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Budget 2020 : Les entreprises attendent un cap clair

Cette année, la préparation de la loi de finances intervient après la tenue des assises de la fiscalité. C’est dire que les attentes seront nombreuses. Les opérateurs économiques qui discuteront de l’entrepreneuriat à l’Université d’été de la CGEM vendredi et samedi prochain auront également la tête aux discussions avec le gouvernement pour faire aboutir leurs doléances. Les principales demandes des entreprises vont dans le sens d’une baisse de la pression fiscale pour elles-mêmes et pour les salariés.

Par J.R.Y, Publié le 11/09/2019, mis à jour le 30/12/2019
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L’Université d’été de la CGEM se déroulera vendredi et samedi prochain autour d’un thème principal : l’entrepreneuriat. En pleine réflexion sur le nouveau modèle de développement, c’est l’un des sujets sur lesquels l’on a besoin de davantage d’actions pour libérer le potentiel des jeunes.

 

En plein mois de septembre, les discussions sur la prochaine loi de finances occupent aussi les opérateurs économiques. Si l’on a quelques idées sur les requêtes que va défendre le patronat, encore faut-il que tout le monde soit sur la même longueur d’onde au sein de la confédération. Ces derniers mois ont révélé de fortes tensions au sein de l’équipe dirigeante de la CGEM.

 

Baisser la pression et élargir l’assiette fiscale

La principale nouveauté aujourd’hui est que la préparation de la loi de finances intervient après les assises sur la fiscalité et que le gouvernement doit donner un cap suffisamment clair. Les principales demandes des entreprises vont dans le sens d’une baisse de la pression fiscale pour elles-mêmes et pour les salariés. Le patronat va ainsi négocier une baisse du taux marginal de l’impôt sur les sociétés. L’idée est de le ramener en dessous de 31 %. Pour rappel, les institutions financières sont soumises à un taux de 37 %. Selon les indiscrétions, la CGEM négocierait une baisse du taux de droit commun autour de 28 %. Pour les salariés, l’objectif est aussi de réduire les taux d’imposition pour leur octroyer un peu plus de pouvoir d’achat. Les salaires représentent 73 % des rentrées de l’impôt sur le revenu. La dernière réforme du taux de l’IR remonte à 2010, année durant laquelle le taux marginal avait été réduit de 2 points passant de 40 à 38 %. Aux assises, la CGEM avait soutenu entre autres, la déduction de la base imposable des frais de scolarité auprès d’institutions privées. Il avait aussi plaidé la déduction des contributions aux contrats d’assurance vie pour les non-salariés.

 

Avec une marge de manœuvre budgétaire restreinte, les arbitrages seront difficiles. Aujourd’hui, l’élargissement de l’assiette de l’impôt est primordial pour baisser la pression fiscale. Il faudra donc renforcer le travail sur l’intégration du secteur informel. Plus il y aura de contributeurs, plus le gouvernement aura plus d’arcs à sa corde et alléger la pression sur les salariés notamment.


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