Temps de lecture : 6 minutes


Covid-19 : Omicron s’installe au Maroc à la veille d’une nouvelle vague

Temps de lecture : 6 minutes

Catégorie Société , Gros plan

Temps de lecture : 6 minutes

Le ministère de la Santé a annoncé ce mardi soir l’enregistrement de 28 cas confirmés et de 46 cas suspects du nouveau variant Omicron. En parallèle, le bilan bimensuel fait état d’une hausse de 50% du nombre de cas positifs au cours de ces quinze derniers jours. Tout porte à croire que la courbe épidémiologique va connaître une courbe de plus en plus ascendante durant les prochains jours.

Temps de lecture : 6 minutes

L’annonce a été faite ce mardi soir par le ministère de la Santé. Omicron a bel et bien démarré sa propagation au Maroc. 28 cas ont été détectés entre le 15 décembre, date du premier cas de contamination et le 21 décembre courant. Les 28 cas sont répartis comme suite : 13 cas dans la région de Casablanca-Settat, 11 cas dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, et quatre cas dans la région de Fès-Meknès. De plus, 46 probables cas de contamination au nouveau variant sont en cours de confirmation, dont 14 dans la région de Marrakech-Safi.



Si le couvre-feu de minuit à 6h du matin a été acté pour le 31 décembre prochain, de nombreuses mesures ont également été prises dans quelques villes du royaume. À Tanger, les cafés, bars et restaurants ont été priés de fermer leurs portes de minuit à 6h du matin dès ce mardi 21 décembre.



Aussi, le lycée Abi Dar Al Ghafari, au quartier Yaakoub Al Mansour à Rabat a fermé ses portes après la détection d’un foyer infectieux. Huit élèves ont contracté le coronavirus et seraient asymptomatiques. L’établissement scolaire fermera ses portes pendant 15 jours le temps que les analyses déterminent s’il s’agit du variant Delta ou de celui d’Omicron.



 



Hausse de 50% des cas positifs en 15 jours



Le bilan bimensuel présenté ce mardi par Mouad Mrabet, coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au département de la Santé, fait état d’une hausse de 50% des cas positifs au cours des 15 derniers jours. De l’autre côté, les taux de létalité et des cas admis en réanimation et aux soins intensifs sont restés stables (1,6% taux de létalité et 98 cas en réanimation).




Lire aussi : Omicron : des jours sombres attendent le Maroc




Le responsable a aussi fait remarquer que 1.332 cas ont été recensés la semaine dernière, soit le bilan le plus important durant la phase intermédiaire ayant suivi la vague delta.



 



Une dominance d’Omicran sur Delta dans 4 à 5 semaines



Selon le professeur Azeddine Ibrahimi, membre du Comité national technique et scientifique consultatif de vaccination, le compte à rebours de la propagation du variant Omicron a commencé. Ibrahimi soutient que la pleine dominance d’Omicron sur le variant Delta s’établira dans quatre à cinq semaines.



Afin d’y faire face, professeur Ibrahimi appelle à accélérer la prise de la dose de rappel, qui est le seul moyen pour faire face à cette souche. Il a également appelé à «favoriser le télétravail» et «penser à prolonger les vacances interscolaires d’une semaine supplémentaire afin de gagner du temps pour développer une vision claire des choses».



«Le fait de parier que le variant Omicron ne sera pas dangereux est un pari risqué», souligne le professeur Ibrahimi dans un post publié sur son profil Facebook. Il a tout de même affiché son optimisme quant aux échéances à venir. «Je suis optimiste quant à nos chances de faire face à cette nouvelle épreuve, car je crois en notre intelligence collective durant cette période de troubles. Que Dieu nous protège tous», souligne-t-il.

 







De son côté, Tayeb Hamdi, chercheur en politiques et système de santé, souligne que l’accélération de la vaccination et le respect des mesures de prévention sont l’unique moyen pour éviter des restrictions de longue durée.



Selon le scientifique, bien qu’il soit 30% à 50% moins virulent et agressif que les autres souches de la Covid-19, le variant Omicron est jusqu’à trois fois plus contagieux et plus résistant aux vaccins. «Ces éléments laissent supposer que le nombre des contaminations sera plus important, ce qui entrainera plus de cas graves et de décès et exercera une pression importante sur les hôpitaux», dit-il.




Lire aussi : Omicron domine et l’OMS table sur 2022 pour vaincre la Covid-19




Tayeb Hamdi indique également que le taux de protection contre l’Omicron avoisine 30% chez les personnes ayant reçu deux doses du vaccin, tandis que le taux de protection contre les cas graves atteint 70% chez les personnes vaccinées par rapport aux non-vaccinées. Il a également relevé que la 3e dose renforce de 80% la protection contre la contamination au nouveau variant et protège à 90% contre ses formes graves.



 



Vaccination et respect des mesures barrières



Professeur Hamdi appelle à l’accélération de la prise de doses de vaccins et le respect des mesures barrière individuelles et collectives (masques, distance physique et sociale, aération continue des endroits fermés, lavage des mains, etc.).



«Le Maroc peut éviter des mesures restrictives de longue durée imposées par le risque de la propagation du nouveau variant Omicron, et ce, par l’accélération de la vaccination, en l’occurrence la distribution de la troisième dose, ainsi que par le strict respect des mesures préventives individuelles et collectives», dit-il. Et de conclure : «Protégeons-nous, nos familles et notre système de santé. Aidons notre pays à éviter la prise de mesures plus sévères et prolongées, en accélérant la prise du vaccin et de la dose de rappel et en respectant les mesures préventives».



Rappelons enfin qu’en termes d’évolution de la campagne de vaccination, cette dernière a connu une légère hausse ces deux dernières semaines. Le taux de primovaccinés est désormais établi à 69,9%, contre 65,2% pour la deuxième dose et 6,5% pour la troisième.


Vague de froid : les habitants de certaines régions en difficulté

Vague de froid : les habitants de certaines régions en difficulté

Le Maroc fait face à une vague de froid intense qui touche plusieurs régions. La baisse des températures a un impact dévastateur sur les populations des zones reculées, où les rude…
Khalid Aït Taleb

Réforme de la santé : Aït Taleb rassure

Invité dimanche de l’émission "Décryptage" diffusée par la radio MFM, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Khalid Aït Taleb, a répondu en direct, deux heures durant…
Grippe saisonnière : le citoyen inquiet

Grippe saisonnière : le citoyen de plus en plus inquiet

La grippe saisonnière inquiète tout le monde autant que la Covid-19. À l’échelle nationale, plusieurs citoyens ont affirmé présenter des symptômes grippaux plus sévères que d’habit…
Concours du barreau : Ouahbi entre le marteau et l’enclume

Concours d’accès au barreau : Ouahbi entre le marteau et l’enclume

Après sa déclaration provocatrice, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a provoqué un tollé. L’acharnement médiatique contre lui a commencé lorsqu’il a répondu à un journa…
Forum de la MAP : Ouahbi s'explique sur la polémique du concours d’accès aux barreaux

Concours d’accès aux barreaux : les explications de Ouahbi

Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, était, mardi 24 janvier, l'invité du Forum de la MAP, qui s’est tenu sous le thème "Code pénal : les enjeux de la réforme". Cette renc…
Grand froid : à la rescousse des zones enclavées

Grand froid : à la rescousse des zones enclavées

Sur instructions royales, la Fondation Mohammed V pour la solidarité a mis en place l’action solidaire "Grand Froid" dans les zones les plus touchées par la vague de froid inhabitu…
Le Maroc séduit toujours les retraités français

Le Maroc séduit toujours les retraités français

Même si la Grèce et le Portugal sont les nouvelles destinations favorites des Français à la recherche d'un supplément de qualité de vie, le Maroc conserve ses adeptes. Le Royaume a…
Stress hydrique : les dernières pluies sauveront elles la donne ?

Stress hydrique : les avantages et les inconvénients de la vague de froid

La sécheresse est l'un des principaux défis auxquels le Maroc est confronté. Ces derniers mois, la hausse des températures et la pénurie des précipitations, provoquées par le chang…