Affaire MoroccoTech : l’Apebi sort enfin de son silence

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Le lancement de la marque MoroccoTech, qui devait consacrer les efforts du Maroc en termes de promotion et de développement de la digitalisation, s’est très vite transformé en une vive polémique. En effet, au lendemain de ce démarrage, des informations ont été relayéessur l’échec de l’enregistrement de cette nouvelle marque auprès de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) et le débat engendré suite à l’enregistrement de son nom de domaine.
Ce mardi, la Fédération des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring (Apebi), impliquée dans cette affaire, a enfin livré des explications officielles. Le retour de la fédération fait suite à la réunion qu’elle a tenue, mercredi 26 janvier, avec l’ensemble de ses instances de gouvernance ainsi que le Conseil des sages, qui rassemble les anciens présidents de la fédération. L’objectif de cette rencontre était de définir les actions à entreprendre au sujet de ce dossier.
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Les précisions de l’Apebi
Premièrement, l’Apebi affirme que la marque MoroccoTech a bien été transférée au ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration auprès de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC). Elle explique que «le portail de MoroccoTech est en chantier», et insiste sur le fait qu’«il n’est pas à confondre avec la “landing page” dédiée à l’événement de lancement».
Selon le communiqué de la fédération, il ne faut pas négliger la crédibilité de cette dernière ni sa disposition à accepter la critique. Toutefois, l’Apebi «condamne les attaques et les injures à l’encontre des personnes, et ce, quelle qu’en soit l’origine et la cible. Elle condamne ainsi les propos diffamatoires dont a fait récemment l’objet son président et son vice-président». La même source souligne que le vice-président de l’Apebi, Mehdi Alaoui, chargera d’ailleurs son avocat, «à titre personnel, pour prendre les mesures nécessaires suite aux attaques dont il a été l’objet».
S’agissant de MoroccoTech, le communiqué précise que c’est une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’actions engagées avec plusieurs parties prenantes pour assurer le développement du secteur des technologies de l’information et de la communication. Ainsi, le travail lié à ce projet va se poursuivre afin de «renforcer son contenu» et «accélérer l’exécution de son plan d’action».
Par ailleurs, l’assemblée générale (AGO) de l’Apebi, prévue pour le 3 févrieret qui était censée désigner un nouveau président, a été reportée «à une date qui n’ira pas au-delà du 31 mars 2022». D’après la fédération, à la lumière des derniers développements, ses instances «ont estimé que les conditions pour la tenue d’une assemblée générale ordinaire élective, apaisée et sereine, qui renforce la crédibilité et l’unité de l’association, ne sont pas réunies».Ainsi, ce report permettra la mise en place d’une nouvelle procédure électorale avec notamment la possibilité de déclaration de nouvelles candidatures pour les postes de président et de vice-président, ainsi que pour les autres mandats électifs, fait savoir le communiquer. Et d’ajouter : «cette période électorale offrira à tous les membres l’occasion de prendre connaissance de manière sereine, les réalisations du mandat, ainsi que les programmes des futurs candidats».
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Comment cette affaire a-t-elle commencé ?
Le lendemain du lancement du projet MoroccoTech, des sources médiatiques ont révélé que la marque « MoroccoTech »avait été jugée «irrecevable» par l’OMPIC. Par la suite, plusieurs interrogations ont été soulevées à ce sujet, notamment les raisons de cette irrecevabilité et du retard de dépôt de cette marque (début janvier 2022), dont on parlait pourtant depuis octobre 2021. Selon le président de l’Apebi, l’urgence des délais a forcé la fédération à agir rapidement avant l’événement du 14 janvier. Il a ainsi confié à nos confrères de TelQuel : «nous avons entendu que la dénomination MoroccoTech commençait à circuler, ce qui est normal au vu de la multitude des parties prenantes à la préparation du projet. Il fallait donc laprotéger».
Et d’ajouter : «la personne qui travaille au sein de l’Apebi s’est trompée de case en remplissant le formulaire de l’OMPIC, d’où la décision de celui-ci d’invalider la demande».
Concernant l’enregistrement du nom de domaine auprès d’OVH France, Mehdi Alaoui a indiqué: «il fallait agir vite et sécuriser le nom pour ne pas se retrouver bredouille. Ce nom de domaine a été redirigé chez le prestataire technique marocain, Capital Partners,organisateur de l’événement, qui s’est chargé du développement de la landing page». Enfin, ce dernier a soutenu que c’est également en raison d’un manque de temps que la réservation du nom de domainen’a pas été effectuée par l’Apebi.
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