réagi à la résolution adoptée ce jeudi à Strasbourg. Dans un communiqué, la diplomatie m...

Parlement européen : la résolution contre le Maroc votée

Le Parlement européen a rendu ce jeudi son verdict concernant le projet de résolution contre le Mar...

Le Parlement européen adopte la résolution hostile au Maroc

Le Parlement européen vient d'adopter le projet de résolution RC9-0349/2021 sur la "violation de la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant et utilisation de mineurs par les autor...

Maroc-Hongrie : signature de 10 accords de coopération

Ce mercredi 9 juin au siège du ministère des Affaires étrangères à Rabat, Péter Szijjártó, le ministre hongrois des Affaires étrangères, a été reçu par son homologue marocain Nasser Bourita. Lors de c...

Nouvelle interview de Abdelmadjid Tebboune et nouvelle attaque contre le Maroc

Dans une interview accordée à Al Jazeera, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré que son pays n’a aucun problème avec le Maroc, mais «c’est le Maroc qui a un problème avec [nous]». Inter...