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Guerre civile en Libye : facteurs, acteurs et conséquences

La Libye subit des conflits et des violences depuis la guerre civile de 2011 qui a renversé et plus tard tué le dictateur de longue date Mouammar Kadhafi.

Par Nora Jaafar, Publié le 16/07/2019 à 13:02, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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L’Est contre l’ouest

Le pays est dirigé aujourd’hui par un gouvernement internationalement reconnu — le gouvernement d’union national (GNA) — qui a été formé par l’ONU en 2016 dans le but de stabiliser le pays après le Printemps Arabe.

 

Le nouveau gouvernement, dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj, opère depuis la capitale Tripoli, dans le nord-ouest du pays.

 

Mais l’est et certaines parties du sud, riches en pétrole, sont contrôlés par un gouvernement parallèle soutenu par l’Égypte, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis et dirigé par le Géneral Khalifa Haftar.

 

Haftar a obtenu ce soutien grâce à sa lutte contre les groupes islamistes en Libye, notamment les Frères musulmans.

 

En avril dernier, le militaire de 75 ans a ordonné à ses forces d’attaquer Tripoli afin de renverser la GNA et de prendre le contrôle du pays.

 

L’offensive qui a suivi a entraîné la mort de centaines de personnes et a plongé le pays dans une guerre civile sanglante.

 

Cette situation a également engendré un conflit d’intérêts plus profond pour les États qui soutiennent officiellement le GNA mis en place par l’ONU et qui, en arrière-plan, ont tissé des liens avec Haftar pour plusieurs raisons, notamment sa position sur les islamistes, la puissance pétrolière de la région qu’il contrôle et sa volonté de préserver des relations solides dans la région.

 

Réaction de la scène mondiale face à la guerre civile en Libye

Suite aux attentats meurtriers du centre de détention de migrants dans le nord-ouest de la Libye, le mardi 2 juillet, le Conseil de sécurité de l’ONU (CSNU) a tenu le 4 juillet dernier une réunion qui n’a pas réussit à abouti à une condamnation internationale.

 

Les attentats, qui ont fait des dizaines de morts, ont été imputés au commandant militaire Khalifa Haftar et à son Armée nationale libyenne (LNA).

 

L’AFP a rapporté que le projet de déclaration envoyé aux membres du Conseil de sécurité pour approbation condamnant l’attaque et appelant à un cessez-le-feu immédiat a été bloqué par les États-Unis.


La mission de soutien de l’ONU en Libye a également condamné l’attaque, allant même jusqu’à affirmer que « c’est un crime de guerre ».

 

Les victimes étrangères du conflit libyen

Le Consulat général du Maroc en Tunisie a entamé, le 12 juillet, le processus de rapatriement des dépouilles des Marocains morts lors des frappes aériennes qui ont frappé le centre de détention de Tajoura au début du mois.

 

Une déclaration du Consulat général a précisé qu’il avait entamé le processus en collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Le Délégué du Ministère chargé des Marocains Résidant à l’Etranger (MRE) et des Affaires de Migration est également impliqué dans l’opération.

 

En coordination avec le Croissant-Rouge libyen, le Consulat général continue de surveiller la situation des ressortissants marocains blessés dans les attentats. Dès leur récupération, le consulat s’occupera de leur transport vers le Maroc.

 

Réitérant ses condoléances aux familles des victimes, le Consulat général les a invitées à contacter l’une des deux cellules de crise du Ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale (00212613500678) et le Consulat général du Maroc en Tunisie (0021698765801).

 

Au total, 18 citoyens marocains étaient présents au centre au moment de l’attentat. Les rapports préliminaires estiment le nombre de ressortissants marocains décédés à 10. En plus, 8 autres ont été grièvement blessés et 3 sont toujours portés disparus.

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