FAO : les prix des produits alimentaires ont augmenté de 12,6%

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L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié, le 8 avril, l’Indice mensuel des prix des denrées alimentaires, montrant une forte hausse par rapport au mois de février. En effet, il a augmenté de 12,6% pour atteindre 159,3 points en mars, par rapport à une base de référence de 100 points pour la moyenne corrigée de l’inflation de 2014-2016. D’ailleurs, la FAOsouligne que l’indice a grimpé de «17,9points (12,6%) par rapport au mois de février et atteint son plus haut niveau depuis sa création en 1990». Pour la FAO, la hausse enregistrée s’explique par les niveaux records atteints par les sous-indices des céréales, des huiles végétales et de la viande, ainsi que par l’augmentation de ceux des produits laitiers et du sucre.
Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la flambée des prix des produits agricoles s’est aggravée, en mettant en péril la capacité d’importation des pays les plus vulnérables. Considérés comme deux géants céréaliers, le conflit entre les deux pays a entraîné des répercussions sur les marchés mondiaux. Il a également mis en évidence les interdépendances mondiales sur le plan agricole.
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Prix des céréales: une augmentation sans précédent!
Concernant le prix des céréales, l’Indice FAO a enregistré, en mars, une hausse de 17,1% par rapport à février. Cela est dû aux fortes hausses des prix du blé et de toutes les céréales secondaires à cause de la guerre en Ukraine. «La Fédération de Russie et l’Ukraine, à elles deux, représentaient environ 30% des exportations mondiales de blé et 20% des exportations mondiales de maïs ces trois dernières années», souligne l’organisation. Elle ajoute également que «les prix mondiaux du blé ont grimpé de 19,7% pendant le mois, des craintes concernant les conditions de culture aux États-Unis d’Amérique ayant accentué la hausse».
En outre, les prix dumaïs ont enregistré une progression mensuelle de 19,1%, d’après l’organisation. Il s’agit, encore une fois, d’un niveau record, à l’instar de l’orge et du sorgho. Par contre le prix duriz n’a pas connu de hausse. Bien au contraire, il reste à un niveau inférieur de 10%, comparé à celui enregistré un an auparavant.
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Produits laitiers: une hausse de 23,6% par rapport à 2021
L’Indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré, le mois dernier, une valeur moyenne de 145,2 points, soit 2,6% de plus qu’en février. Il s’agit, dans ce cas, d’une hausse de 23,6% de plus que sa valeur comparée à l’année 2021. L’augmentation recensée s’explique par le «resserrement des marchés mondiaux dû à une production de lait insuffisante en Europe de l’Ouest et en Océanie pour satisfaire la demande mondiale», indique la FAO.
En raison de la flambée des demandes à l’importation, les cours du beurre et du lait en poudre ont bondi. Cela est dû à la demande interne en Europe de l’Ouest, ainsi que sur les marchés asiatiques. Néanmoins, il y’avait une limitation de l’offre sur les marchés du fromage car «la demande interne a été forte en Europe de l’Ouest. La valeur de l’indice a toutefois légèrement fléchi, sous l’effet des fluctuations des taux de change», selon la même source.
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+23,2% pour les huiles végétales: le nouveau record inquiétant
Pour les huiles végétales, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a grimpé de 23,2% en raison de la hausse des cours de l’huile de tournesol, dont le premier exportateur mondial est l’Ukraine. «Les cours internationaux de l’huile de tournesol ont considérablement augmenté en mars, en raison d’une diminution des disponibilités exportables due au conflit qui se déroule actuellement dans la région de la mer Noire», annonce l’Organisation. De plus, les prix des huiles de soja, de palme et de colza ont enregistré également une augmentation marquée, due à la hausse des prix de l’huile de tournesol et du pétrole brut.
In fine, les prévisions de la FAO indiquent que les stocks mondiaux de céréales à la clôture de la campagne de 2022 devraient augmenter de 2,4% en raison d’un accroissement des stocks de blé et de maïs en Russie et en Ukraine. Le rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial devrait s’établir à 29,7% en 2021-2022, un niveau légèrement en dessous de celui de l’année précédente, mais «une offre encore relativement confortable», selon laFAO.
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